Écoles rurales : le couperet des effectifs

Écoles rurales : le couperet des effectifs

Publié le 22/07/2018

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Carte scolaire. À l’occasion de la signature de la convention pour l’aménagement scolaire, deux visions de l’école en ruralité, celle de l’État et celle des élus locaux, ont montré leurs divergences.

Une convention « pour un aménagement du territoire scolaire » vient d’être signée en Haute-Vienne par l’association départementale des maires (ADM 87) et l’association départementale des maires ruraux d’une part et l’Éducation nationale d’autre part. Tous les départements situés autour de la Haute-Vienne avaient contracté un tel engagement en 2017 et l’objectif de l’Éducation nationale est de mettre en place partout ces « conventions ruralité ».

La loi dite de refondation de l’école de 2013 donne au système éducatif d’État l’objectif d’offrir « à chaque élève, à l’issue d’un parcours encourageant, la possibilité d’atteindre le plus haut niveau de formation et de qualification possible ». Concernant les territoires ruraux, la problématique de l’Éducation nationale tourne autour des moyens alloués au regard du nombre d’élèves. La communication officielle du ministère rappelle que, dans la ruralité, « 20 % des écoles, composées d’une classe unique ou de deux, scolarisent 5 % des élèves ».

Isolement des maires

Lors de la signature de la convention départementale, Jacqueline Orlay, directrice académique pour la Haute-Vienne et Raphaël le Méhauté, préfet de la Haute-Vienne, soulignait tous la baisse prévue d’effectifs « de 400 à 500 élèves » dans les années à venir. Celle-ci toucherait surtout les zones rurales puisque les zones périurbaines continuent de gagner de la population. En outre, l’État affiche sa priorité pour une école dite de « qualité », « permettant un accès aux équipements sportifs, culturels et numériques », selon les termes de la convention. Comprend-il les très petites écoles rurales dans cette catégorie ? Là est la question.

De leur côté, les représentantes des maires, Isabelle Briquet, présidente de l’ADM 87 et Christine de Neuville, représentant l’association des maires ruraux, ont porté l’accent sur l’attachement des élus à l’école et l’importance de l’instance de concertation mise en place par la convention. « Nous avons tous expérimenté en tant que maires ruraux l’isolement sur la question de l’école », notait Christine de Neuville. La convention crée un comité de pilotage pouvant être réuni à l’initiative d’une des parties est qui permettra aux maires de ne pas être « seuls sur cette question », c’est-à-dire seuls face aux services de l’Éducation nationale.

Isabelle Briquet a souligné que l’association qu’elle préside a d’abord été réticente face au premier projet de convetion qui lui semblait déplacer la responsabilité des décisions de fermeture de classes dans le camp des élus. Le document finalement signé prévoit une transparence et une information de l’ensemble des acteurs sur les évolutions de la présence scolaire. « Nos attentes seront parfois en contraditction mais nous serons là », a indiqué Isabelle Briquet. La présidente de l’ADM 87 a d’ailleurs rappelé que l’avenir n’est jamais écrit et que « la qualité de vie » offerte par la Haute-Vienne et que « l’on commence à nous envier » dans certaines régions fera peut-être mentir les fatalistes.

ESTELLE DUESO

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