Limousin : un référentiel pédologique

Publié le 15/12/2017

Agriculture > Cultures >

Pédologie. Vingt années de travail, un budget final dépassant le million d’euros, le référentiel régional pédologique du Limousin au 1/250 000 est terminé et des valorisations lui ont déjà été trouvées.

Une bonne connaissance des sols, de leur répartition et de leurs caractéristiques est devenue nécessaire pour faire face aux enjeux de préservation de cette ressource pour l’activité agricole mais aussi pour les écosystèmes. C’est en 2002, avec la mise en place du réseau métaux lourds qualité des sols avec l’Inra que les trois Chambres d’agriculture du Limousin recrutent chacune un pédologue. Elles décident deux ans plus tard de réaliser une carte des sols du Limousin à l’échelle du 1/250 000. Les travaux démarrent vraiment en 2006, mais dans la région les recherches minières et les travaux du sol, avec principalement le drainage, avaient déjà permis d’acquérir de nombreuses données.

Voici la carte du référentiel pédologique du Limousin qui apparaît sur le site www.limousin.nosterritoires.fr. La mosaïque de couleurs correspond aux 329 UCS répertoriées qui sont consultables en cliquant sur la carte.

Lire la suite

« Le vrai problème est budgétaire »

Publié le 14/12/2017

Agriculture > PAC >

Entretien. Pour Jean-Paul Denanot, le projet présenté par la Commission reviendrait à renationaliser la Pac. Plus qu’une orientation politique, il y voit une fuite en avant face à la réduction du budget de l’Europe.

• Quelle est votre interprétation de le communication de la Commission européenne sur la Pac ?

Jean-Paul Denanot : C’est une tentative de renationalisation de la Pac. Phil Hogan s’en est défendu quand il est venu devant la commission agricole (NDLR du Parlement européen). Mais j’ai traduit sa proposition comme celle d’un PDR (Plan de développement rural) élargi. Ce seraient les États voire les régions, il ne l’a pas explicité, qui mèneraient à bien ces plans. Ce seraient des objectifs européens avec une traduction nationale. On peut considérer que ça part d’une bonne idée parce que les agricultures nationales sont différentes les unes des autres mais, au final, chaque État déciderait des mesures qu’il choisirait et ce serait la mort de la politique agricole commune.

L’idée de simplification, on est d’accord. Mais simplifier pour rendre aux États, ce n’est pas la bonne formule. C’est la seule politique européenne véritablement intégrée et il serait dommage que cette politique commune devienne une addition des politiques des États. C’est une tendance aujourd’hui de faire en sorte que l’Europe soit une addition d’États parce que chacun d’eux veut exiter devant son opinion publique mais on ne construit pas comme ça une Europe solidaire et citoyenne.

Les politiques de cohésion (programmes Feder et FSE) sont déjà menacées par le cofinancement entre l’Europe et les États. Sur le Feader, il y a déjà des confinancements et l’idée de Phil Hogan c’est de transformer le premier pilier à l’image du second.

Lire la suite

Marché de Noël des producteurs et artisans, c'est parti !

Publié le 08/12/2017

Agriculture >

Le marché de Noël des producteurs et artisans a ouvert ses portes place de la Motte à Limoges.

Du 08 au 24 déc. de 09h30 à 19h
Nocturnes les vendredis & samedis jusqu'à 20h

Ouvert les dimanches 10 et 17 déc.
Fermeture le dimanche 24 déc. à 18h

Lire la suite

Un meilleur débit en cadeau de Noël

Publié le 04/12/2017

Ruralite > Numérique >

Numérique. Limoges Métropole a investi 1,5 million d’euros pour réduire la fracture numérique et conduire des opérations de montée en débit internet sur 7 communes.

En janvier 2018, près de 2 400 foyers de Limoges Métropole auront connu une hausse significative de leur débit internet. L’opérateur historique Orange, qui a préempté la zone en 2013 (hors Couzeix et Chaptelat qui n’avaient pas encore rejoint l’agglo) et qui déploie, en ce moment mais selon son calendrier, la fibre optique jusque chez l’abonné (Ftth), avait fait savoir aux communes les plus excentrées que la fibre ne serait pas pour tout de suite... (Orange dispose d’une date limite de déploiement, 2022, mais aucune sanction n’est prévue en cas de manquement.)

Lire la suite

Y aura-t-il du cardon à Noël ?

Publié le 01/12/2017

Agriculture > Cultures >

La richessse nutritionnelle du cardon en fait un allié de choix contre les rigueurs de l’hiver. À Lyon, il est incontournable sur les tables des fêtes.

Originaire du bassin méditerranéen (Turquie, Afrique du Nord), le cardon est un membre de la famille des astéracées comme l’artichaut et le chardon sauvage. Il est adapté aux conditions de culture arides ou semi-arides mais s’est répandu dans toute l’Europe et est considéré comme plante envahissante sur le continent américain.

Le cardon ne se consomme que cuit. Ses côtes sont blanchies avant d’être cuisinées. Il fait partie du patrimoine culinaire de la région lyonnaise et, en France, est principalement cultivé en région Rhône-Alpes. Les cardons à la lyonnaise sont cuits avec des os à moelle et font partie du menu classique des bouchons. La récolte s’échelonne durant tout l’automne et le cardon est traditionnellement présent sur les tables des fêtes de fin d’année dans cette région. À Vaulx-en-Velin, considérée comme la capitale de ce légume, il est l’objet d’une fête annuelle qui se tient au début du mois de décembre et attire 5 000 convives pour le repas autour de cette spécialité locale.

Lire la suite

Des courges toxiques

Publié le 30/11/2017

Agriculture > Cultures >

Les différences entre les courges doivent être considérées avec attention. Certaines de ces cucurbitacées peuvent causer un empoisonnement.

Présentes sur les étals des marchés et dans les potagers dès le début de l’automne, les courges offrent une grande diversité de formes, de couleurs et d’usages. Leur retour en grâce a sans doute fait oublier à certains qu’elles ne sont pas toutes comestibles. En cinq ans, les centres antipoisons français ont enregistré 176 dossiers d’empoisonnement aux courges qui concernaient 353 personnes.

Les causes de ces empoisonnements sont diverses. Il y a tout d’abord la méconnaissance de ces végétaux. Pour nombre de consommateurs, une courge est une courge et toutes vont dans la soupe. Malheureusement, certaines d’entre elles contiennent des toxines, les cucurbitacines. Or, celles-ci sont très irritantes pour le système digestif : elles provoquent vomissements, diarrhées voire vertiges, palpitations et déshydration. Parmi les cas signalés aux centres antipoisons, il n’y a eu aucun décès mais des hospitalisations ont été nécessaires pour les personnes les plus fragiles.

Lire la suite

Glyphosate : lettre ouverte au président de la République

Publié le 30/11/2017

Agriculture > Cultures >

Monsieur le Président,

Après plusieurs mois de palabres à coup d’expertises scientifiques contradictoires, systématiquement fourbies par des lobbys radicalement opposés, les États membres viennent de valider la proposition de la Commission européenne d’homologuer pour 5 nouvelles années le glyphosate.

Nous avons tous conscience que la voie d’avenir, pour notre santé et celle des consommateurs, est une diminution progressive de l’usage des phytopharmaceutiques. Nos structures de développement et de conseil y travaillent au quotidien depuis plus de 10 ans avec des résultats probants mais également quelques impasses techniques qui mettront du temps à être levées.

Ainsi la question du délai qui nous est donné a une réelle importance. S’il n’est pas évident que 5 ans soient pleinement suffisants, nous sommes totalement mobilisés pour relever ce défi.

Au lendemain de votre élection, lors de votre venue sur notre département, nous avions beaucoup apprécié votre souhait d’arrêter la surtransposition des normes européennes en droit français. Aussi votre choix d’un arrêt sous 3 ans de l’usage du glyphosate en France nous est incompréhensible. À l’heure d’une concurrence exacerbée entre producteurs des différents pays, vous devez être conscient que l’enchérissement, même minime, des coûts de production ne saura être compensé par les prix de vente. Or il est acté que tout arrêt anticipé du glyphosate aura comme conséquence immédiate soit une baisse des rendements soit le recours à des alternatives plus coûteuses, et d’ailleurs pas nécessairement plus saines. Cette contrainte viendra s’ajouter à d’autres distorsions majeures auxquelles nous faisons face au quotidien, au nombre desquelles : le coût du travail, l’imposition, la règlementation environnementale ou encore la réglementation Pac.

Votre ambition européenne est louable et porteuse d’espoir. Aussi nous considérons qu’un premier acte concret en la matière serait de respecter cette décision des États membres, afin que sur ce point, qui en appellera d’autres, les agriculteurs français soient traités à l’égal de leurs collègues européens.


Jean-Marie Delage, président de la Chambre d’agriculture de la Haute-Vienne
Hervé Forestier, président de Natéa
Jérôme Gourcerol, président de JA 87
Emmanuel Rabaud, président de la FDSEA 87

Lire la suite

Limoges et son territoire vont passer à côté des assises de la Mobilité

Publié le 17/11/2017

Ruralite > Transports >

Assises de la Mobilité. Après la parution du rapport Delebarre sur « l’accessibilité du Limousin et des territoires limitrophes », les assises de la Mobilité doivent permettre de dégager les grandes priorités du territoire mais les élus avancent en ordre dispersé. Un plan d’investissement public, détaillé région par région, va pourtant découler de ces assises, comme l’avait annoncé le président de la République lors de son passage en Haute-Vienne.

Les assises de la mobilité ont été officiellement lancées le 19 septembre. Dans son discours, la ministre chargée des Transports, Élisabeth Borne, assurait  : « Ce que nous voulons faire à travers ces assises, c’est d’abord écouter et débattre. (...) C’est reconnaître également que nous n’avons pas su répondre à tous les besoins de toutes les populations ni de tous les territoires. Et pour cela nous devons écouter les Français et leurs représentants. »

En Nouvelle-Aquitaine, trois réunions ont été organisées : une à Bordeaux sur la problématique métropolitaine; une à Confolens, axée sur territoires ruraux; une à Niort concernant les villes moyennes et périurbaines.

Lire la suite

Carte grise et permis obligatoirement en ligne à partir du 6 novembre

Publié le 07/11/2017

Ruralite >

Dématérialisation. À partir du 6 novembre, pour les démarches de carte grise et de permis de conduire, il faudra cliquer. Les guichets traditionnels seront fermés.

Deux postes informatiques sont installés depuis plusieurs semaines à la préfecture de Limoges : ils permettent à ceux qui le souhaitent de remplir différentes démarches, comme une demande de carte grise ou de permis de conduire. Le hall d’attente est pourtant plein. « Les gens n’ont pas encore pris l’habitude d’utiliser ce service », explique-t-on du côté des services de l’État, quelques jours avant… la disparition des guichets.

À partir du 6 novembre, il ne sera plus possible de trouver un guichet classique ouvert à la préfecture : il faudra faire sa démarche en ligne. « Immatriculer sa voiture, ce n’est pas comme acheter un bouquin ou un vêtement sur un site de e-commerce, explique Raphaël Le Méhauté, préfet de la Haute-Vienne. Nous avons des enjeux de sécurité. Mais l’État se modernise et les habitants recourent de plus en plus à internet, nous devions proposer ce service, plus simple et plus efficace. »

Cette fermeture ne devrait concerner que 10 % des démarches d’immatriculation du département, « à 90 %, ce type de démarche est déjà fait par le biais des garages automobiles ou des tiers habilités ». Et pour les permis de conduire, les demandeurs sont jeunes et donc beaucoup plus connectés et adeptes de nouvelles technologies que leurs parents.

Lire la suite

L'interdiction du glyphosate remettrait en cause les méthodes de l’agriculture de conservation

Publié le 28/09/2017

Agriculture > Cultures >

De la cohérence

"La FDSEA de la Haute-Vienne a toujours défendu l’idée de trouver un équilibre entre l’économie, le social et l’environnement. Depuis de longues années des groupes d’agriculteurs réfléchissent et innovent pour travailler les sols tout en les préservant pour avoir une agriculture durable. La recherche d’autonomie alimentaire pour les exploitations de polyculture-élevage passe le plus souvent par des techniques culturales simplifiées prônées par l’agroécologie qui sont bénéfiques à la biodiversité, à la vie des sols et au stockage du carbone. Ces pratiques font qu’aujourd’hui le département à des IFT (indice de fréquence de traitement) sur les cultures bien inférieurs à la moyenne nationale. Le glyphosate est l’un des outils qui permet la réalisation de ces pratiques.

On peut comprendre le retrait de certaines molécules qui présentent des risques avérés pour la santé.

Mais on a du mal à comprendre que les avis des agences sanitaires européenne et française ne soient pas pris en compte pour décider ou non de la prolongation de l’homologation du glyphosate. Peut-être simplement car ils montrent que cette molécule est non cancérigène et que, dans le respect des bonnes pratiques, son utilisation est sans risque pour la santé.

On ne comprend pas pourquoi, en mars 2015, le CIRC (centre international de recherche sur le cancer) n’a pas tenu compte des résultats d’une étude américaine – qui a porté sur 89 000 agriculteurs américains et qui a conclu à une faible dangerosité de la molécule – avant de classer la molécule de glyphosate « probablement cancérigène ».

Le glyphosate a été commercialisé pour la première fois en France en 1974. Avant de l’interdire purement et simplement, on pourrait laisser un délai raisonnable afin que les différentes agences sanitaires se mettent en relation et donnent un avis commun sur le glyphosate. Et pour que la recherche de solutions de substitution soit éventuellement mise en place, surtout au moment où l’accord UE/Canada rentre provisoirement en vigueur et permet ainsi à 46 substances interdites en France d’entrer sur le territoire.

La gestion réglementaire de notre agriculture mérite plus de cohérence."

Par Joseph Mousset, membre du bureau de la FDSEA 87

Lire la suite

ÉGalim : Les députés expérimentent en commission le mépris des géants de l'aval

Publié le 22/09/2017

Agriculture >

ÉGalim. Les députés présents aux auditions de la commission des affaires économiques sont ressortis étourdis par les prestations des géants de la distribution et de l’alimentaire, Leclerc et Bigard en tête.

Les députés de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale ont tenu pendant trois jours des auditions dans le cadre des états généraux de l’alimentation et de l’agriculture (ÉGalim). Au centre de leur questionnement : comment répartir mieux la valeur des produits alimentaires.

Les industriels présents et les représentants des distributeurs, entendus tour à tour, se sont renvoyés la balle plus ou moins courtoisement. Quand ils ont répondu aux questions.

Michel Nalet, directeur de la communication et des relations extérieures de Lactalis, avait prévenu qu’il ne comptait pas « éluder les question, en tout cas, pas complètement ». Quand Richard Ramos, député Modem du Loiret, lui demande si Lactalis publie ses comptes, comme la loi l’y oblige, il esquive, expliquant sa fierté de savoir que son « groupe paie ses impôts en France » avant d’ajouter qu’il ne voit pas « en quoi la connaissance détaillée de comptes consolidés du groupe ou des marges du groupe permettrait une discussion plus sereine sur le prix du lait. Le prix du lait ne se décrète pas en fonction de la prodigalité de nos affaires ». Il parachève sa sortie en rappelant que Lactalis emploie 15 000 collaborateurs en France. Une forme de chantage à peine déguisée qui sera reprise par Bigard, Leclerc...

Maxence Bigard a remplacé Jean-Paul Bigard, qui s'est désisté la veille de son audition.

Lire la suite

Encore un rapport super(fétatoire)

Publié le 04/08/2017

Ruralite > Transports >

Infrastructures. Le sénateur Michel Delebarre a remis à la ministre chargée des Transports un rapport de 56 pages pour dire que le barreau LGV Poitiers-Limoges était définitivement enterré mais que le TER ferait l’affaire.

En pleine torpeur estivale, Élisabeth Borne, ministre chargée des Transports, a rendu public le rapport de Michel Delebarre sur « l’accessibilité du Limousin et des territoires limitrophes ». Le document de 56 pages (comprenant de nombreuses redites) avait été commandé par Manuel Valls, alors Premier ministre, en décembre 2016. Depuis l’annulation de la DUP de la LGV Limoges-Poitiers par le Conseil d’État en avril 2016, le gouvernement avait pris soin de ne pas enterrer définitivement ce projet avant les échéances électorales.

Lors de la rencontre entre Jean-Claude Leblois, président du Conseil départemental de la Haute-Vienne, et Michel Delebarre, sénateur du Nord, « on avait reparlé de l’annulation de la DUP et on pressentait bien que c’était la fin de la LGV » raconte Stéphane Delautrette, vice-président du Conseil départemental en charge des routes et des déplacements.

Malgré les travaux réalisés sur la ligne TER Limoges-Poitiers, son état reste vétuste.

Le non-raccordement de Limoges au réseau ferré à très grande vitesse étant acté, le sénateur développe dans son rapport une idée de remplacement des plus fantaisistes : « L’hypothèse retenue est celle de la modernisation de la ligne existante entre Poitiers et Limoges afin de faire circuler sur cette voie non seulement des TER plus rapides mais également des rames TGV. Ces dernières devraient être, à terme, à même de relier les deux anciennes capitales régionales dans un temps plus ou moins proche d’une heure, selon que des aménagements plus ou moins lourds sont apportés à la ligne classique. »

À aucun moment le document n’indique comment la ligne TER Limoges-Poitiers, souvent montrée du doigt pour sa vétusté, pourrait devenir une ligne capable de recevoir des rames TGV roulant assez vite pour faire en une heure un trajet que les TER parcourent actuellement en 1 h 45.

Le TER pour du TGV

Selon Gérard Vandenbroucke, président de Limoges Métropole, les études faites sur cette ligne non électrifiée pour la mettre seulement au niveau d’une bonne circulation des TER (qui sur certaines sections sont limités à 40 km/h) avaient estimé, il y a presque dix ans maintenant, que la facture dépasserait les 800 millions d’euros. Quel serait le coût pour y faire rouler des trains à grande vitesse ? Il semble improbable qu’il soit de beaucoup inférieur au 1,65 milliard d’euros estimé en 2012 sur la LGV Poitiers-Limoges.

Étrangement, cette incongruité n’a pas été relevée par le ministère des Transports, la ministre ayant tenu à saluer « la grande qualité de cette mission conduite par Michel Delebarre, dont les travaux s’inscrivent pleinement dans la démarche annoncée par le gouvernement d’apporter une réponse adaptée aux besoins de mobilité des Français en favorisant notamment la modernisation des réseaux existants ».

Réponses en 2018

Tout devrait maintenant se jouer lors des Assises de la mobilité, « qui doivent permettre d’identifier les besoins et attentes prioritaires des Français en matière de mobilité et de faire émerger de nouvelles solutions, en écoutant largement les usagers, les collectivités, les opérateurs, les acteurs économiques et les ONG, avec une attention particulière aux transports de la vie quotidienne et aux zones rurales et périurbaines ».

Ces Assises de la mobilité doivent déboucher en 2018 sur une loi d’orientation des mobilités qui définira les priorités françaises en matière d’infrastructures à travers une programmation des investissements.

En 2016,  d’après la SNCF, près de 9 millions d’euros ont été mobilisés sur le POLT.

Élisabeth Borne a indiqué que « le Limousin et ses territoires limitrophes soulèvent des enjeux majeurs de désenclavement. Ma priorité est d’y apporter les réponses les plus pertinentes pour améliorer concrètement et rapidement la desserte de ce territoire. Les conclusions du rapport Delebarre constituent à ce titre des pistes importantes qui vont guider nos réflexions et nos travaux, notamment dans le cadre des Assises de la mobilité et de la loi de programmation des investissements ».

Les élus locaux se rangent donc en ordre de bataille. Gérard Vandenbroucke estime que pour peser il faudra « prendre des initiatives et que le maire de Limoges, le président du Conseil départemental, les consulaires, moi-même, nous mettions notre ego dans notre poche afin d’avancer collectivement ». Une position partagée par le maire de Limoges, Émile-Roger Lombertie, qui souhaite que les élus locaux affichent un front commun pour défendre à Paris « Limoges et tous les territoires ruraux alentour » et obtenir des engagements fermes et des échéances précises.

Le député Jean-Baptiste Djebbari a déjà fait connaître les dossiers qu’il entend porter et estime qu’il faut miser sur le POLT en faisant rouler dessus d’anciens TGV en attendant les nouvelles rames prévues à l’horizon 2020-2022.

Sur la RN 147, il trouve légitime de se poser « la question de l’opportunité d’un axe autoroutier entre Limoges et Poitiers », autoroute qui serait construite par un privé en échange d’une concession.

Stéphane Monnet

Lire la suite

Tempête sur le budget de la Pac

Publié le 03/08/2017

Agriculture > PAC >

La fin juillet est toujours un moment de crispation pour les syndicats agricoles. En effet, le ministère de l’Agriculture doit notifier à la Commission européenne, avant le 1er août, les conditions d’application de la Pac pour l’année suivante. Certains critères sont modifiables comme le pourcentage accordé à l’enveloppe du paiement redistributif ou le volume de crédits transféré du premier pilier vers le deuxième.

Le ministre Stéphane Travert a trouvé des impasses sur les financements 2019 et 2020 du deuxième pilier laissées par son prédécesseur Stéphane Le Foll. Les besoins supplémentaires ne sont pas négligeables; selon certaines sources, on arrive à totaliser des besoins qui dépassent le milliard d’euros sans tenir compte de la réaffectation de certaines enveloppes sous-utilisées.

Lire la suite

1 328 agneaux en 9 heures

Publié le 10/07/2017

Agriculture > Ovins >

1280 agneaux, entre 3 et 5 mois, étaient arrivés en camion, la veille, de 6 fermes situées dans un périmètre de 40 kilomètres autour de la ferme de Roland Lachaume où était organisé l’évènement. Plus de 50 bénévoles s’étaient fédérés aux côtés de l’Association pour le Mondial de Tonte de Moutons, pour coordonner la logistique de ce record. Dès 5 heures, ce 8 juillet, 12 bénévoles étaient en place pour guider les animaux, lors du top départ donné par les deux juges gallois, Martyn David et Arwyn Jones, et le juge français, Klaus Kiefer.

Lire la suite

La Haute-Vienne inquiète de son avenir

Publié le 07/07/2017

Ruralite > Collectivités >

Territoire. Alors que les collectivités territoriales devraient connaître de nouvelles baisses de budget et que les grandes infrastructures semblent inaccessibles, les élus départementaux craignent une marginalisation de la Haute-Vienne.

Si la session plénière du Conseil départemental du 30 juin était officiellement consacrée au compte administratif 2016 et au budget suplémentaire 2017, elle aura surtout donné l’occasion à tous les groupes d’exprimer leur préoccupation relative à l’aménagement du territoire régional et au désenclavement de la Haute-Vienne. Que ce soit lors de leur intervention en début de séance ou des questions posées au préfet, les conseillers départementaux ont fait part de leurs doutes quant à la volonté des partenaires du Département pour lui permettre de disposer des grandes infrastructures qui conditionnent son développement. Le consensus régnait dans l’assemblée sur la nature de ces infrastructures : numériques, routières, ferrées et, dans une moindre mesure, aériennes.

Lire la suite

AVEC en Limousin : silence, on meurt

Publié le 30/06/2017

Ruralite > Collectivités >

Culture. Depuis trente ans, l’association AVEC en Limousin était l’interlocuteur des acteurs culturels et organisateurs d’événements. Elle ne survivra pas au déménagement du territoire lancé par la loi NOTRe.

L’AVEC en Limousin, une structure associative créée en 1985 par la Région Limousin, cessera définitivement son activité le 31 décembre 2017. La Région Nouvelle-Aquitaine a fait savoir, au mois de mai de cette année, qu’elle ne reconduirait pas sa subvention en 2018, or celle-ci représente 80 % des ressources de l’association. Une assemblée générale extraordinaire convoquée le 6 juillet devrait prononcer l’arrêt de mort de l’AVEC en Limousin.

La suppression programmée de l’association, si elle n’a pas suscité de levée de boucliers chez les politiques régionaux en poste, cause une vive émotion parmi les acteurs culturels du Limousin et une pétition en ligne a été lancée.

Délégation de salariés de l’AVEC en Limousin devant l’ancien hôtel de région du Limousin. (Ph. Estelle Dueso )

Lire la suite

Les Baronets d'or 2017 en vidéo

Publié le 20/06/2017

Agriculture > Ovins >

Cette année, la remise des Baronets d’or a eu lieu à la fin de l’assemblée générale de Limovin. Cinq exploitations ont été récompensées, quatre en Haute-Vienne et une dans l’Indre.

Lire la suite

Dégâts de la faune sauvage : une application smartphone pour déclarer les dégâts constatés

Publié le 06/06/2017

Agriculture >

Déclaration des dégâts. Une application est disponible depuis le 5 juin pour permettre aux agriculteurs de déclarer depuis leur smartphone les dégâts constatés. La procédure est simple. 

Lire la suite

De l’innovation, toujours de l’innovation

Publié le 17/06/2017

Agriculture > Ovins >

Filière ovine. Jeudi 8 juin, le Ciirpo tenait son assemblée générale sur son site. Outre les nombreux dossiers traités en 2016, l’association a été le théâtre de plusieurs événements dont l’inauguration de la nouvelle bergerie.

La dynamique développée par l’équipe du Ciirpo sur la ferme du Mourier à Saint-Priest-Ligoure a été largement soulignée lors de l’assemblée générale du Centre interrégional d’information et de recherche en production ovine jeudi 8 juin.

Les thèmes de recherche développés sur le site sont nombreux et sans cesse en renouvellement, a rappelé le directeur Denis Gautier lors de la présentation de l’activité du centre. La troupe de brebis qui sert ces expérimentations compte 750 têtes, dont 400 moutons vendéens et 350 croisées romanes - Île-de-France (race prolifique). La saison prochaine, la conduite du troupeau sera réalisée en partie dans une nouvelle bergerie innovante qui vient juste d’être terminée. D’autres opérations vont permettre d’en faire une bergerie connectée, dans le cadre du programme Digiferme initié par Arvalis - Institut du végétal.

C’est à Jean-Pierre Raynaud qu’est revenu l’honneur de couper le ruban pour inaugurer la nouvelle bergerie.(Ph. NP)

Bravos !

De nombreux participants à l’assemblée générale ont salué ces démarches. « C’est important de venir sur le site pour voir ce qui y est fait avec les investissements collectifs, a remarqué Joël Merceron, le directeur de l’Institut de l’élevage. La nouvelle bergerie est dans l’air du moment. Ici, on marie tradition (ndlr : les anciens bâtiments sont utilisés et ont été rénovés en conservant l’esprit du bâti) et modernité. » Il a également salué le travail de l’équipe du Ciirpo qui a été récemment récompensé dans le cadre du concours Ita Innov initié par l’Acta. « L’équipe du Ciirpo est l’équipe innovante de l’année au niveau national, a-t-il ajouté avant de souligner : Ici, ce qui est fait par un institut est exemplaire. Les axes stratégiques dégagés par l’Institut de l’élevage sont présents : il s’agit de faire de la valeur, de s’insérer dans un monde ouvert et numérique (Digiferme - Arvalis), de fédérer les énergies (en réunissant 62 partenaires, c’est un pari réussi), de travailler le dialogue avec la société grâce à un très important travail de communication et de renforcer l’impact de la recherche grâce à la diffusion. »

Lire la suite

Les élections limousines privées de télé

Publié le 15/06/2017

Ruralite >

Réforme territoriale. Les équipes de France 3 Limousin ont mené une grève de deux semaines pour assurer la couverture de la soirée post-législatives. Une réponse partielle à leur demande a été accordée par la direction.

Stéphane Bobin et Cécile Descubes, respectivement délégué syndical CFDT et déléguée syndicale SNJ à France 3 Limousin, à Limoges, le 6 juin. (Ph. Thierry Ganteil)

La grève de France 3 Limousin a été levée vendredi 9 juin au soir à une courte majorité des votes mais la préoccupation pour l’avenir de la télévision locale demeure. Le détonateur de ce conflit social a été l’annonce d’une nouveauté par la direction régionale basée à Bordeaux : la soirée des législatives serait assurée depuis la capitale de la Nouvelle-Aquitaine. Ce qui n’a pas manqué d’interroger les salariés de France 3 Limousin sur leur rôle dans l’information de proximité. Laurence Mayerfeld, que nous n’avons pas pu joindre, directrice de France 3 Nouvelle-Aquitaine, diplômée d’une école de journalisme bordelaise et nommée dans cette ville depuis 2010, semble vouloir donner une place prépondérante à la capitale régionale.

Lire la suite

La piste André-Raynaud ouverte aux cyclistes

Publié le 15/06/2017

Ruralite > Collectivités >

Limoges Métropole. Le vélodrome sera inauguré une fois la couverture posée, mais à Bonnac-la-Côte la piste est désormais accessible aux associations sportives du département.

Après plusieurs années de travaux, le vélodrome qui sera inauguré sous le nom de « Raymond-Poulidor » entre dans sa phase de fonctionnement. Vendredi 2 juin, Gérard Vandenbroucke, président de Limoges Métropole, et Claude Brunaud, 6e vice-président et maire de Bonnac-la-Côte, ont symboliquement ouvert à la circulation cycliste la piste André-Raynaud de ce chantier à 3 millions d’euros.

La gestion de l’équipement est assurée par la communauté d’agglomération qui a recruté une éducatrice territoriale des activités physiques et sportives (Etaps), celle-ci aura notamment pour mission de gérer les plannings d’utilisation.
Le vélodrome a été conçu pour pouvoir accueillir des compétitions de niveau national. Il est capable de recevoir 500 à 700 spectateurs positionnés debout sur le pourtour de la piste de 250 m de long. L’ensemble a été homologué par l’Union cycliste internationale (UCI) et la Fédération française de cyclisme (FFC). Les travaux de couverture (la piste est pour l’heure à l’air libre) auront lieu entre fin 2017 et le printemps 2018. La solution technique retenue combine un dôme gonflable et des entrées bâties en structure métal. Le vélodrome pourra alors être officiellement inauguré.
Au centre du vélodrome, sur le pan extérieur de la piste d’initiation, les élus ont découvert une plaque portant la mention « Piste André-Raynaud, champion du monde de demi-fond, né à Cieux en 1904 ».
Le nom n’est pas inconnu des passionnés de sport, puisque le vélodrome aujourd’hui disparu du Grand-Treuil à Limoges portait son nom et qu’il existe encore un gymnase André-Raynaud. En 1936, le coureur connaissait une année faste en cumulant les titres de champion de France de demi-fond et de champion du monde avant de mourir l’année suivante dans un tragique accident au palais des sports d’Anvers (Belgique).

Lire la suite

« J’ai pensé que je pouvais être utile »

Publié le 19/05/2017

Agriculture >

Portrait. Jean-Philippe Viollet a pris sa retraite d’exploitant. Comme il l’avait annoncé, il a également démissionné de la totalité de ses mandats, que ce soit à la Chambre d’agriculture de la Creuse ou à sa Cuma.

Jean-Philippe Viollet est un homme « libéré de tout. Mon dernier mandat, je l’ai laissé le 10 mai. C’était à la Cuma de ma commune. Je suis maintenant totalement à la retraite, ce qui ne me fera pas payer l’impôt sur la grande fortune ».

Jean-Philippe Viollet, dans les locaux de L’Union Agricole, le 12 mai. « Je n’étais ni un agrimanager, ni un gueux. » (Ph. Stéphane Monnet)

Le dernier président de la Chambre d’agriculture du Limousin l’avait annoncé depuis longtemps : quand il prendrait sa retraite d’exploitant, il abandonnerait également ses différents mandats, à la Chambre d’agriculture de la Creuse, à la Chambre régionale du Limousin et à l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture (APCA)... « Ma carrière, je l’ai faite à mon rythme. Pour des raisons personnelles et de santé, j’ai décidé, puisque j’avais 60 ans, d’arrêter, de prendre ma retraite. Contrairement à d’autres, n’étant plus en activité, je ne voulais pas continuer à traîner dans les instances agricoles. Il faut savoir commencer, et il faut savoir s’arrêter. Je veux être fidèle à mes idées, je pensais déjà cela quand j’étais JA. Je trouvais qu’il y avait des gens trop âgés, donc j’avais dit : je ne ferai pas ça. Et je ne l’ai pas faite. » 

Lire la suite

Ciné en campagne

partenaire

Annonces légales

Deposer une annonce légale

Déposez une annonce légale dans le journal L'Union Agricole

Se connecter

Abonnement

Abonnez-vous

Et accédez dès à présent à nos services exclusifs

Je m'abonne au journal l'Union Agricole

Déjà abonné au journal l'Union Agricole

Saisissez votre numéro d'abonné ci-dessous

Éditions papier

Voir l'édition papier Consultez les archives de L'Union Agricole

Météo du Limousin

La météo Limoges Bellac Rochechouart Brive-La-Gaillarde Tulle Ussel Égletons Uzerche Guéret La Souterraine Bourganeuf Chambon-Sur-Voueize La Courtine
pluie modérée

Limoges

Cotations

Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

s.50 : 4,60 €/kg

s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

s.50 : 6,49 €/kg Augmentation

s.49 : 6.47 €/kg

Cotations complètes
- Service abonnés -