Les acteurs de l’alimentaire autour de la table

Publié le 14/08/2018

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Des rencontres régionales des acteurs de l’alimentaire ont rassemblé près de 200 personnes le 12 juillet à Bordeaux. Une série de rencontres étalées sur trois ans débutera à la rentrée.

De g. à dr. : F. Armand, médiateur des relations commerciales agricoles, ministère de l’Agriculture, L. Dulau, président Aria NA, S. Macheteau, trésorière adjointe FNSEA NA, et Y. Otschapovski, président FCD NA. (Ph. PD)

C’est sur fond de retoquage du projet de loi Alimentation* par la Commission mixte paritaire que se sont ouvertes les premières Rencontres régionales des acteurs de l’Alimentaire, à l’initiative de l’Association régionale des industries alimentaires de Nouvelle-Aquitaine (Aria NA) et sous l’égide de la Région. Le 12 juillet au matin, l’absence d’accord et le report du vote à la rentrée étaient dans toutes les têtes. Pourtant, les intervenants se voulaient positifs, à l’instar de Laurent Dulau, président de l’Aria NA. « Malgré tout, les égalim ont le mérite d’exister, a-t-il rappelé en introduction. Au niveau régional, nous pouvons renouer avec certaines valeurs et montrer la voie. » Revenant sur le contenu du projet et notamment sa première partie, Francis Armand, médiateur des relations commerciales agricoles au ministère de l’Agriculture, a, pour sa part, souligné que la Loi « […] créait les conditions d’un équilibre vertueux [mais que] si les gens ne s’emparent pas du sujet, cela ne sert à rien. »
Loi Alimentation : enjeux ?
Producteurs, transformateurs et distributeurs se sont exprimés sur les enjeux de cette loi. Pour Sylvie Macheteau, trésorière adjointe de la FNSEA NA, c’est une reconnaissance de la contractualisation et du travail des producteurs qui va devoir être suivie d’actes concrets. Yvan Otschapovski, président de la Fédération du commerce et de la distribution de Nouvelle-Aquitaine, estime qu’il y a un réel changement de paradigme et qu’il faut désormais apprendre à travailler ensemble. « Les exemples vertueux qui existent au niveau local doivent servir de modèle au niveau national, a ajouté Valérie Weil-Lancry de l’Ania. La loi offre un cadre législatif certes, mais elle n’encadre pas le comportement du consommateur… » Grand absent du débat, le consommateur aura finalement été le sujet de nombreux questionnements. Qui est-il, que veut-il et surtout qu’est-il prêt à payer ? La question du pouvoir d’achat, si elle est jugée centrale, n’a pas pour autant trouvé de réponse définitive. Transformateurs et distributeurs s’accordent à dire que le consommateur doit « retrouver du pouvoir d’achat ». Laurent Dulau de l’Ania a également fait remarquer que des démarches telles que « C’est qui le patron ? » dans laquelle le consommateur contribue à définir le prix d’un produit, fonctionne. Pour Francis Armand, le consommateur « a été drogué à la promotion. Il est nécessaire de communiquer sur le fait que produire a un coût ». En outre, le médiateur des relations commerciales agricoles pense que les interprofessions « gagneraient à intégrer les consommateurs ».
La création et la répartition de la valeur
La matinée s’est poursuivie par des témoignages mettant en lumière des initiatives qui marchent. Là encore, le consommateur et l’information au consommateur étaient au cœur des débats. Parmi les intervenants, Denis Bergeron, secrétaire général adjoint de la FNSEA NA, a rappelé que « la communication commence par nous. Nous devons faire connaître ce que l’on fait, rassurer le consommateur. C’est l’objectif de nombreuses opérations parmi lesquelles les Fermes Ouvertes ». Même constat pour le responsable des conserveries Henri Martin qui ouvre la conserverie au public. Thomas Breuzet, directeur de Péchalou, a également pointé du doigt la diversité des consommateurs et de leurs attentes. « Le consommateur peut aller vers des produits plus chers comme c’est le cas actuellement sur le marché du yaourt où les gens se détournent des grandes marques pour aller vers des marques régionales », a-t-il précisé. D’autres entrepreneurs ou responsables de collectivités ont aussi partagé leur expérience : valorisation de produits, partage de valeurs entre producteurs et transformateurs, création d’une légumerie… À l’issue des débats, rendez-vous a été pris à la rentrée pour des ateliers régionaux qui devraient renforcer les liens tissés à ce jour.
P. Dumont
* Loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable.

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Conjoncture : « L’agriculture doit s’adapter très vite »

Publié le 13/08/2018

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Lors de la venue du préfet le 25 juillet sur la Ferme Darrigade à Soustons (40), les responsables syndicaux l’ont interpellé sur de nombreux dossiers : intempéries, gestion de l’eau, emploi, Égalim.

Philippe Moinard, président de la FNSEA Nouvelle-Aquitaine, au côté du préfet Didier Lallement. (Ph. P. Dumont)

«Depuis mon arrivée en Nouvelle-Aquitaine, je suis frappé par les caprices de la météo, a expliqué Didier Lallement. L’agriculture doit s’adapter très vite, faire preuve de pragmatisme et de souplesse ». Avant de rentrer dans le vif du sujet, c’est sur ce constat du préfet de région qu’a débuté la rencontre. « L’agriculture a déjà évolué et elle continuera, a souligné Philippe Moinard, président de la FNSEA Nouvelle-Aquitaine (FNSEA NA), mais aujourd’hui il n’y a pas assez de mesures prises pour qu’elle rentre dans le xxiie siècle. » Pour preuve, les sujets abordés ont été nombreux.
Un sujet central, l’eau
Rebondissant sur les propos du préfet, le premier sujet concernait les intempéries. Toutes les cultures et de nombreux bâtiments ont été touchés par des pluies ou des orages de grêle. « Nous attendons que l’administration soit efficace, fasse accélérer les commissions d’enquête et le classement en catastrophe naturelle », a indiqué Daniel Couderc, secrétaire général adjoint de la FNSEA NA. Conséquence des intempéries, les inondations ont amené sur la table la question de la gestion des cours d’eau. L’absence d’entretien est pointée du doigt. « Des solutions ont été trouvées avec certains préfets de département, il faut pouvoir agir », a précisé Bernard Layre, secrétaire général de la FNSEA NA. Celui-ci a également rappelé le travail mené par la FNSEA NA sur la cartographie des cours d’eau. Il a indiqué qu’aujourd’hui tous les départements ne sont pas logés à la même enseigne et qu’un traitement homogène sur la région était essentiel. Fondamentale également la création de réserves en eau pour sécuriser l’activité agricole. Pour cela, il est nécessaire de simplifier la réglementation et de permettre aux projets programmés de voir le jour. « On peut créer des retenues d’eau dans le cadre du projet territorial et si on obtient un financement de l’Union européenne », a convenu Didier Lallement. Le préfet a également précisé avoir « insisté auprès du préfet coordonnateur de bassin pour une réflexion amont-aval » autour de l’eau. Fin 2017, la FNSEA NA a sollicité le préfet d’Occitanie, coordonnateur de bassin afin de participer aux réflexions sur le futur zonage Adour-Garonne. Des sollicitations qui sont restées lettre morte. Inadmissible pour la FNSEA NA qui dénonce ce « semblant de concertation » ainsi que l’utilisation d’analyses datant de 2014 et 2015 alors que des analyses plus récentes existent. Point positif cependant, Bernard Layre a salué le « travail remarquable et concerté conduit avec les services de l’État sur le Programme d’actions régional (PAR). » Attention cependant à la délimitation de la zone Ouest qui ne repose sur aucun critère clair.
L’économie au cœur des débats
Seul syndicat représentatif des employeurs de main-d’œuvre, la FNSEA NA a abordé le sujet de l’emploi. « Un Contrat d’Objectif Territorial va donner lieu a des consultations mises en place par la région, a rappelé P.  Moinard. Il est inenvisageable que la FNSEA NA ne soit pas associée, or à ce jour, il est impossible de joindre la Direccte. » Autre sujet sur lequel la FNSEA NA se mobilise : les Égalim. Sylvie Macheteau et Denis Bergeron ont présenté au préfet les travaux initiés avec l’ARIA NA autour de la création et du partage de la valeur ajoutée. Qualifiée de « chance à saisir », la démarche va permettre de mettre en avant « ce que l’on fait déjà » pour les deux représentants syndicaux. Le projet ne fait toutefois pas oublier le récent retoquage du projet de loi par la commission mixte paritaire. Le député Moreau reste dans le collimateur des éleveurs.  Enfin, la question du paiement des MAE a fait grincer des dents dans la salle. Et pour cause le paiement du solde de 2016 est repoussé de mois en mois. « Que l’on ne nous parle plus de problèmes de logiciels et que l’on nous paye ce que l’on nous doit ! », a résumé François Avrard, secrétaire général adjoint de la FNSEA NA. Si le préfet n’a pas évoqué de problèmes techniques, il a indiqué qu’il y avait bien un problème de « tuyau » et non de disponibilité des fonds.
P. Dumont

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Chronique ovine : des astuces sans frontières

Publié le 10/08/2018

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Les sept pays du réseau SheepNet partagent leurs trucs et astuces pour améliorer la productivité ovine. Le top 5 parmi les 76 propositions est le suivant :
N° 1 : Alimentation en eau des cases d’agnelage (Irlande) : un système de distribution d’eau pour plusieurs cases d’agnelage provenant d’une seule source pour réduire le travail.
N° 2 : Utilisation de la
technologie pour améliorer la productivité (Turquie) : utilisation d’appareils d’enregistrement d’identification électronique pour améliorer la productivité.
N° 3 : Une barrière amovible (Australie) : la porte d’un parc de contention en camembert se déplace pour faire avancer les ovins sans stress et se soulève au-dessus des animaux pour revenir à son point de départ.
N° 4 : Gestion des gros trayons (Irlande) : en cas de trayon trop gros, on applique un ruban adhésif sur le trayon normal afin d’encourager les agneaux à téter le gros trayon.
N° 5 : Un antipassage cornadis pour les jeunes agneaux (France) : un système qui empêche les agneaux de sauter dans l’auge.
Vous pouvez retrouver les trucs et astuces en images et en vidéos sur le site internet de SheepNet (www.sheepnet.network), en français et traduits dans la langue de chaque pays participant.
Myriam Doucet (Institut de l’élevage)

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Agroforesterie : Des brebis au milieu des sapins de Noël en Haute-Vienne

Publié le 09/08/2018

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Le mouton shropshire est une alternative crédible à l’utilisation du désherbant chimique. Dans l’Oise, grâce à ces animaux, un arboriculteur a divisé par quatre ses traitements sur des pommiers. (Ph. SC)

Mélanie et Sylvain Lagriffoul produisent des sapins de Noël  à Fromental en Haute-Vienne. Ils utilisent une centaine de moutons shropshire pour l’entretien de leurs quatre hectares de production de nordmann. Cette race anglaise a la particularité de désherber sans pour autant abîmer les arbres. Une aptitude qui ne résiste pas à d’éventuels croisements. « Nous achetons donc nos béliers directement en Angleterre », précise Mélanie, qui élève parallèlement une troupe de 300 rouge de l’Ouest. Les brebis qui agnellent du 25 décembre au 15 janvier sortent autour du 15 mars. Les reproducteurs ainsi que les agneaux sont vendus au printemps. Le couple commercialisera ses premiers sapins en décembre 2019. Sylvain, le paysagiste devenu éleveur, a déjà fait les comptes. En coût de désherbage, le recours aux moutons lui permettra de gagner 4 000 euros en dix ans par hectare.

Sophie Chatenet

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Saint-Léonard-de-Noblat : Journées de la viande et Médiévales les 18 et 19 août

Publié le 09/08/2018

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Lier Histoire, élevage et gastronomie
Les Médiévales de Saint-Léonard-de-Noblat et les journées de la viande s’associent pour la cinquième fois et vous invitent les 18 et 19 août pour de nombreux temps forts.

Toute la ville de Saint-Léonard sera mobilisée les 18 et 19 août pour accueillir les deux événements phares que sont les Médiévales et les journées de la viande.
Les Médiévales investissent le centre-ville
« Un marché médiéval investira les trois principales places du centre-ville », indique Christian Zanna, président du comité d’animations de Saint-Léonard. Cette année, les exposants sont encore plus nombreux que d’habitude. Ils proposeront de nombreux objets en cuir, en bois, ainsi que des bijoux et des produits gastronomiques (boissons, gâteaux, etc.). Le Moulin du Got, spécialisé dans le papier, sera présent pour la première fois. Une taverne ouvrira ses portes pendant ces deux jours ; une maquilleuse proposera ses services aux enfants, avec du maquillage éphémère bien sûr !
Parmi les animations, on citera une forge et un camp médiévaux, un spectacle d’escrime, un autre de fauconnerie en vol libre, des échassiers... Le dimanche, un concert sera organisé dans la collégiale de Saint-Léonard-de-Noblat qui fête cette année les 20 ans de son inscription au patrimoine de l’Unesco, ajoute Christian Zanna.
L’élevage place de la Libération
 Dans le même temps, les journées de la viande investiront la place de la Libération avec un concours d’animaux de boucherie le samedi (une bonne centaine de bovins est attendue), qui se soldera par une vente aux enchères le dimanche, et un concours de reproducteurs avec une soixantaine de bêtes à départager. « Nous avons comme objectif de faire le lien entre sélection et viande de boucherie », rappelle Aurélien Baurie, président du comice agricole de Saint-Léonard.
Sur le site, d’autres animaux seront présents : on comptera quelques porcs cul noir, quelques moutons et, le dimanche, une démonstration de tonte réalisée par l’AMTM.
Vente de viande sous la halle
La promotion de la viande sera assurée par un boucher qui abordera le thème de la maturation de la viande et par Interbev qui disposera d’un stand. La traditionnelle vente de viande sous la halle en caissettes ou bien à la pièce sera reconduite. Pour cela, cinq vaches label ont été choisies dans des élevages du canton. Trois autres seront destinées aux repas. « Il y aura des burgers le samedi midi, un bar à viande le samedi soir et du pavé de bœuf le dimanche midi », précise Aurélien Baurie. Les repas seront assurés par le chef Laurent Butot et son équipe du restaurant Le Geyracois de Limoges.
Pendant deux jours, les différentes animations vont s’entrecroiser. Et pour preuve de complémentarité, « le samedi soir, tout le monde se retrouvera au bar à viande », précise Christian Zanna.
Des éleveurs impliqués
Nadine et Dominique Talabot sont installés en Gaec à La Mareille, sur la commune de Moissannes. Ils conduisent un troupeau de 90 vaches mères inscrites sur une SAU de 106 ha. Leurs produits sont pour moitié commercialisés pour la reproduction et le reste en maigre. L’élevage adhère au Herd-Book limousin et au Contrôle de performances.
« 80 % des vêlages ont lieu en automne et 20 % en février, indique Dominique Talabot. Au sevrage, je choisis une vingtaine de femelles pour le renouvellement du troupeau et la vente à la reproduction (elles sont vendues en génisses pleines). Les autres femelles sont commercialisées en broutardes mais depuis quelque temps elles partent également pour l’élevage. De dix à quinze mâles sont réservés pour être vendus comme reproducteurs. Le tri des femelles et des mâles est fonction des mères et des performances individuelles recueillies lors des pesées réalisées avec le Selcap », ajoute-t-il.
La reproduction s’appuie sur l’emploi de cinq taureaux inscrits issus d’élevages de la région. Ainsi deux proviennent de chez Philippe Dumain, éleveur sélectionneur à Châteauponsac, et un autre du Gaec Dumont Frères de Nedde. « Nos vaches ont du gabarit. L’objectif est d’amener de la viande », souligne Dominique Talabot.
Lier les deux événements est une bonne chose
Cet élevage participe depuis le début aux journées de la viande de Saint-Léonard-de-Noblat. C’était il y a 34 ans. Aujourd’hui, Dominique Talabot, qui a fait partie des fondateurs de la manifestation, est vice-président du comice de Saint-Léonard. Avec Nadine, ils ont réservé une vache de boucherie qui sera abattue pour l’occasion et dont la viande sera vendue sous la halle ou destinée aux repas. Ils présenteront également cinq jeunes taureaux au concours de reproducteurs comme ils en ont l’habitude.
Comme l’ont souligné précédemment Christian Zanna et Aurélien Baurie, « les journées de la viande sont une belle fête pour Saint-Léonard. Le lien avec les Médiévales est une bonne chose. La fréquentation est plus importante, ce choix permet de brasser les gens », remarque Nadine Talabot.
Nathalie Péneloux

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Agroforesterie : L’arbre et la brebis, une alliance gagnante

Publié le 08/08/2018

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Le centre Inra de Laqueuille dans le Puy-de-Dôme a accueilli une journée technique sur le projet interrégional d’agroforesterie en élevage ovin baptisé Climagrof.
Démontrer les bénéfices apportés en termes économiques, environnementaux et territoriaux grâce au maintien de l’agroforesterie en élevage ovin : tel est l’objectif de Climagrof, un projet soutenu dans le cadre de la convention interrégionale du Massif central. Au-delà de la démonstration, il s’agit d’isoler, à travers l’étude de cas pratiques, des outils et un référentiel pour faire de la valorisation du bois une pratique de plus en plus répandue dans les élevages. Dix partenaires des régions Nouvelle-Aquitaine et Auvergne-Rhône-Alpes1 sont investis dans le projet qui a démarré en janvier 2017. Pour rendre compte des pratiques existantes, les partenaires se sont retrouvés, le 5 juillet, sur le site de l’Inra de Laqueuille dans le Puy-de-Dôme. L’occasion pour eux de découvrir l’un des essais de litière sur bois menés dans la région. Les expérimentations sur le bois litière constituent en effet un des axes forts du dispositif.

Une quinzaine de sites dans la région expérimentent la litière plaquette bois. (Ph. SC)

Litière
Douze essais sont en cours. Les premiers résultats menés notamment à Saint-Priest-Ligoure en Haute-Vienne, sur le site du Centre interrégional d’information et de recherche en production ovine (Ciirpo), démontrent qu’en terme de bien-être animal, entre plaquettes et paille, il n’y a aucune différence notoire. « Nous n’avons pas constaté de boiteries supplémentaires ni de problème pulmonaire, la note d’état corporel suit la même évolution, la propreté des animaux est la même aux différents stades », explique Denis Gautier, directeur du Ciirpo. C’est en matière économique que la plaquette bois mérite encore de faire ses preuves puisque, si la recharge de litière bois est moins fréquente, son installation nécessite deux fois plus de temps et son coût est deux fois plus élevé que la paille. Au final, le coût pour trente brebis est de 61 euros pour une litière paille, contre 112 euros pour une litière plaquettes ; il est de 86 euros pour une litière « millefeuille » (plaquettes et pailles).
Valorisation des espaces
Depuis 2011, Jacques Bony, éleveur ovin du côté de Vernines dans le Puy-de-Dôme, a adopté les plaquettes bois pour la litière de ses 345 brebis rava. Tous les deux jours, il ajoute des copeaux au godet par couche de 5 à 8 cm. Pour l’éleveur, l’intérêt est triple : économique, puisqu’il valorise la biomasse bois présente sur son exploitation tout en remettant en état du terrain intéressant pour l’activité agricole ; environnemental avec un développement de la biodiversité ; et sociétal avec une ouverture du paysage.
Plus au sud, dans l’Ardèche, Pierre Thibault Louche pratique lui aussi l’agroforesterie mais d’une autre manière. Ses 135 brebis blanche du Massif central valorisent et entretiennent les châtaigneraies. C’est aussi pour optimiser 80 hectares de bois qu’Anaëlle d’Anna, à Bergonne, dans le Puy-de-Dôme, a accueilli une troupe de brebis sur son exploitation céréalière. Le bois pâturé est découpé en plusieurs lots diversifiés qui assurent l’alimentation des brebis de mi-avril à fin septembre, la ressource en bois de chauffage de l’ordre de 20 stères, et le maintien de l’ouverture du sous-bois. « Cela demande un entretien régulier des clôtures fixes et mobiles, et le déparasitage interne et externe des brebis », témoigne l’agricultrice. Dans la Drôme, ces pratiques de sylvo-pastoralisme très courante « sont toutefois menacées par la prédation », estime une technicienne de la Chambre d’agriculture.
Parmi la quinzaine d’élevages ovins audités dans le cadre du projet Climagrof, la plupart reconnaissent l’intérêt d’avoir des arbres sur son exploitation : effet parasol contre le soleil, herbe plus appétante, moins de mouches, source alimentaire (glands, châtaignes, feuilles…), énergétique (bois de chauffage), litière, construction (piquet de clôture)… Alors pourquoi, ici et là, l’arbre a perdu du terrain ? Selon les éleveurs interrogés, c’est essentiellement en raison de la charge supplémentaire de travail et parce que l’arbre constitue un obstacle à la mécanisation. Deux freins pas forcément impossibles à lever, selon les techniciens, à condition de disposer entre autres de références sur la valorisation et l’utilisation du capital bois. Le projet Climagrof entend produire ces données.
Sophie Chatenet

1. Le Centre interrégional d’information et de recherche en production ovine (Ciirpo, 87), les Chambres départementales d’agriculture de Corrèze, de Haute-Vienne, du Puy-de-Dôme, la Chambre régionale d’agriculture d’Auvergne-Rhône-Alpes, l’Institut de l’élevage, l’Union des coopératives agricoles ovines Fedatest (43), la mission Haies Auvergne, les lycées agricoles de Moulins et de Saint-Flour, et l’Inra.

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Transports : Améliorer la sonorisation des bus

Publié le 07/08/2018

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Dans le cadre de Limoges Métropole French Tech, l’agglomération teste dans ses bus un nouveau système de sonorisation signé Life Design Sonore et devrait pouvoir diffuser des annonces en temps réel.

Gérard Vandenbroucke, président de Limoges Métropole, et Jean-Paul Duret, président de la STCLM, ont effectué un trajet dans le bus en test sonorisé par la société de Benoît Texier, Life Design Sonore. (Ph. Stéphane Monnet)

L’expérimentation a duré douze semaines. Un bus articulé de type Iveco Urbanway affecté à la ligne 10 a été équipé d’un nouveau système de sonorisation proposé par l’entreprise Life Design Sonore (LDS) qui fait partie du réseau French Tech. « Cette phase d’expérimentation, si elle se conclut comme nous l’espérons, va nous permettre d’améliorer la qualité du son dans les bus », a indiqué Jean-Paul Duret, président de la STCLM (Société des transports en commun de Limoges Métropole).
Dans un premier temps, les traditionnels haut-parleurs ont été remplacés par la technologie NEW’EE® développée par LDS. « Dans tous les bandeaux lumineux du bus qui sont équipés de led on a pu installer notre équipement vibratoire, a précisé Benoît Texier, directeur de LDS. Notre technologie repose sur  la mise en vibration de la matière et sur la spacialisation. Il ne s’agit pas d’augmenter le son mais de travailler sur sa qualité et sa proximité. »
Sonoriser un bus est une tâche compliquée : il y a beaucoup de bruits parasites. « On s’est rendu compte durant le trajet que le bruit du moteur présent à l’arrière du bus montait jusqu’à 82 décibels et couvrait le son des annonces, a expliqué Pascaline Peyclit, ingénieur audio chez LDS. Nous avons donc choisi d’intégrer plus de vibreurs à l’arrière du véhicule pour que l’usager entende mieux. A contrario, l’avant du véhicule comporte moins de vibreurs afin de réduire les nuisances sonores pour le conducteur. »
Seconde étape
Dans un second temps, une fois qu’aura été validée la phase de la bonne intelligibilité du son dans les bus de l’agglomération, LDS va regarder comment proposer des contenus facilement diffusables et paramétrables. « Aujourd’hui, il n’y a rien de dynamique dans le transport urbain, a constaté Benoît Texier, avec notre technologie, nous allons pouvoir ouvrir le système. La régie d’où partent les bus va pouvoir prendre la main sur le système de sonorisation d’un bus pour mettre facilement à jour les annonces ou diffuser d’autres types d’informations. »
Jean-Paul Duret est enchanté des perspectives qui s’ouvrent aux transports en commun de Limoges. « On pourra tout faire, s’est enthousiasmé l’élu, même donner les résultats d’un match de basket qui vient de finir. À partir du moment où le système va fonctionner, on va réfléchir aux moyens d’utiliser au maximum ce nouvel outil. »
Pour Benoît Texier, le son est souvent le parent pauvre des équipements urbains : « Si vous demandez aux gens de juger la qualité du son dans un bus, ils vous disent qu’ils sont dans un bus, qu’ils ne cherchent pas à avoir mieux. Et puis si on leur offre mieux, ils disent : oui, évidemment ! Et deux mois plus tard, tout le monde est habitué à ce standard. C’est ce que nous espérons, créer un nouveau standard de qualité de son dans les bus. »
Stéphane Monnet

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Économie : Conjoncture favorable dans les TP

Publié le 06/08/2018

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Les marchés publics irriguent les entreprises de travaux publics du département. Le budget d’investissement de Limoges Métropole s’élève ainsi à 49 Me pour l’année 2018 sur le budget principal.

Travaux dans le bourg de Boisseuil en juillet 2017, pour un montant de 655 000 euros, financés par la Communauté d’agglomération Limoges Métropole à hauteur de 505 000 euros et la commune de Boisseuil à hauteur de 150 000 euros. (Ph. Stéphane Monnet)

Les entreprises de travaux publics ont toutes un point en commun : elles travaillent à plus de 70 % sur des commandes publiques. Elles apprécient donc d’avoir une visibilité des projets des collectivités. Telle était l’objet de la réunion conduite en juin par Limoges Métropole avec les professionnels des travaux publics du département.
« Depuis 2001, Limoges Métropole exerce, en lieu et place des communes, la compétence voirie. Alain Rodet avait demandé dès le départ à tout prendre en charge, toute la voirie. C’était compliqué, mais aujourd’hui ça fonctionne bien », a constaté Gérard Vandenbroucke, président de Limoges Métropole, à l’issue de la réunion. Il a également précisé que le budget de l’agglo consacré aux routes, à l’assainissement et à la mobilité était maintenu à « un très haut niveau d’investissement malgré le contexte administrato-financier. »
Dans son budget prévisionnel, l’agglo a inscrit 20 millions d’euros pour la voirie, 11,8 Me pour des travaux d’assainissement et 4,2 Me sur la partie transports en commun. Sur l’enveloppe voirie de 20 millions, 15,7 millions sont directement dévolus à des opérations de voirie, 711 000 e seront investis dans l’achat d’engins et de matériels pour les équipes propres à la collectivité tandis que le volet études s’élève à 650 000 e.
Le chantier de La Bastide
En terme d’assainissement, à partir de cet été, vont débuter les travaux de modernisation de la station d’épuration principale. Un chantier très important qui devrait mobiliser plus de vingt millions d’euros jusqu’en 2023. L’agence de l’eau Loire-Bretagne doit participer au financement.
Au chapitre transport en commun, alors que Limoges Métropole continue ses études pour l’implantation de deux lignes de bus à haut niveau de service (BHNS), la modernisation du réseau continue à hauteur de 4,2 Me. La mise en accessibilité des arrêts de bus requiert ainsi 1,15 Me d’investissement. L’important chantier du quartier de La Bastide (Limoges) a également bénéficié de 2,28 Me pour la partie transport en commun et 1,4 Me pour la mise en œuvre du giratoire Schuman.
Gérard Vandenbroucke a souligné que si les routes étaient la partie la plus visible, Limoges Métropole allait encore consacrer 7,5 Me sur les parcs d’activités : « Au fur et à mesure que les entreprises arrivent, comme à La Grande Pièce, on est amenés à aménager. On aménage au coup par coup. »
Julien Delaye, président de la fédération départementale des travaux publics, a reconnu que la réunion permettait de donner une visibilité aux entreprises du territoire et que les chantiers de passage de fibre optique avaient donné une « bouffée d’oxygène car c’est un chantier sur du long terme, avec une première vague sur 3 ans ».Les entreprises haut-viennoises ont d’ailleurs répondu aux appels d’offres lancés par Dorsal pour le programme « 100 % fibre 2021 » de la Corrèze.
Stéphane Monnet

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Apiculture : Une aide est mise en place

Publié le 04/08/2018

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Durant l’hiver dernier, les abeilles ont été exposées à une importante mortalité qui a pu entraîner de 60 à 80 % de pertes.
Face à cette situation exceptionnelle, et en concertation avec l’ensemble des structures professionnelles, la région Nouvelle-Aquitaine propose un plan destiné à venir en aide aux apiculteurs les plus sinistrés et à conduire des actions structurelles pour cette filière.
Le premier volet de ce plan est doté de 700 000 euros destinés aux apiculteurs les plus impactés. Une aide pourra ainsi être accordée pour reconstruire ou acheter de nouveaux essaims. Ce dispositif est ouvert jusqu’au 30 septembre.
Le deuxième volet sera basé sur des actions contractuelles entre la Région et la filière avec l’appui de l’Union européenne qui seront finalisées à l’automne.
À qui s’adresse l’aide ?
L’aide de la Région s’adresse aux apiculteurs affiliés à la MSA et exploitant au moins 50 ruches dont le siège social est implanté en Nouvelle-Aquitaine et qui respectent les critères suivants : la perte de cheptel l’hiver dernier est d’au moins 30 %, ils ne bénéficient pas d’aide de FranceAgriMer au titre du dispositif « Soutien au repeuplement du cheptel apicole», ils adhèrent à une Association de développement apicole ou à un Groupement de défense sanitaire apicole, ils peuvent justifier de l’achat de produits de traitement contre le varroa et ils ont répondu à l’enquête nationale lancée le 2 juillet sur la mortalité des colonies d’abeilles l’hiver dernier.
L’aide est une indemnité forfaitaire de 100 euros par ruche plafonnée à 30 ruches par exploitation.
Se connecter et télécharger les documents
Pour remplir un dossier de demande d’aide, il faut se rendre sur le site de la Région Nouvelle-Aquitaine : https://les-aides.nouvelle-aquitaine.fr. En haut à droite, cliquez sur « Aides », puis dans la liste choisissez « Agroalimentaire, agriculture, aquaculture et pêche ». Cliquez puis choisissez « Agriculture et diversification agricole ». Cliquez alors sur « Apiculteurs. Interventions suite aux pertes exceptionnelles de cheptel hiver 2017-2018 ».
Une liste de documents à télécharger est proposée. Téléchargez-les, prenez connaissance des modalités du dispositif et renseignez ceux qui doivent l’être. Joignez à votre dossier toutes les pièces justificatives demandées en page 4 du formulaire unique de demande.
Une fois le dossier de candidature dûment complété, il faut le déposer auprès de la Région Nouvelle-Aquitaine à l’adresse suivante : Région Nouvelle-Aquitaine, Site de Limoges - Pôle Développement économique et environnemental - Direction Agriculture, Industries agroalimentaires et Pêche - Service Filières Promotion qualité - 27, boulevard de la Corderie, CS 3116 - 87031 Limoges Cedex 1, au plus tard le 30 septembre 2018 (cachet de la poste faisant foi).

Source : communiqué de la Région Nouvelle-Aquitaine et site internet

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Maïs ensilage : Récoltez au bon moment

Publié le 03/08/2018

Agriculture >


Arvalis-Institut du végétal propose un suivi régulier de l’état de maturité des maïs fourrage au niveau national afin de sensibiliser éleveurs, Cuma et entreprises de travaux agricoles de l’avancement de leur maturité pour déclencher les chantiers de récolte à temps.
Sur https://www.arvalis-infos.fr, cliquez sur maïs/sorgho, puis sur Récolte et optez pour l’article intitulé « Récolte : les dates prévisionnelles mises à jour ».
En plus d’un article détaillé sur la situation, une carte mise à jour régulièrement fait état des premières dates à envisager, département par département. Au 20 juillet, la récolte du maïs ensilage de Haute-Vienne pouvait débuter entre le 31 août et le 3 septembre. Avec la vague de chaleur de cette fin de semaine, la situation pourrait encore évoluer. Aussi, si vous êtes concerné, vous êtes invité à consulter le site d’Arvalis pour vous organiser.

Comment est construite la carte ?
La plage optimale de récolte des fourrages se situe entre 31 et 35 % de matière sèche plante entière. La période à laquelle ce stade est atteint est fonction du groupe de précocité de l’hybride cultivé, de sa date de semis et des conditions climatiques. Le suivi des sommes de températures depuis le semis, ou depuis la floraison femelle (sortie des soies), permet de prédire la période optimale de récolte.

Pour chaque « région » présentée sur la carte, les experts d’ARVALIS ont défini le groupe de précocité dominant et la date médiane des semis en 2018. Avec les données météo de l’année en cours et les données météo fréquentielles sur les semaines à venir, il est possible de prévoir une période à laquelle le stade optimal de récolte sera atteint. Cette prévision est régulièrement mise à jour pour prendre en compte le climat de l’année. Afin d’étaler la période de chantier, et pour éviter les récoltes tardives à taux de matière sèche trop élevé, la carte propose une période de début de récolte par région.

Source : Arvalis - Institut du végétal

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Débat : 42 % des laitiers ont plus de 50 ans

Publié le 03/08/2018

Agriculture >

Lors de l’assemblée générale du Contrôle laitier, Héloïse Sellier du Cniel a présenté la plan filière et la ferme laitière française. La salle a plusieurs fois réagi vivement à ses propos.

Héloïse Sellier, du Cniel, est intervenu devant les adhérents présents à l'AG du Contrôle laitier. (Ph. SM)

Héloïse Sellier, chargée de mission Économie et Territoire au Centre national interprofessionnel de l’économie laitière (Cniel), avait préparé son intervention devant les adhérents présents à l’assemblée générale du contrôle laitier en deux temps : présentation du plan mis en place par la filière suite aux Égalim, et panorama rapide des exploitations laitières françaises, sous l’angle « une diversité en mouvement ».
Son intervention a été émaillée de réactions parfois vives de la part des éleveurs. Ils ont ainsi bien voulu entendre que le « contexte économique était favorable avec une tendance à la croissance du marché mondial », expliquait Héloïse Sellier. « La consommation de produits laitiers, la demande en produits laitiers vont augmenter, alors que les rendements agricoles vont baisser : à cause de la pollution des sols, l’érosion, les accidents climatiques... Et ça ne va pas s’améliorer, sauf solution agronomique majeure. Actuellement, peu de pays sont en capacité d’avoir une production excédentaire. En quantité, en qualité, la France a toute sa place pour s’adapter à ces marchés. »
Un agriculteur a alors lancé  : « C’est toujours l’agriculteur qui doit s’adapter ! Nous sommes tous capables de nous adapter, mais le prix du lait, on n’en parle jamais. Si c’est produire plus pour gagner moins... »
Le prix de la qualité
Un autre continue : « Le prix actuel du lait ne nous permettra pas de nous adapter à la demande. » L’envoyée du Cniel continuait sur les attentes des consommateurs : « Une partie de la population, de plus en plus importante, veut de la qualité et se dit prête à payer plus cher ces produits. » C’était au tour de Nathalie Beau, présidente du contrôle laitier, de réagir : « On le fait déjà le produit de qualité. Mais on n’a pas le prix. On commence à arriver au bout de la qualité. On a fait tout ce qu’on a pu, mais aujourd’hui on est en perte de vitesse, on est en voie d’extinction. »
Héloïse Sellier rappelait qu’il existait des filières qui payaient davantage le lait, comme la démarche “C’est qui le Patron !”. Un éléveur estimait que le bonus obtenu sur chaque litre de lait était « insignifiant pour changer tout un système de production ».
Lors de la présentation des chiffres des exploitations laitières, Héloïse Sellier n’a pas caché qu’il n’y avait, globalement, pas de renouvellement, mais avec de fortes disparités régionales. « En moyenne, 42 % des éleveurs laitiers ont plus de 50 ans. 50 % des conjoints travaillent hors exploitations. Même s’il y a de fortes disparités régionales, on compte 1 installation pour 2,65 départs à la retraite en élévage laitier. Une ferme sur cinq recourt au salarié permanent. Je peux ajouter à ce tableau que 24 % des chefs d’exploitation sont des femmes. »
Des chiffres qui n’ont surpris personne. Pour Nathalie Beau, le renouvellement est un problème mais également le positionnement de la grande distribution : « La GMS s’organise pour avoir ses propres exploitations. On va devenir les salariés de la GMS. Le danger ne fait que commencer. En plus, en France, on produit cher, nous ne sommes pas compétitifs face à des produits européens qui sont produits pour moins cher, car la main-d’œuvre y est moins chère et les contraintes environnementales y sont également moindres. »
Stéphane Monnet

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Contrôle laitier : baisse nationale et départementale de la production laitière

Publié le 02/08/2018

Agriculture >

Lors de son assemblée générale, le Contrôle laitier a dévoilé les chiffres (souvent à la baisse)
de l’année 2017. Nathalie Beau a annoncé qu’elle quittait la présidence.


Nathalie Beau, présidente du Contrôle laitier de la Haute-Vienne, a ouvert l’assemblée générale 2018 en rappelant que, comme à son habitude, elle ne ferait pas de discours et que si elle avait émis, l’an passé, le souhait d’arrêter la présidence et qu’elle avait accepté de prolonger son mandat faute de candidats, cette fois, il n’irait pas plus loin. « C’est la dernière fois que je suis là en tant que présidente. J’assisterai au prochain conseil d’administration, et s’il n’y a pas de volontaire pour me succéder, je démissionnerai aussi du conseil d’administration pour que chacun prenne ses responsabilités. »
Céline Pignol, responsable du Contrôle laitier, a ensuite donné les grandes tendances de l’année : baisse du nombre d’adhérents (de 94 à 86) et de vaches (de 5 919 à 5 614) et, logiquement, baisse de la production. « Moins 20 % sur une année. » Elle a également précisé que parmi les démissionnaires, « huit ont arrêté la production laitière. »
En terme de production brute par vache, les chiffres sont également à la baisse. Toutes races confondues, la moyenne nationale s’établit à 8 406 kg, en recul par rapport à 2016. En Haute-Vienne, la baisse est également constatée : 8 011 kg de moyenne (contre  8 178  kg en 2016).
Amélioration de la qualité
« La race normande n’est pas celle où on a perdu le plus de vaches », a précisé la responsable. La production moyenne est même en légère augmentation pour cette vache : elle passe de 5 023 à 5 104 kg.
Au niveau de la qualité, les résultats continuent de tendre à l’amélioration. « Nous constatons une amélioration depuis trois ans, notamment sur les cellules, nous sommes passés en dessous de 300 000 de moyenne. »
Céline Pignol est également revenue sur les subventions données par FranceAgrimer. « Il nous fournit  toujours une aide de 6 000 euros pour réaliser et former nos groupes ”coûts de production”. Cette aide est renouvelée en 2018, mais FranceAgrimer nous demande de coupler nos études ”Coûts de production”  avec une thématique plus environnementale, comme le calcul de l’empreinte carbone. »
Une vingtaine d’exploitations sont toujours dans le dispositif régional « chèque avenir lait » qui permet de financer la réalisation d’un diagnostic global et un plan d’action technico-économique.
Stéphane Monnet


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Coussac-Bonneval : Génétique, animations et convivialité

Publié le 02/08/2018

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Le comice agricole de Coussac-Bonneval aura lieu le samedi 11 août dans les allées du château.
Une soixantaine de bénévoles sont à pied d’œuvre pour proposer un rendez-vous riche en animations.
Concours bovin et ovin
Le matin, le concours de bovins limousins débutera dès 9 h. Près de 120 animaux sont attendus, qui viennent de Haute-Vienne, de Corrèze et de Dordogne. Normalement, les éleveurs ont reçu un dossier d’inscription. Si tel n’était pas le cas, ils sont invités à contacter la mairie de Coussac-Bonneval au 05 55 75 20 29.
Un concours ovin de race charmoise est également au programme.
Animations...
Tout au long de la journée, des démonstrations de chiens de troupeaux seront organisées, ainsi qu’un baptême de quad. Des produits régionaux seront en vente et une exposition de vieux tracteurs Massey-Ferguson complétera le dispositif.
Le midi, la municipalité offrira un vin d’honneur. La remise des prix aura lieu vers 18 h.
... et restauration
Côté restauration, deux repas seront proposés : le midi, le veau sera à l’honneur avec de la poitrine de veau farcie concoctée par les bénévoles avec le concours du boucher de Coussac-Bonneval Le Bœuf gourmand. Le soir, les grillades seront à l’honneur avec un service open grill, à volonté. Ces deux repas ne nécessitent pas de réservation.
Nathalie Péneloux

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L’union de coop au service du terrain

Publié le 29/07/2018

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débats

«L’année 2017 ne sera pas une année record en terme de productivité numérique, la sécheresse de l’été et de l’automne 2016 ayant fortement impacté les livraisons d’agneaux sur 2017 (- 14 %). Notre système de production qui repose largement sur la production de l’herbe est touché à chaque épisode de sécheresse », explique Jean-Christophe Reix, président de Bellac Ovin. En effet, la sécheresse s’est accompagnée de mauvaises luttes, elles-mêmes suivies d’une baisse de la prolificité au printemps 2017, ce qui a entraîné un manque d’agneaux à commercialiser jusqu’à la fin de l’année. Les responsables restent néanmoins positifs puisque « si nous avons eu moins de volumes, les prix se sont tenus. Depuis 4 à 5 ans, les prix sont en moyenne stables à un niveau correct malgré des variations saisonnières observées sur l’année », ajoute Didier Poux, le directeur, qui « espère que le nombre d’agneaux disponibles reviendra à la normale en 2018 ».
Le moral de éleveurs n’est par conséquent pas impacté par le volet économique. Par contre, l’arrivée de la mouche à myiases Wolhfahrtia magnifica, qui provoque de sérieux dégâts sur les animaux en plus de nécessiter une surveillance renforcée des troupeaux et des traitements systématiques des brebis touchées, est préoccupante. Afin d’informer les éleveurs sur le cycle de la mouche et les actions mises en place pour limiter son développement, les responsables de Bellac Ovin avaient convié Aurore Raffier, vétérinaire conseil à la CDAAS, à l’assemblée générale. Elle a également présenté le plan de lutte collective  déployé avec les différents partenaires de la filière ovine de la Haute-Vienne, de la Charente et de la Vienne. « Le plan de lutte collective est pris en charge sur le terrain par l’équipe technique de la coopérative qui a été formée en conséquence », précise Didier Poux.

Une union de coop en évolution
Face à l’érosion du nombre des élevages ovins, liée à un nombre d’installations qui reste inférieur aux départs à la retraite,  les responsables de Bellac Ovin ont participé dès 2012 à la création de l’union de coopératives Écoovi pour restructurer les outils d’appui et de commercialisation. Aujourd’hui, les choses continuent d’évoluer. « Avec l’arrivée de Poitou Ovin dans l’union de coopératives, Écoovi compte maintenant un troupeau d’environ 100 000 brebis pour 300 éleveurs. 80 % des agneaux sont produits sous Siqo (label rouge Diamandin, IGP  Baronet Agneau du Limousin...). Écoovi renforce également son poids au niveau de l’aval puisqu’elle détient 52 % du capital de Sodem, 47 % appartenant à l’Alliance pastorale et le reste à d’autres coopératives », ajoute Didier Poux. Dans la foulée, Guillaume Metz, président d’Écoovi, a été nommé vice-président de Sodem et Didier Poux est entré au comité de direction.
Aujourd’hui, « Sodem est un outil coopératif qui revient dans les mains des professionnels et  grâce auquel nous avons créé un circuit court du producteur au consommateur. Cette avancée conforte les choix faits avec la création d’Écoovi en 2012. C’est la continuité. C’est un élément qui veut rassurer les administrateurs et donc les adhérents », conclut Didier Poux.
La nouvelle organisation entre Écoovi et Sodem sera largement présentée et débattue lors de l’assemblée générale d’Écoovi prévue le 26 septembre (lieu à déterminer).

Nathalie Péneloux

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Les formations du CDFAA 87

Publié le 28/07/2018

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Un « facilitateur de l’apprentissage »
Depuis début juin, Bruno Vincent est chargé du développement des CDFAA des trois départements du Limousin. « Je suis chargé d’aider les jeunes à trouver un maître d’apprentissage. Pour cela, je vais mettre en place un carnet d’adresses pour les CDFAA et renseigner et conseiller les nouveaux maîtres d’apprentissage. Je débute le recrutement pour la rentrée prochaine. Je rencontre beaucoup de personnes, aussi bien des  professionnels que des jeunes », explique-t-il.
« J’aurai également une mission de communication pour mieux faire connaître l’apprentissage et développer la notoriété de ce mode de formation », ajoute-t-il.
Pour son travail de prospection, il s’appuiera sur deux techniciens Chambre d’agriculture qui connaissent bien le terrain. Maëva Faure, basée à la Chambre d’agriculture de Tulle, l’épaulera sur la Corrèze et la Haute-Vienne tandis que Patrick Le Goux, basé à Guéret, l’assistera en Creuse.
Contact : bruno.vincent1@educagri.fr.

Les formations proposées par le CDFAA 87

La filière agricole :
• Sur le site des Vaseix :
— Certificat d’aptitude professionnelle agricole Métiers de l’agriculture (CAPa MA).
— Brevet professionnel Responsable d’entreprise agricole (BP REA)
— Brevet de technicien supérieur agricole Productions animales (BTSA PA).
• Sur le site de Magnac-Laval :
— Bac pro Conduite et gestion de l’entreprise agricole (Bac Pro CGEA).
• Sur le site de Bellac :
— Brevet professionnel Responsable d’entreprise agricole (BP REA)
— Certificat de spécialisation Conduite d’un élevage ovin viande (CS O).
• Sur le site de Saint-Yrieix-la-Perche :
— Certificat d’aptitude professionnelle agricole Métiers de l’agriculture (CAPa MA)
— Brevet professionnel Responsable d’entreprise agricole (BP REA)
— Certificat de spécialisation Tracteur et machines agricoles (CS TMA).
• Sur le site de Cussac :
— Brevet professionnel Responsable d’entreprise agricole (BP REA).

La filière paysage :
• Sur le site des Vaseix :
— Certificat d’aptitude professionnelle agricole Jardinier paysagiste (CAPa JP)
— Brevet professionnel agricole Travaux de l’aménagement paysager (BPA TAP).

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Une formation qui s’ancre sur le terrain

Publié le 28/07/2018

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réunion apprentissage

De g. à dr., Laurent Puil, directeur du CDFAA 87, Jean-Luc Martineau, chargé de l’inspection de l’apprentissage à la Draaf, et Corinne Mallefond, Chambre d’agriculture. (Ph. NP)

Les maîtres d’apprentissage et les apprentis sont invités tous les ans aux Vaseix début juillet pour compléter et signer les contrats d’apprentissage. C’est aussi l’occasion de mettre l’accent sur ce mode de formation.
L’apprentissage permet de préparer un diplôme allant du CAP à celui d’ingénieur. Conduit en alternance, l’apprentissage permet à l’étudiant de partager son temps entre une entreprise et son centre de formation. Attention : pour être agréé, le maître d’apprentissage doit être majeur et avoir une formation suffisante ou des compétences reconnues pour pouvoir encadrer un apprenti.
Lors de la réunion du 6 juillet organisée par le Centre départemental de formation des apprentis agricoles de la Haute-Vienne (CDFAA) aux Vaseix, et introduite par Laurent Pouil, directeur du CDFAA, Jean-Luc Martineau, chargé de l’inspection de l’apprentissage à la Draaf, s’est voulu rassurant : « La première fois, prendre un apprenti semble compliqué. Mais c’est beaucoup plus simple en vérité, même si des règles sont à respecter. » Il insiste sur la place que prend le travail en entreprise dans la formation de l’apprenti. « L’apprenti apprend sur le terrain et pas au CFA. Il est dans le monde du travail », dit-il.
Il salue par ailleurs la rencontre organisée par le CDFAA de Haute-Vienne qui est une très bonne initiative. « Cette réunion permet d’appréhender les différents points et tous les acteurs sont là pour aider à l’élaboration du contrat », ajoute-t-il.

Un contrat tripartite
Intervenant pour la Chambre d’agriculture, Corinne Mallefond a insisté sur la notion de contrat de travail. « L’apprenti qui a entre 16 et 25 ans a le statut de salarié. Il signe un contrat de travail qui relève du droit du travail », indique-t-elle. Ce contrat est signé entre l’employeur, l’apprenti (ou son représentant légal quand il est mineur) et le centre de formation. » Toutes les démarches liées au respect du Code du travail sont ensuite à suivre scrupuleusement, aussi bien par le maître d’apprentissage que par l’apprenti.
Outre les différentes déclarations à réaliser auprès de la MSA (déclaration préalable à l’embauche et rendez-vous pour une visite médicale d’embauche de l’apprenti), des points doivent être pris en compte concernant entre autres la sécurité. Ainsi, si l’apprenti est mineur, il ne doit pas être exposé à des travaux dangereux. Néanmoins, pour les besoins de la formation, une déclaration de dérogation aux travaux interdits est établie (elle est envoyée à la Direccte et renouvelée tous les 3 ans) ; le Document unique d’évaluation des risques (DUER) de l’exploitation doit être à jour, les actions de prévention mises en place et les obligations relatives à la santé et à la sécurité au travail respectées.    

Un statut pour l’apprenti
Corinne Mallefond a également rappelé les avantages dont bénéficient les apprentis et les maîtres d’apprentissage.
Ainsi, l’apprenti étant considéré comme un salarié, il bénéficie des mêmes droits et devoirs. La durée de travail est de 35 heures par semaine, sans dépassement autorisé pour les moins de 18 ans. Le salaire est calculé à partir du Smic, il est fonction de l’âge de l’apprenti, de l’année de formation et de la convention collective dont dépend l’employeur.
L’apprenti bénéficie d’un suivi régulier en CFA et en entreprise (formateur référent), il a une rémunération, une carte d’apprenti, des congés payés, une couverture sociale et son activité lui ouvre des droits à la retraite et aux Assedic. Il peut percevoir une allocation logement, avoir accès aux aides au transport, à l’hébergement, à la restauration, au premier équipement professionnel et au fonds social. Les allocations familiales perçues par ses parents sont maintenues s’il a moins de 20 ans et s’il perçoit moins de 55 % du Smic. Son salaire est exonéré d’impôt dans une limite égale au montant du Smic.  

Des aides pour l’employeur
L’employeur peut quant à lui prétendre à différents types d’aide. Ainsi, il existe une aide régionale de 1 000 euros par an, une aide au recrutement d’un premier apprenti ou d’un apprenti supplémentaire de 1 000 euros pour les entreprises de moins de 250 salariés. Une aide forfaitaire de 4 400 euros pour les douze premiers mois d’apprentissage (soit 1 100 euros par trimestre) est mise en place pour les entreprises de moins de 11 salariés qui recrutent un apprenti mineur. La première année d’apprentissage (pour un diplôme inférieur ou égal à Bac + 2) génère une aide fiscale de l’État de 1 600 euros (crédit d’impôt) pour les employeurs imposés au bénéfice réel. Les maîtres d’apprentissage sont éligibles au CICE. Les cotisations patronales et salariales (hors accident du travail et maladies professionnelles) bénéficient d’une exonération totale. Enfin, l’employeur bénéficie des aides à l’embauche d’un apprenti en situation de handicap.
Dès la rentrée, la Chambre d’agriculture proposera un « pack apprentissage » qui comprendra un accompagnement administratif des apprentis et des maîtres d’apprentissage, une formation autour de différents thèmes (la réglementation du travail, les règles de sécurité et de prévention, les démarches en ligne, les aides, etc.), un chéquier regroupant des prestations de la Chambre d’agriculture et un accès gratuit à l’outil Selso.

Nathalie Péneloux

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Transports : le wifi arrivera sur le Polt dans un an

Publié le 27/07/2018

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La ministre des Transports, Élisabeth Borne, en déplacement en Haute-Vienne, a introduit le comité de concertation du shéma directeur du Polt, le 16 juillet, au côté du préfet de Région, président du comité, Didier Lallement. (Ph. Stéphane Monnet)

La ministre des Transports, Élisabeth Borne, en déplacement en Haute-Vienne, a introduit le comité de concertation du shéma directeur du Polt, le 16 juillet, au côté du préfet de Région, président du comité, Didier Lallement. (Ph. Stéphane Monnet)

Lors de son déplacement en Haute-Vienne, le 16 juillet, la ministre des Transports, Élisabeth Borne, a pris le temps d’introduire le comité de concertation de la ligne ferroviaire Paris – Orléans – Limoges – Toulouse (Polt).
Ce comité mis en place en décembre 2015 est présidé par le préfet de Région, actuellement Didier Lallement. Il permet non seulement de faire le point sur les travaux en cours, mais également d’imaginer les scénarios de desserte envisagés à l’horizon 2025. Comme l’a rappelé la ministre, le Polt « restera durablement la porte d’entrée ferroviaire du Berry et du Limousin. À la fin des travaux en cours, en 2025, les trains mettront moins de 2 h 50 pour relier Paris à Limoges, au lieu de 3 h 20 aujourd’hui ».
Ces dernières années, les temps de trajet sur la ligne n’ont fait qu’augmenter avec une moyenne actuelle à 3 h 20. « Améliorer le temps de parcours et réduire les incidents » est l’ambition de 1,6 milliard d’euros de travaux engagés sur la période 2015 – 2025. « Je pourrais vous promettre plus, a poursuivi la ministre des Transports, mais ce serait ni réaliste ni tenable. Je sais que les temps de parcours se sont allongés. L’enjeu est qu’on revienne à des temps de parcours en dessous des 2 h 50. »
Matériel roulant
L’état de vétusté du matériel roulant sur le Palito (comme l’appelle la SNCF) a été pointé du doigt par de nombreux usagers. Si les anciens wagons-couchettes reconvertis en wagons de jour ne sont plus utilisés sur la ligne depuis janvier, les nouveaux matériels roulants ne devraient pas entrer en service avant 2025. « Le remplacement des rames Corail actuelles par des trains neufs, progressivement, est prévu. L’appel d’offres est en cours », a assuré Élisabeth Borne. En mars 2017, lors d’un précédent comité de concertation, Guillaume Karakouzian, responsable de la mission autorité organisatrice des trains d’équilibre du territoire (TET), dont le Polt fait partie, avait annoncé une signature des marchés à la mi-2018. Le calendrier précis du renouvellement des matériels reste donc incertain. La ministre a annoncé que le calage précis de ce calendrier était en cours et qu’il serait dévoilé « dans le cadre de la préparation de la loi de programmation que je présenterai au Parlement à la rentrée*. Mais le financement par l’État de ses rames est acquis ».
Afin de faire patienter les usagers de la ligne, la ministre a annoncé l’équipement de 133 voitures roulant sur le Polt en service wifi. L’investissement, payé par l’État, s’élève à 4,7 millions d’euros. La SNCF estime que le wifi devrait être disponible à la mi-2019 sur le Polt. Sur la ligne TGV Paris-Lyon, il est en service depuis le 15 décembre 2016.

Stéphane Monnet

* La loi d’orientation sur les mobilités était initialement prévue au printemps.

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Chasse : Une première innovante pour la Haute-Vienne

Publié le 26/07/2018

Ruralite >

De g. à dr., S. Hau, directeur de la FDC87, C. Groleau, président de la FDC87, et É. Bonnet, directeur de la distribution à CRCO. (Ph. TG)

La Fédération des chasseurs de la Haute-Vienne signe une convention de partenariat avec le Crédit Agricole pour l’équipement des chasseurs.
La Fédération de chasse de la Haute-Vienne et le Crédit Agricole Centre Ouest ont réfléchi au financement d’une campagne de chasse.
En effet, une étude menée par la Fédération nationale de chasse fait ressortir que le budget moyen d’un chasseur atteint environ 1 800 euros par an.
Afin que le financement ne soit pas un frein à cette activité de loisir, une mensualisation adaptée sur 12 mois à un taux seulement de 2 % est possible avec le « #PRETACHASSER ».
La mise en place de ce prêt se fera sans frais de dossier avec des montants qui pourront varier de 1 500 E à 2 500 E. Ce taux et ces montants seront réservés aux adhérents de la FDC 87 2018-2019. Pour obtenir ce prêt, il suffira de présenter la validation de son permis de chasse 2018-2019, même si on n’est pas client au Crédit Agricole.
Cette offre est valable uniquement jusqu’au 31 octobre 2018. Pour Éric Bonnet, directeur de la distribution au Crédit Agricole du Centre Ouest, cette offre s’intègre dans la tendance actuelle où beaucoup de biens et de services sont de plus en plus mensualisés.

Thierry Ganteil

Des changements pour l’achat et la détention d’armes
La loi du 26 février 2018 et le décret n° 2018-542 du 29 juin 2018 modifient certaines règles relatives à l’acquisition et à la détention des armes à feu. Certaines dispositions entreront en vigueur le 1er août 2018. La plupart des fusils et des carabines de chasse sont classés maintenant en catégorie C (soumise à déclaration). Certaines armes changent de catégorie. Ainsi les armes de chasse à un coup par canon lisse, qui étaient classées en catégorie D (soumises à enregistrement), sont désormais en catégorie C (soumis à déclaration). Pour ces armes une procédure de régulation est prévue. Pour celles qui ont été acquises avant le 13 juin 2017 (date d’entrée en vigueur de la directive européenne), le récépissé d’enregistrement vaudra récépissé de déclaration. Pour les armes acquises entre le 13 juin 2017 et le 1er août 2018, les modalités ne sont pas encore connues mais la régularisation devra être effectuée avant le 14 décembre 2019.
Le décret supprime toute possibilité de vente et de livraison d’armes et de munitions directement entre particuliers. La vente et la livraison d’armes entre particuliers doit se faire obligatoirement par un professionnel autorisé (armurier ou courtier), ceci pour assurer un contrôle fiable de l’identité de l’acquéreur et de l’enregistrement de l’arme ainsi que du contrôle du Finiada (Fichier national des personnes interdites d’acquisition et de détention d’armes).

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Une foire aux béliers suivie

Publié le 26/07/2018

Agriculture >

Samedi 21 juillet, plus de 30 sélectionneurs venus des quatre coins de France ont présenté 360 reproducteurs inscrits à la foire aux béliers de Bussière-Poitevine. Le nombre était en hausse par rapport à 2017 où on comptait environ 330 béliers.
Les principales races utilisées en production d’agneaux de boucherie étaient au rendez-vous avec, dans le peloton de tête, les charolais, les texel et les suffolk. Des antenais (14-16 mois) et des agneaux (6-8 mois) étaient présentés. Les prix se sont inscrits dans une fourchette de 500 à 550 euros pour les premiers et de 400 à 450 euros pour les seconds.
« Les lots présentés étaient très homogènes et de belle qualité », remarque Jean-François Maisonnier, le président de la foire. Il souligne également une fréquentation correcte. Au final, 40 % des animaux ont trouvé preneur. Les acheteurs venaient de la Haute-Vienne et de la Vienne, mais aussi de la Creuse, de l’Indre, de la Charente et parfois même des Deux-Sèvres.
La foire s’est déroulée sous une météo clémente et dans une bonne ambiance « grâce à l’implication de l’ensemble des bénévoles qui fait la force de notre foire et nous donne le plaisir de continuer », conclut le président.

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Des vacances sous le signe de l’écolabel

Publié le 23/07/2018

Ruralite >

Environnement. Depuis 2003, l’écolabel européen permet à des hébergements touristiques de mettre en avant leur démarche écologique. Aux Cars, le hameau de gîtes Les Ribières a obtenu le label dès 2009.

L’écolabel européen est peu connu du grand public. Créé en 1992, il est pourtant présent aujourd’hui dans cinquante-deux catégories de produits ou services, dont le tourisme depuis 2003. Dans cette catégorie, il repose sur six grands principes : gestion de l’eau, maîtrise de l’énergie, implication des touristes, achats responsables, gestion des déchets et protection de l’environnement et de la biodiversité.

Florence Bélair, conseillère municipale aux Cars, Delphine Fayol, responsable du hameau de gîtes Les Ribières, Cathy Pauliat de l’Afnor, Cédric Sous de l’Ademe et Caroline Poujol, chargée de mission tourisme durable au parc naturel régional Périgord-Limousin (Ph. Stéphane Monnet)

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Écoles rurales : le couperet des effectifs

Publié le 22/07/2018

Ruralite > Collectivités >

Carte scolaire. À l’occasion de la signature de la convention pour l’aménagement scolaire, deux visions de l’école en ruralité, celle de l’État et celle des élus locaux, ont montré leurs divergences.

Une convention « pour un aménagement du territoire scolaire » vient d’être signée en Haute-Vienne par l’association départementale des maires (ADM 87) et l’association départementale des maires ruraux d’une part et l’Éducation nationale d’autre part. Tous les départements situés autour de la Haute-Vienne avaient contracté un tel engagement en 2017 et l’objectif de l’Éducation nationale est de mettre en place partout ces « conventions ruralité ».

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Faire reconnaître la présence du loup

Publié le 20/07/2018

Agriculture >

Loup. La directive Habitats de l’Union européenne prône le retour des grands prédateurs. Pourtant, la question du loup met en péril les systèmes d’élevage plein air, notamment ovins. Inquiets, les éleveurs souhaitent être épaulés.

Suite à différentes attaques qui montrent des caractéristiques de prédation inhabituelles, dix éleveurs de Haute-Vienne, de Creuse et de Corrèze se sont fédérés en association. Ils ont choisi de travailler avec le laboratoire Forgen, basé en Allemagne. Leur objectif : recueillir des informations pour mettre en avant, ou pas, le fait que ces attaques soient imputables à un ou des loups. Des prélèvements sur les animaux prédatés ont été réalisés et transmis à Forgen. Les résultats, bien que parfois partiels, ont permis d’élaborer une carte interactive qui met en évidence la progression de ce grand prédateur sur le Limousin. À ce jour, quatre individus, deux mâles et deux femelles, séviraient sur la zone.

De g. à dr. Yves Delaunay, Alexandre Pagnaud, Florent Chastel, Émilie Delaunay et Simone Agut. (Ph. NP)

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La RN 147 aura... un comité de pilotage

Publié le 19/07/2018

Ruralite > Transports >

Transports. La ministre Élisabeth Borne est finalement venue en Haute-Vienne. Elle a annoncé qu’un comité de pilotage serait mis en place pour étudier les solutions possibles d’amélioration de l’axe Limoges-Bellac-Poitiers.

Après plusieurs visites reportées, la ministre des Transports, Élisabeth Borne, était en déplacement en Haute-Vienne lundi 16 juillet. Attendue sur plusieurs sujets et notamment celui de la RN 147, elle a répété plusieurs fois qu’elle n’était pas là pour faire de fausses promesses. De fausses promesses, il n’y en a donc pas eues, et de décisions non plus.

Élisabeth Borne arrive à la préfecture de Limoges, lundi 16 juillet, suivie de Raphaël Le Méhauté, préfet de la Haute-Vienne, futur président du comité de pilotage, et de Didier Lallement, préfet de région Nouvelle-Aquitaine, dont on attend sur la RN 147 l’étude d’itinéraire. (Ph. Stéphane Monnet)

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La saison des baignades est ouverte

Publié le 18/07/2018

Ruralite >

Les services de l'État (DDCSPP, ARS, SDIS, Gendarmerie), en présence du préfet de la Haute-Vienne, ont procédé au contrôle du site de baignade surveillée de l'étang de Puy Chaumartin sur la commune de Château-Chervix. La Haute-Vienne comprend 25 sites de baignade, au 12 juillet, tous sont conformes et présentent une qualité des eaux de niveau "bon" à "excellent".

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Jeunes en scène : candidatures ouvertes

Publié le 18/07/2018

Ruralite > Collectivités >

Limoges Métropole. Le tremplin musical organisé par la communauté d’agglomération se tiendra pour sa troisième édition au Zénith de Limoges le 24 novembre prochain. Les candidatures sont ouvertes.

 Franck Dettinger sur la scène du Zénith de Limoges lors de la saison de Jeunes en scène en octobre 2017. (Ph. S. Monnet)

Les candidatures pour le tremplin musical Jeunes en scène sont ouvertes. Pour la 3e année consécutive, Limoges Métropole propose aux jeunes artistes (entre 18 et 35 ans) de la région Nouvelle-Aquitaine d’envoyer des créations originales et de se qualifier pour jouer sur la scène du Zénith de Limoges le 24 novembre lors de la grande soirée finale.

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Mes Frères en attente

Publié le 13/07/2018

Ruralite >

Cinéma. Le film, Mes Frères, soutenu par la Fondation Groupama ne trouve pas de salle.

Lors de sa venue à Limoges pour l’avant-première de son film, Bertrand Guerry découvrait une partie du monde du cinéma qu’il ne connaissait pas : la distribution. Lui qui sortait son premier film en tant que réalisateur, qui avait mis tant d’énergie à le produire, se rendait compte que son film serait peut-être visible dans un nombre très réduit de salles. Le 5 juin, il constatait qu’il n’avait aucune idée – la sortie nationale de Mes Frères était fixée au 4 juillet – du nombre de cinémas qui programmeraient son film.

À Limoges, l’avant-première organisée par la Fondation Groupama pour la santé et les cinémas Grand Écran s’était bien déroulée (voir ci-dessous). « À l’invitation de Groupama, une soixantaine de personnes avaient fait le déplacement, s’est réjouie Marie-Claude Nadalet, présidente de Groupama Haute-Vienne, et une vingtaine de personnes qui avaient entendu parler de cette avant-première ». Après un échange avec la salle, le réalisateur était optimiste et rappelait que 50 % des bénéfices réalisés par le film seront reversés à l’association FOP France, qui agit pour les gens atteints de la maladie de l’homme de pierre (comme l’un des personnages du film) ou fibrodysplasie ossifiante progressive.

Olivier Dumont, directeur du Grand Écran Ester, lui confirmait alors que son film serait à l’affiche. Il ajoutait seulement : « Je ne peux cependant pas vous dire dans lequel des trois cinémas de Limoges. » Ester, le Lido, et le cinéma du Centre appartiennent au même exploitant, les Cinémas Grand Écran également présents à Libourne, Bergerac...

Privé de séances

Mais le 4 juillet, pas de Mes Frères sur les écrans limougeauds. Ni même haut-viennois. Pas plus que le 11 juillet. Du côté du distributeur du film, Mitiki, c’est la déception. « On croyait vraiment que le film serait distribué à Limoges, a reconnu Jonathan Musset, de Mitiki. Nous étions, après l’avant-première, persuadés qu’il ferait la sortie. Mais comme c’est un film fragile, sans comédiens connus, nous ne sommes pas en position de force. Il a été enlevé au profit d’un film plus porteur. »

Pour Bruno Penin, directeur des Grands Écrans, « il y a beaucoup de films qui sortent, et Mes Frères, c’est une petite sortie. Des fois, on n’a pas assez de salles. Si on peut, on le diffusera, mais je ne peux pas vous dire quand. La programmation se fait le lundi soir pour le mercredi ».

STÉPHANE MONNET


Cinéma. La Fondation Groupama est partenaire du premier long métrage de Bertrand Guerry. Mes frères aborde le thème de la maladie et de la famille avec force et humanité. Sortie nationale le 4 juillet.

Autant ses personnages sont avares de mots, autant le réalisateur Bertrand Guerry est intarissable. Venu présenter le 5 juin, en avant-première, son premier long métrage de fiction, Mes frères, au cinéma Grand Écran de Limoges Ester, il a longuement échangé avec la salle.

Le réalisateur Bertrand Guerry et Marie-Claude Nadalet, présidente de Groupama Haute-Vienne, lors de l’avant-première du film Mes frères au cinéma Grand Écran à Limoges le 5 juin. (Ph. Stéphane Monnet )

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Les radicaux renouent avec leur histoire

Publié le 13/07/2018

Ruralite >

Politique. Après le chamboule-tout de l’élection présidentielle de 2017, les radicaux se sont réunifiés, mettant un terme à plus de 40 ans de scission. En Haute-Vienne, le Mouvement radical vient d’être officiellement présenté.

Depuis décembre 2017, le parti radical est réunifié au plan national. Ce parti s’était divisé en 1972 : tandis que le parti radical valoisien s’ancrait au centre droit et a fait partie de l’UDF puis de l’UDI, le PRG (parti radical de gauche) s’alliait aux partis de gauche. Le parti réunifié s’est intitulé « Mouvement radical social-libéral » et a tenu son premier congrès national le 24 janvier de cette année.

Le bureau du Mouvement radical social-libéral de Haute-Vienne (de g. à dr.) : Pierre Lefort, Vincent Léonie, Marie-Claude Lainez, Jean-Marc Gabouty, Monique Boulestin, René Arnaud, Sylvie Billat. (Ph. E. Dueso)

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Limoges Métropole jouera bien la carte de la communauté urbaine

Publié le 11/07/2018

Ruralite > Collectivités >

Réforme territoriale. Après une tentative avortée fin 2016, les élus communautaires ont adopté le 22 juin un pacte de gouvernance qui devrait permettre aux vingt communes de Limoges Métropole de passer en communauté urbaine. Le 27 juin, le conseil municipal de Limoges a validé ce pacte, ainsi qu’un protocole d’accord spécifique entre la ville-centre et l’agglo, mettant fin à plusieurs mois de blocage.

La dérogation pour cause de perte du titre de capitale régionale courait jusqu’à fin 2019. Après cette date, Limoges Métropole, ses vingt communes et ses 208 705 habitants n’aura plus la possibilité de devenir une communauté urbaine (CU), statut réservé aux entités de plus de 250 000 habitants.

Alors que le Grand Poitiers a saisi cette opportunité en septembre 2017 et qu’au sud de la région la communauté d’agglomération Pays basque, née le 1er janvier 2017 de la fusion de dix intercommunalités, revendique 300 000 habitants et se présente comme le second bassin de population de la Nouvelle-Aquitaine, le refus de cette évolution par une majorité des élus de Limoges restait peu compréhensible.

« On a présenté cette opposition comme une querelle de personnes, a regretté Émile-Roger Lombertie, lors d’une conférence de presse conjointe avec Gérard Vandenbroucke, jeudi 21 juin. Jamais cela n’a été une querelle de personne. Nous avons eu des moments d’escarmouche car nous avions deux visions différentes et pas eu l’occasion d’en parler. »

Conférence de presse commune, Émile-Roger Lombertie, maire de Limoges et Gérard Vandenbroucke, président de la communauté d’agglomérations de Limoges Métropole, le 21 juin 2018 à Limoges, pour présenter les modalités de l’accord trouvé pour un passage en communauté urbaine avant le 1er janvier 2019.

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Ce qui fait déménager les étudiants

Publié le 09/07/2018

Ruralite >

Société. La très grande majorité des bacheliers de Nouvelle-Aquitaine reste dans la région pour poursuivre ses études supérieures ou travailler. Cependant, un peu plus de la moitié change de résidence.

Où habitent les jeunes de Nouvelle-Aquitaine pendant leurs études ? Quel est le poids de leurs moyens financiers sur leur lieu de vie ? Et sur leurs choix de filière ? Telles étaient les questions auxquelles devait répondre l’enquête menée par l’Insee de Nouvelle-Aquitaine. Son étude porte sur des statistiques de l’année 2015 (avant la réforme territoriale) communiquées par les systèmes d’information du ministère de l’Enseignement supérieur.

La recherche d’une offre importante

Elle montre que les étudiants se concentrent autour des zones qui proposent une offre de formations diversifiée. Ainsi, Bordeaux, Limoges et Poitiers, les trois grands sites universitaires de la région rassemblent les deux tiers des étudiants, alors que des formations post-bac existent partout dans la région. Un peu plus de la moitié des étudiants de Nouvelle-Aquitaine (55 %) ont déménagé. Les autres font le trajets quotidiennement jusqu’à leur lieu d’études.

De façon prévisible, les jeunes issus des zones qui offrent le moins de formations sont ceux qui déménagent le plus souvent tandis que ceux qui résident au moment du bac près d’un des trois pôles universitaires restent le plus souvent chez leurs parents (entre 12 et 19 % d’entre eux changent de logement en entrant dans l’enseignement supérieur).

Source : MESRI - SIES Système d’information SISE et Scolarité - 2015.

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Rectorat : La mobilisation a fait bouger les lignes

Publié le 05/07/2018

Ruralite >

Éducation. Alors qu’un rapport préconise la disparition des rectorats de Limoges et Poitiers au profit de celui de Bordeaux, une manifestation était organisée devant le rectorat de Limoges. Une délégation a été reçue par la rectrice.

Depuis l’annonce en 2015 de la fusion des trois Région Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes, l’annonce de la disparition des rectorats de Limoges et Poitiers revient de façon récurrente. En déplacement en Creuse en mai, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, constatait que la France possédait désormais treize Régions mais trente rectorats et que cela occasionnait « toute une série de problèmes ».

 Christine Gavini-Chevet, rectrice de l’académie de Limoges, a reçu une délégation des manifestants, mercredi 27 juin. (Ph. Stéphane Monnet)

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Le pacte de confiance ne passe pas

Publié le 29/06/2018

Ruralite > Collectivités >

Politique. Particulièrement dense, la dernière assemblée plénière du Conseil départemental a mis en évidence la tension des relations avec l’État central.

Lors de la dernière assemblée plénière du Conseil départemental, la politique du gouvernement et ses répercussions en Haute-Vienne ont fait l’objet de vives critiques, pas seulement dans les rangs de la majorité départementale. Contractualisation du budget avec la préfecture, problèmes de sécurité non résolus dans les quartiers défavorisés de Limoges, travaux retardés sur la RN 147, menaces sur le rectorat, fermetures de trésoreries en ruralité... Les motifs de mécontement étaient nombreux lors de cette séance qui recevait la visite annuelle du préfet de la Haute-Vienne. Ce dernier a tenté, sans succès, de rassurer les élus départementaux.

ESTELLE DUESO  ,  Jean-Claude Leblois, président du Conseil départemental et Raphaël Le Méhauté, préfet de la Haute-Vienne, le 21 juin. (Ph. E. Dueso)

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Des entreprises et bientôt le haut débit

Publié le 29/06/2018

Ruralite > Collectivités >

Ruralité. Le 15 juin, Bénédicte Martin, sous-préfète de Bellac, s’est rendue sur la commune des Grands-Chézeaux, aux confins de la Haute-Vienne, de l’Indre et de la Creuse.

La venue de Bénédicte Martin, sous-préfète de Bellac, sur la commune des Grands-Chézeaux devait lui permettre de prendre connaissance des dossiers portés par la commune et surtout de rassurer les élus qui doivent trouver leurs repères dans la nouvelle communauté de communes qu’est le Haut-Limousin en Marche.

Le maire, des membres du conseil municipal et employés de la mairie ont accueilli Bénédicte Martin. De g. à dr. : Jean-Pierre Philippon, André Hérault, Sylvie Bennab, Karine Fillaud, Mireille Personne, Nathalie Paturaud, Bénédicte Martin, Louis Dauny et le maire Jacques Dufourd. (Ph. NP)

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Limoges Métropole teste un enrobé qui capte une partie de la pollution de l'air

Publié le 25/06/2018

Ruralite > Collectivités >

Limoges Métropole a lancé sur un parking du CHU de Limoges un test grandeur nature d'un enrobé mis au point par Eurovia et vendu comme "dépolluant" : il absorberait une partie de la pollution produite par les véhicules.

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Vénus à la décharge

Publié le 25/06/2018

Ruralite >

À l’occasion de la journée mondiale de l’environnement, Channi Anand, photographe de l’agence Associated Press, a réalisé dans une décharge de Jammu (Inde) un cliché magnifique et dérangeant : une belle jeune femme émerge d’une mer de plastique, toisant l’immense étendue de détritus. Un de nos confrères français a nommé cette photo « Vénus à la décharge ». L’ironie est sans doute cruelle mais bien moins que le sort de cette jeune Indienne, chiffonnière triant inlassablement les déchets des industries locales, les bras couverts de produits toxiques. L’État indien dans lequel elle vit possède un potentiel touristique largement compromis par son incapacité à gérer les montagnes de plastique qui envahissent le paysage. Il a lancé une vaste opération de collecte et de recyclage effectuée par les plus pauvres, évidemment.

La marée de plastique qui menace de recouvrir certaines régions de l’Inde est un problème récurrent qui n’a pour l’instant pas trouvé de solution malgré les initiatives législatives. Peut-on s’en étonner ? Au début de l’année, la Chine a annoncé qu’elle ne servirait plus de poubelle à l’Europe. De riches pays, dont le nôtre, se sont retrouvés bien embarrassés de leurs tonnes de détritus soi-disant recyclables, consciencieusement triés par leurs citoyens, qu’il était bien pratique de déverser au loin sans se soucier de leur destination finale.

Ces plastiques que nous entassons sans fin seront la marque la plus tangible de notre passage sur Terre lorsque nous ne serons plus. Nous léguons des continents de plastique à la postérité. De nos pensées, de nos passions, de nos joies ou de nos peines, il ne restera rien. Mais la petite barquette dont nous aurons mangé le contenu, en quelques minutes sans y penser, sera toujours là, témoin impitoyable et durable de notre inconséquence.

Estelle Dueso

 

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« Ils n’ont pas touché aux tilleuls »

Publié le 22/06/2018

Ruralite > Collectivités >

Aureil. Des plots en bois, des piliers en granit, des places de stationnement matérialisées, le centre-bourg se rénove sans toucher à l’alignement de tilleuls qui agrémentent le cœur de la plus petite commune de l’agglo.

Le nouveau visage de la rue des Écoles. (Ph. Stéphane Monnet)

Le centre-bourg rénové de la plus petite commune de Limoges Métropole vient d’être inauguré. Pour rappeler l’existence d’anciennes mines d’or, comme l’évoque son nom, Aureil, les tons ocre ont été privilégiés. Et l’alignement de tilleuls qui jouxte la façade nord de l’église a été conservé. « Nous avions adressé un questionnaire à tous les habitants d’Aureil, a indiqué le maire, Bernard Thalamy, sur 420-430 questionnaires distribués, il en est revenu 79. En soi, ce n’est pas mal. Il en est ressorti qu’il nous fallait garder le caractère du bourg et ne pas abattre de tilleuls. Cela nous allait bien. »

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Les Baronets d'or 2018 en vidéo

Publié le 21/06/2018

Agriculture > Ovins >

La coopérative Limovin a remis lors de son assemblée générale ses traditionnels Baronet d'or. Cinq élevages ont été récompensés. Pour la première fois, un éléveur de Corrèze se voit décerner le prix.

Gaec de Courieux

Gaec Chalifour

Florence Péchoux

Roger-Guy Chafer

 Gaec de la Mijoie

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Des projets novateurs pour le Ciirpo

Publié le 18/06/2018

Agriculture > Ovins >

Expérimentation. Le programme de recherche détaillé lors de l’assemblée générale du Ciirpo, le 29 mai, a mis en lumière des projets innovants.

Dans son programme de recherche 2015-2020, le Ciirpo met l’accent sur trois axes de travail : l’amélioration de la compétitivité économique, le développement des pratiques agroécologiques et l’adaptation au changement climatique et l’amélioration des conditions et de l’efficacité du travail. Au sein de chacun d’eux, différents projets, études et expérimentations novateurs sont conduits chaque année. En 2017, la Ferme du Mourier est ainsi devenue la première Digiferme ovine de France. Elle est donc un site de test pour des outils intégrant des technologies numériques. Un distributeur automatique de concentrés sera notamment testé cette année. Novatrice, la ferme du Mourier l’est également dans ses bâtiments. En cours de réalisation depuis 2015, la bergerie innovante et à énergie positive est entrée en fonction à l’automne dernier. Dotée de panneaux photovoltaïques, la bergerie ne dispose pas de couloir central, l’alimentation se faisant sur les côtés par le biais de volets électriques.

L’assemblée générale du Ciirpo est l’occasion de dresser la liste des nombreuses expérimentations menées par le centre. (Ph. P. Dumont)

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La fondation Senghor en Haute-Vienne ?

Publié le 17/06/2018

Ruralite >

Francophonie. La ville de Limoges a déposé sa candidature pour accueillir l’antenne française de la fondation Léopold Sédar Senghor.

Avec la création des Francophonies en 1984 et de la bibliothèque francophone multimédia en 1998, la politique culturelle de Limoges et de ses alentours a depuis longtemps investi le très vaste domaine de la langue française en dehors de la France.

De g. à dr. : Christophe Verger, Abdourahmane Koïta, Émile-Roger Lombertie, Loïc Depecker, Henri Senghor et Philippe Pauliat-Defaye (Ph. E. Dueso)

La ville de Panazol est jumelée avec celle de Diofior, au Sénégal et une étroite coopération culturelle est entretenue. Ces relations suivies ont amené le directeur des services de Panazol, Christophe Verger, à être nommé par le Sénégal « délégué général de la fondation Senghor pour la France ». Il s’agit pour lui d’installer une antenne sur le territoire français. La fondation Léopold Sédar Senghor a été créée en 1974 par des intellectuels et parrainée par Léopold Sédar Senghor. Elle a pour vocation de « sauvegarder et enrichir le patrimoine culturel africain » et favoriser le développement de l’enseignement supérieur et la recherche. Elle appuie notamment la diffusion des travaux scientifiques

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2566 brebis tondues en 24 heures non stop

Publié le 11/06/2018

Agriculture > Ovins >

2566 brebis tondues en 24 heures non stop, 2 équipes de 3 tondeurs en relais, 6 tonnes de laine collectées, 85 bénévoles, 6 juges nationaux et internationaux, des dizaines de rotation en tracteur et en camion, 21 éleveurs, 5 transporteurs ; L’Association pour le Mondial de Tonte de Moutons a remporté un nouveau défi, au Marché au cadran des Hérolles (86), avant l'organisation des mondiaux de tonte l'année prochaine.

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Egalim : tour d'horizon avec Sophie Beaudouin-Hubière, députée, vice-présidente de la commission des affaires économiques (LREM)

Publié le 08/06/2018

Agriculture >

Sophie Beaudouin-Hubière est députée de la 1re circonscription de la Haute-Vienne, vice-présidente de la commission des affaires économiques (LREM)

  • Contractualisation. « Nous avons souhaité un texte le plus équilibré possible. À l’issue des états généraux où un certain nombre de liens avaient été renoués entre les acteurs, l’idée était de passer le plus possible par l’incitation plutôt que par la coercition, dans tous les domaines. Dans le domaine de la contractualisation – même si on inverse la construction du prix, désormais le producteur va pouvoir intégrer ses coûts de production – il nous semblait opportun de laisser de la place à la confiance. C’est notre ADN à la République en marche de vouloir faire confiance. On crée un contexte favorable, aux acteurs de faire preuve de responsabilité. Ce n’est pas la peine de rajouter des normes et des contraintes. »
  • Record d’amendements déposés. « Ça touche à nos consommations, à ce que nous avons tous dans nos assiettes. Il y a aussi un certain nombre de députés de territoires ruraux, comme je peux l’être, donc nous sommes très intéressés (par cette loi). Je vais être aussi critique : en tant que vice-présidente de la commission des affaires économiques, je suis destinataire par les lobbies de tous ordres d’un certain nombre d’amendements. Je m’interroge devant ces amendements qui sont parfois repris, notamment par une famille politique, quasiment au mot près et parfois à la faute d’orthographe près. C’est un peu gênant. »
  • Lobbies. « Lors des états généraux de l’alimentation, sur tous les chantiers, il y a eu des concertations avec tous les acteurs : ONG, associations de consommateurs, producteurs, industriels... Il est normal qu’au moment de la construction de texte et du débat, on les retrouve et qu’ils soient vigilants.[...] C’est aussi leur rôle de nous informer et de nous alerter, ils sont spécialistes dans leur domaine. »
  • Étiquetage sur les modalités de production. « Il y a une vraie question autour de l’étiquetage sur laquelle on n’est peut-être pas arrivé à une position claire, parce que c’est compliqué. Il faut à la fois avoir un étiquetage précis pour le consommateur qui doit savoir ce qu’il y a dans ou sur ce qu’il mange, comment ça a été élevé ou cultivé. Mais c’est aussi compliqué parce qu’on prend le risque d’avoir des étiquettes incompréhensibles. Il est difficile de trouver la meilleure solution. Cet amendement répond à un besoin de plus en affiché des consommateurs qui disent : on veut savoir ce que l’on mange, comment c’est produit. »
  • Évaluation. « J’ai déposé un amendement qui a été refusé par le ministre sur le contrôle et l’évaluation de cette loi. Une fois que la loi sera définitivement votée, je serai vigilante sur comment et à quels moments les décrets d’application seront pris. Une loi qui n’a pas ses décrets d’application reste lettre morte. Je serai aussi très intéressée de voir à dix-huit mois ou deux ans quels seront ses premiers effets puisqu’il ne faut pas perdre de vue que l’idée première de ce projet de loi c’était de donner des revenus corrects aux agriculteurs. Je serai attentive à voir si les effets que l’on attendait sont bien au rendez-vous. »
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Le spectre du loup

Publié le 31/05/2018

Agriculture >

Courrier. La profession s’alarme d’une possible arrivée du loup dans le département.

Jean-Marie Delage, président de la Chambre d’agriculture de la Haute-Vienne, Karen Chaleix, présidente de JA 87, Claude Souchaud, président de la FDO et Boris Bulan, président de la FDSEA 87 ont envoyé au préfet de la Haute-Vienne la lettre suivante :

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Une journée d’information sur l’autoconsommation

Publié le 31/05/2018

Ruralite >

Énergie. Le 19 juin, une rencontre avec les professionnels et experts permettra de répondre aux questions sur l’autoconsommation.

Encore récemment, l’autoconsommation électrique était reléguée au rang des lubies : il fallait produire pour revendre. Avec la baisse des tarifs de rachat et l’intérêt croissant pour la transition énergétique, cette question revient.

Le 19 juin, à Limoges puis à Rilhac-Lastours, une journée d’information, de retour d’expérience et d’échange est consacrée à cette thématique. La matinée, dédiée à l’information juridique et aux échanges, se tiendra à Ester avant un déplacement (probablement en bus) pour visiter dans l’après-midi les installations de la commune de Rilhac-Lastours. Cette journée s’adresse d’abord aux collectivités et professionnels mais est ouverte aux particuliers qui devraient y trouver un panel d’experts pour répondre à leurs questions.

La loi du 24 février 2017 qui met en place des mesures favorables à l’autoconsommation distingue autoconsommation individuelle et collective. La première concerne les producteurs qui utilisent sur un même site l’énergie qu’ils produisent. La deuxième se met en place dans un groupe ayant le statut de personne morale où producteurs et consommateurs ont en commun un poste de transformation. Dans ce cas, l’installation de compteurs Linky est indispensable.

Ces deux modes d’utilisation de l’électricité produite seront évoqués durant la journée du 19 juin organisée par le cluster éco-habitat, Enedis, Ester technopole, Limoges Métropole et le Pôle environnement. Pour participer à cette rencontre, l’inscription est obligatoire (avant le 15 juin) et se fait sur internet.

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PNR : 20 ans de réflexion sur l’énergie

Publié le 27/05/2018

Ruralite >

Territoires. Partenaires depuis la création du parc, le PNR Périgord-Limousin et l’Ademe parient sur la capacité des territoires ruraux à innover en matière de transition énergétique.

Le Parc naturel régional Périgord-Limousin fait figure de pionnier en matière de transition énergétique, ce qui lui vaut d’être régulièrement sollicité pour essaimer dans la région Nouvelle-Aquitaine. « L’Ademe attend des territoires qu’ils mettent en avant des expriénces transposables », note Cédric Sous, expert de l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. Or une soixantaine de collectivités se lancent à l’échelon régional dans un projet de territoire durable, « il faut des contacts, des connexions ».

Une expérience certaine en la matière explique l’avance prise par le PNR dont les élus, dès sa création en 1998, se sont préoccupés de climat et de transition énergétique. Pour autant, Bernard Vauriac, président du PNR Périgord-Limousin, tempère les progrès accomplis : « La société évolue lentement. On ne peut pas mobiliser rapidement des élus et les citoyens, il faut du temps. »

 Mathieu Anglade, directeur régional adjoint de l’Ademe Nouvelle-Aquitaine, Émilie Rabeteau, ingénieur Énergie Climat du PNR, Bernard Vauriac, président du PNR, Cédric Sous, chargé de mission responsable de l’accompagnement des collectivités locales à l’Ademe Nouvelle-Aquitaine. (Ph. E. Dueso)

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Lier produits locaux et convivialité

Publié le 24/05/2018

Agriculture >

Marchés de producteurs. La nouvelle saison débute ce vendredi 25 mai à Feytiat. Elle s’étalera jusqu’à début septembre. Bénévoles et producteurs sont sur le pont pour proposer des moments conviviaux aux participants.

La saison des marchés de producteurs de pays débute ce vendredi à 17 h à Feytiat, dans le parc de la mairie.

Des représentants de communes qui organisent un (ou des) marchés de producteurs de pays étaient présents à la réunion de lancement de l’opération. (Ph. NP)


Les premières dates à retenir 

  • 25 mai, parc de la mairie à Feytiat ;
  • 1er juin, Poulouzat, Condat-sur-Vienne ;
  • 8 juin, esplanade du château, Nieul ;
  • 15 juin, place Robert-Laucournet, Isle ;
  • 15 et 29 juin, esplanade église Saint-Éloi, Chaptelat ;
  • 22 juin, place Saint-Martial, Saint-Léonard-de-Noblat ;
  • 28 juin, bourg de Vicq-sur-Breuilh ;
  • 29 juin, place de la Briance, Solignac.

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Des lycéens, députés européens d’un jour

Publié le 18/05/2018

Ruralite > Collectivités >

La Maison de l’Europe en Limousin a organisé avec trois lycées (lycée Raoul-Dautry à Limoges, lycée Pierre-Caraminot à Égletons, lycée Edmond-Perrier à Tulle) une simulation : les élèves jouaient les rôles de députés européens, en commission et lors d’une séance plénière présidée par Jean-Paul Denanot.

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Vers une baisse de 5% du budget de la Pac

Publié le 17/05/2018

Agriculture > PAC >

RÉACTIONS DE DÉPUTÉS EUROPÉENS

(De g. à dr.) Éric Andrieu, Michel Dantin, Jean-Paul Denanot  (Ph. Europarl.)

Éric Andrieu

Porte-parole des sociaux-démocrates européens à l’Agriculture et au développement rural

« Rapporté en euros constants et à 27, c’est ni plus ni moins qu’une baisse de 17 % du budget de la Pac, dont 14 % pour le seul premier pilier, que nous propose Bruxelles ! [...] Depuis le début, je milite pour maintenir un budget de la Pac en euros constants. Pour répondre aux défis alimentaires, climatiques et environnementaux de demain, nous devons doter l’UE de moyens conséquents. [...] Sur 100 euros gagnés, un citoyen européen reverse, en moyenne, 50 euros en impôts et cotisations sociales, dont un seul sert à financer le budget de l’UE. 49 euros restant dans les capitales des pays de l’Union, ce n’est pas acceptable ! Au moment où des États comme la Chine ou le Brésil augmentent leur budget en matière de politique agricole et alimentaire, il est complétement inconscient de la part de la Commission européenne de proposer une telle baisse ! À l’instar de ces États-continents, il est urgent que l’Europe mette en place un vrai plan stratégique de souveraineté et de sécurité alimentaire à moyen et long terme. Au xxie siècle, nos concitoyens ne devraient pas à avoir à choisir entre leur sécurité alimentaire et leur sécurité tout court ! Dans tous les cas, on ne fera pas l’économie d’une réforme de la Pac. »

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Remboursement partiel de la TIC

Publié le 17/05/2018

Agriculture >

L’utilisation de la téléprocédure pour demander le remboursement partiel de la taxe intérieure de consommation sur les carburants et le gaz naturel (TIC-TICGN) est généralisée à l’ensemble des départements à partir du 1er juin 2018. L’utilisation de DémaTIC est obligatoire en 2018 pour les dossiers correspondant à une demande de remboursement de plus de 300 euros, soit l’équivalent de 2 671 litres de GNR (gazole non routier).

DémaTIC est un dispositif à destination des professions agricoles dédié à la transmission, sous forme électronique, des demandes de remboursement partiel de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TIC) et de la taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel (TICGN) au titre de la période du 1er janvier au 31 décembre 2017. Il permet aux usagers d’effectuer à distance et de façon sécurisée leur demande de remboursement.

DémaTIC est destiné aux :

  • exploitants agricoles à titre individuel ou sociétaire ;
  • entreprises de travaux agricoles et forestiers ;
  • coopératives d’utilisation en commun du matériel agricole (Cuma) ;
  • autres sociétés ou personnes morales ayant une activité agricole au sens des articles L722-1 à L722-3 du Code rural et de la pêche maritime.
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Le bonhomme de chemin de la French Tech

Publié le 15/05/2018

Ruralite > Numérique >

Numérique. Le label French Tech tirait un premier bilan après vingt-deux mois d’existence. La réussite de la première session de l’accélérateur de start-up a été mise en avant.

Àl’occasion d’un premier bilan de la French Tech, label un peu opaque pour le commun des mortels, Benjamin Laporte, de Onegates, est venu apporter son témoignage. Son entreprise faisait partie des cinq start-up retenues par Limoges Métropole pour participer à la première session de l’accélérateur. L’accélérateur désigne un programme intensif de formations, de visites d’entreprises et de mentorats.

Benjamin Laporte, de Onegates (qui propose notamment une solution numérique de clés dématérialisées), a fait partie de la première session de l’accélérateur, programme de formation et de mentorat intensif. Il a assuré que ces trois mois d’accélération avaient beaucoup apporté à son entreprise.  (Ph. Stéphane Monnet)

Dressant un bilan de ces trois mois d’accélération, le jeune créateur d’entreprise a assuré que le bilan était positif, notamment sur trois points : montée en compétence des personnels, développement du réseau et approche de la phase de développement commercial. « Nous sommes très près de commercialiser un produit et le passage par l’accélérateur nous a aidés à nous poser les bonnes questions. »

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Acheter local : l’intérêt de se grouper

Publié le 14/05/2018

Agriculture >

Alimentation. Afin d’aider à structurer l’approvisionnement des cantines des lycées de Nouvelle-Aquitaine en produits locaux, la Région organise des réunions dans chaque département à l’attention des acteurs des établissements.

Mercredi 25 avril, les techniciens de la restauration, les chefs d’établissements et les gestionnaires étaient invités au lycée agricole des Vaseix. L’objectif de la matinée était d’identifier les moyens permettant de faciliter l’approvisionnement en produits locaux des différentes cantines.

Le groupement de commandes est l’un de ces moyens. Il aide la mutualisation des achats et donne plus de poids face aux différents fournisseurs. Gilles Picon, chargé de la gestion d’Agape 16, un groupement d’achat de Charente, a présenté le modèle d’organisation qu’il a contribué à mettre en place.

« Agape 16 a vu le jour et a évolué parce que les chefs de cuisine l’ont fait évoluer. C’est un groupement au service de tous, au sein duquel il y a un partage des savoir et des expériences. Il permet une recherche des commandes efficiente, une professionnalisation des acheteurs, un respect des textes quant à la communication publique. Grâce à cette organisation, on assiste à une évolution des pratiques d’acheteurs (les commandes groupées induisent une sécurité d’approvisionnement) et il est plus facile de répondre aux collectivité», explique Gilles Picon.

Un groupement, plusieurs marchés

De g. à dr. Gilles Picon (Agape 16), Max Delpérié (proviseur Eplefpa Limoges Nord Haute-Vienne), Geneviève Barat (vice-présidente Région NA) et Laurence Bruère (chargée de mission Restauration à la Région). (Ph. NP)

Pour être qualifié de local, l’approvisionnement peut se faire sur l’ensemble des départements de Nouvelle-Aquitaine. De ce fait, « les 60 % de local ne sont pas impossibles à atteindre », remarque Laurence Bruère, chargée de mission restauration à la Région Nouvelle-Aquitaine.

Agape 16 gère plusieurs marchés. Chacun compte un nombre différent d’adhérents et présente des durées variables. La provenance régionale est plus ou moins importante en fonction du produit. Ainsi, l’approvisionnement en viande fraîche de bœuf est assurée à 100 % en région, la viande de porc provient à 90 % de Charente, la viande ovine à 100 % de Charente. 36 % de la volaille et du lapin sont achetés en Charente, 40 % de la charcuterie en Haute-Vienne. Les produits laitiers viennent en partie d’une exploitation charentaise, tout le pain est fait en Poitou-Charentes. Les fruits et les légumes sont achetés auprès de grossistes qui ont l’obligation d’indiquer les provenances sur les factures sur demande d’Agape 16

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« Quand j’arriverai là-haut... »

Publié le 11/05/2018

Ruralite >

Culture. Cent soixante-deux ans à eux deux, le centre permanent du Salon international de la caricature consacre un large espace aux dessins et peintures de Piem et Barrigue, père et fils, jusqu’au 14 août.

L’ombre de Cabu a une nouvelle fois plané sur le centre permanent du Salon international de la caricature, du dessin de presse et d’humour de Saint-Just-le-Martel. Sur scène, Piem, 94 ans, venu avec son fils, Thierry Barrigue, inaugurer l’exposition qui leur est consacrée, se souvient : « Dans les dessinateurs qui nous ont quittés, il y en a qui avaient bigre de talent... Cabu, ce dessinateur fabuleux ! »

Piem et son fils, Thierry Barrigue, ont inauguré leur exposition avec panache, dérision et émotion. (Ph. Stéphane Monnet)

Piem, qui a commencé sa carrière à la sortie de la guerre, a collaboré à Témoignage Chrétien puis au Figaro. Les lecteurs du Point et de la Croix ont également vu ses dessins. « Dans les dessinateurs, y a des emmerdeurs aussi... Plantu... Non, je ne l’ai pas dit... J’ai dit comment vas-tu ? » Alternant les piques humoristiques et les remarques aigres-douces, Piem a raconté l’aventure d’une vie, « longue et belle aventure », marquée aussi de moments tragiques. « Quand j’arriverai là-haut, j’aurai quelques mots à dire à celui que j’ai un peu prié toute ma vie : bordel de nom de Dieu de merde ! »

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Les discriminations minent la République

Publié le 11/05/2018

Ruralite > Collectivités >

Société. Les acteurs territoriaux présents dans les quartiers prioritaires de Limoges se sont dotés d’un plan de lutte contre les discriminations pour les trois années à venir.

Qu’est-ce qu’une discrimination ? Si la définition juridique est bien déterminée, dans l’opinion courante, la notion donne lieu à toutes sortes d’interprétations. La discrimination est, pour la loi, le fait de traiter moins favorablement une personne en raison de son origine, son sexe, sa situation de famille, sa grossesse, sa religion, son lieu de résidence, ses opinions politiques ou syndicales... Le législateur a retenu 24 critères de discrimination. Elle est répréhensible lorsqu’elle conduit à refuser un bien, un service, un emploi, à entraver une activité économique...

Les signataires du plan territorial de lutte contre les discriminations ont ciblé deux priorités : les discriminations liées à l’origine et celles liées au sexe. (Ph. E. Dueso)

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Agglo de Limoges : le feuilleton, saison 3

Publié le 06/01/2018

Ruralite > Collectivités >

Territoire. L’année 2017 avait commencé par la déclaration surprise du maire de Limoges (qui refusait la communauté urbaine) en faveur d’un passage en métropole. Un an plus tard, rien ne semble avoir évolué.

L’un défend le passage en communauté urbaine (auquel Limoges a droit), l’autre ne veut entendre parler de rien d’autre que de la métropole (Limoges étant très en deçà des seuils, elle devrait obtenir une dérogation). Les Haut-Viennois auront reconnu le scénario du feuilleton diffusé dans la presse locale depuis plus de deux ans et dont les protagonistes sont Gérard Vandenbroucke, président de la communauté d’agglomération de Limoges, et Émile-Roger Lombertie, maire de Limoges. Pourtant, ni le suspense ni les rebondissements n’ont de quoi amuser les habitants du département. Le passage en communauté urbaine aurait apporté 3,5 millions d’euros de financement supplémentaire annuel à l’intercommunalité et il ne sera plus possible d’opter pour ce statut en 2020.

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Tempête sur le budget de la Pac

Publié le 03/08/2017

Agriculture > PAC >

La fin juillet est toujours un moment de crispation pour les syndicats agricoles. En effet, le ministère de l’Agriculture doit notifier à la Commission européenne, avant le 1er août, les conditions d’application de la Pac pour l’année suivante. Certains critères sont modifiables comme le pourcentage accordé à l’enveloppe du paiement redistributif ou le volume de crédits transféré du premier pilier vers le deuxième.

Le ministre Stéphane Travert a trouvé des impasses sur les financements 2019 et 2020 du deuxième pilier laissées par son prédécesseur Stéphane Le Foll. Les besoins supplémentaires ne sont pas négligeables; selon certaines sources, on arrive à totaliser des besoins qui dépassent le milliard d’euros sans tenir compte de la réaffectation de certaines enveloppes sous-utilisées.

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Un collège Simone Veil à Rochechouart

Publié le 10/06/2018

Ruralite > Collectivités >

Inauguration. Christine Gavini-Chevet, rectrice de l’académie de Limoges, et Jean-Claude Leblois, président du Conseil départemental, ont dévoilé la plaque et donné un nom au collège de Rochechouart : celui de Simone Veil.

Romane et Mathilde, élèves de 4e et reporters pour Radio Collégiens, ont tendu leur micro au président du Conseil départemental. Elles voulaient savoir pourquoi on avait donné un nom de femme à leur collège de Rochechouart. « On n’a pas choisi le nom d’une femme, leur a répondu Jean-Claude Leblois, on a choisi le nom de Simone Veil. C’était une femme, c’est vrai, mais c’est surtout son œuvre et cette personne-là qu’on a voulu mettre à l’honneur... Quand elle est morte, nous nous sommes retrouvés avec plusieurs élus et on s’est dit qu’on ne pouvait pas ne pas donner le nom de cette personne qui a marqué notre histoire à un établissement public. »

Entourés de collégiens, Jean-Claude Leblois et Christine Gavini-Chevet, lors de la cérémonie de baptême de l’établissement, devenu le 25 mai le collège Simone-Veil. (Ph. Stéphane Monnet)

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392 béliers à la foire du CGOB

Publié le 28/05/2018

Agriculture > Ovins >

Ovin. Ambiance détendue dans les allées du Carrefour génétique ovin de printemps, même si les élections à venir dans les Chambres d’agriculture émaillaient certaines conversations.

Dans les allées du Carrefour génétique ovin de Bellac (CGOB), les discussions allaient bon train et ne tournaient pas toutes autour des béliers, même si leur nombre était en augmentation, avec 392 animaux proposés à la vente contre 338 l’an passé. Un bélier texel de bonne qualité se négociait toujours autour des 600 .

Michel Maisonnier, président du CGOB, entouré de Bénédicte Martin (à g.), sous-préfète de Bellac et Rochechouart, et Corine Hourcade-Hatte, maire de Bellac. (Ph. Stéphane Monnet)

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Aquitanima : Deux Haut-Viennois sur le podium et la vache Image

Publié le 21/05/2018

Agriculture > Bovins >

Concours limousin. Jugé par Claude Cesbron, le concours interrégional limousin organisé à Bordeaux a consacré la vache Image du Gaec Jean, déjà primée cette année à Chabanais. Le Gaec Camus Père et Fils et Philippe Deshoulières montent également sur le podium.

Depuis neuf ans, le Gaec Jean participe au concours limousin organisé lors du salon bordelais Aquitanima. « On avait ramené des prix, des deuxièmes, des troisièmes places, mais des premiers prix, c’est la première fois. C’est une très, très grande journée pour nous ! », s’est exclamé Ludovic Jean, alors qu’il venait de finir d’accrocher quatre plaques au-dessus de sa vache : 1er prix dans la section des vaches suitées de 3 à 4 ans, meilleure femelle à fort développement musculaire, prix d’honneur femelle adulte, meilleur animal du concours. Image s’était déjà distinguée quelques jours plus tôt à Chabanais.

Ludovic Jean, avec sa vache Image, sur le podium d’Aquitanima. Elle est née sur l’exploitation familiale en Dordogne. Elle vient de faire son deuxième veau.  (Ph. Stéphane Monnet)

Le Gaec Jean est situé en Dordogne. Ludovic est installé avec ses parents près de Brantôme sur 220 hectares. « Image est née à la maison, sa mère est encore là. Son père n’est plus là. C’est une vache qu’on a élevée depuis le début, elle en est à son deuxième veau et ça se passe pas trop mal, pourvu que ça dure ! 

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L’album de famille de tout un département

Publié le 18/05/2018

Ruralite >

Livre. Le Conseil départemental de la Haute-Vienne s’associe aux Ardents Éditeurs pour publier un livre de photos rassemblant des clichés de grande qualité de photographes majoritairement amateurs.

Il faisait très froid à 3 h 40 du matin, en plein hiver, sur les hauteurs qui surplomblent le château de Châlucet. Nassir M ne s’est pas attardé, il a juste pris le temps de faire deux photos en pause longue, une pour le château, et une pour le ciel. L’assemblage de ces deux clichés en noir et blanc donne une vision unique et magique des ruines du château médiéval, propriété du Département de la Haute-Vienne et se retrouve logiquement en couverture d’un ouvrage original : Haute-Vienne inattendue.

Une partie des photographes qui ont contribué à l’ouvrage. Les clichés qui ont obtenu les faveurs du jury et du public sont actuellement exposés à la chapelle de la Visitation, rue François Chénieux à Limoges. (Ph. Stéphane Monnet)

Durant l’été 2017, le Conseil départemental lance sur les réseaux sociaux un appel aux photographes et récolte une moisson d’un millier de photos. S’appuyant sur le savoir-faire de l’éditeur local, Les Ardents Éditeursl’ouvrage a été présenté mardi 15 mai aux contributeurs, qu’ils soient photographes ou photographiés.

« Quand on m’a parlé de ce projet, se souvient Jean-Marc Ferrer, fondateur et dirigeant des Ardents Éditeurs, j’ai tout de suite eu l’idée de faire un format à l’italienne, souple... Je suis historien de formation, avec une passion pour le XIXe. J’aime beaucoup les vieux albums de famille, comme ceux de la famille Haviland ou Lalique. Je me disais qu’avec ce continuum d’images, nous participions quelque part à un ouvrage qui se veut un portrait de famille, un portrait de ceux et celles qui sont ici, qui ne se connaissent pas forcément mais qui participent à la vie de ce territoire. »

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Le pAss Ô Lim 2018 est disponible

Publié le 22/04/2018

Ruralite >

Découverte. Le pAss Ô Lim proposé par l’office de tourisme du Pays du Haut Limousin permet de bénéficier de nombreuses réductions sur tout le territoire du haut Limousin.

Pour la troisième année consécutive, le pAss Ô Lim est en vente dans les bureaux d’accueil touristique du nord du département. Ce pass permet, pour 5 euros, d’avoir des réductions ou des avantages sur une trentaine d’offres de loisirs de plein air, de visites et de festivals. « Une personne peut prendre le pass pour profiter des réductions à la piscine de Saint-Pardoux et se faire une sortie du coup sur un festival… », s’est enthousiasmée Nathalie Mercier, au nom de la marque Haut Limousin terre de festivals qui regroupe le festival national de Bellac, le festival du Haut Limousin, les Nuits musicales de Cieux et Zicanouic.

Autour du directeur, Anton Smirnoff, une partie de l’équipe de l’office de tourisme du Pays du haut Limousin présente le dépliant et la carte pAss Ô Lim. (Ph. OT du Pays du Haut Limousin)

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Jean-Paul Denanot passe la main

Publié le 13/04/2018

Ruralite > Collectivités >

Politique. Karine Gloanec Maurin succède à Jean-Paul Denanot pour représenter la région Auvergne-Centre-Limousin au Parlement européen. L’élu limousin aura notamment été maire de Feytiat et président du Conseil régional.

Après 41 ans de vie publique, Jean-Paul Denanot va démissionner de son mandat de député européen. Cette échéance était prévue depuis son élection au Parlement communautaire et il souhaitait laisser à sa suppléante, Karine Gloanec Maurin, le soin de terminer le mandat pour lequel ils ont tous deux été élus.

Jean-Paul Denanot. (Ph. S. Monnet) Quant à Karine Gloanec Maurin rejoindra le Parlement européen en juin.

Quelques semaines avant de se retirer de la vie politique, Jean-Paul Denanot aura réussi à faire voter en commission son rapport sur les protéines végétales « après moultes négociations ». Le document finalement adopté a cependant conservé les orientations souhaitées par le député européen. « La remise sur la table de la question des protéines végétales nous amène à réfléchir à de nouvelles pratiques culturales, c’est ça l’idée. Il y a maintenant des moyens de robotisation notamment, de repérage par satellite, qui vont ouvrir des perspectives. L’idée de rotation des cultures est un autre point fort du rapport. Les rotations de cultures avec des légumineuses qui captent l’azote de l’air évitent l’apport d’intrants nitrés et les nuisibles ne peuvent pas s’installer durablement. La France est autonome en protéines végétales à 50 % mais l’Europe est déficitaire à 90 %. L’un des objectifs du rapport est qu’on ne soit pas soumis aux importations de protéines végétales notamment d’Amérique du Sud parce qu’aujourd’hui elles sont préemptées par la Chine qui s’assoit sur les accords de l’OMC et qui achète des terrains au Brésil et cultive pour son compte. Il y a un risque réel de pénurie de protéines végétales en Europe. L’objectif du rapport est que la prochaine Pac encourage ceux qui vont se lancer dans ces cultures en structurant les filières et avec des débouchés derrière. »

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Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

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Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

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