Faire reconnaître la présence du loup

Publié le 20/07/2018

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Loup. La directive Habitats de l’Union européenne prône le retour des grands prédateurs. Pourtant, la question du loup met en péril les systèmes d’élevage plein air, notamment ovins. Inquiets, les éleveurs souhaitent être épaulés.

Suite à différentes attaques qui montrent des caractéristiques de prédation inhabituelles, dix éleveurs de Haute-Vienne, de Creuse et de Corrèze se sont fédérés en association. Ils ont choisi de travailler avec le laboratoire Forgen, basé en Allemagne. Leur objectif : recueillir des informations pour mettre en avant, ou pas, le fait que ces attaques soient imputables à un ou des loups. Des prélèvements sur les animaux prédatés ont été réalisés et transmis à Forgen. Les résultats, bien que parfois partiels, ont permis d’élaborer une carte interactive qui met en évidence la progression de ce grand prédateur sur le Limousin. À ce jour, quatre individus, deux mâles et deux femelles, séviraient sur la zone.

De g. à dr. Yves Delaunay, Alexandre Pagnaud, Florent Chastel, Émilie Delaunay et Simone Agut. (Ph. NP)

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Egalim : tour d'horizon avec Sophie Beaudouin-Hubière, députée, vice-présidente de la commission des affaires économiques (LREM)

Publié le 08/06/2018

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Sophie Beaudouin-Hubière est députée de la 1re circonscription de la Haute-Vienne, vice-présidente de la commission des affaires économiques (LREM)

  • Contractualisation. « Nous avons souhaité un texte le plus équilibré possible. À l’issue des états généraux où un certain nombre de liens avaient été renoués entre les acteurs, l’idée était de passer le plus possible par l’incitation plutôt que par la coercition, dans tous les domaines. Dans le domaine de la contractualisation – même si on inverse la construction du prix, désormais le producteur va pouvoir intégrer ses coûts de production – il nous semblait opportun de laisser de la place à la confiance. C’est notre ADN à la République en marche de vouloir faire confiance. On crée un contexte favorable, aux acteurs de faire preuve de responsabilité. Ce n’est pas la peine de rajouter des normes et des contraintes. »
  • Record d’amendements déposés. « Ça touche à nos consommations, à ce que nous avons tous dans nos assiettes. Il y a aussi un certain nombre de députés de territoires ruraux, comme je peux l’être, donc nous sommes très intéressés (par cette loi). Je vais être aussi critique : en tant que vice-présidente de la commission des affaires économiques, je suis destinataire par les lobbies de tous ordres d’un certain nombre d’amendements. Je m’interroge devant ces amendements qui sont parfois repris, notamment par une famille politique, quasiment au mot près et parfois à la faute d’orthographe près. C’est un peu gênant. »
  • Lobbies. « Lors des états généraux de l’alimentation, sur tous les chantiers, il y a eu des concertations avec tous les acteurs : ONG, associations de consommateurs, producteurs, industriels... Il est normal qu’au moment de la construction de texte et du débat, on les retrouve et qu’ils soient vigilants.[...] C’est aussi leur rôle de nous informer et de nous alerter, ils sont spécialistes dans leur domaine. »
  • Étiquetage sur les modalités de production. « Il y a une vraie question autour de l’étiquetage sur laquelle on n’est peut-être pas arrivé à une position claire, parce que c’est compliqué. Il faut à la fois avoir un étiquetage précis pour le consommateur qui doit savoir ce qu’il y a dans ou sur ce qu’il mange, comment ça a été élevé ou cultivé. Mais c’est aussi compliqué parce qu’on prend le risque d’avoir des étiquettes incompréhensibles. Il est difficile de trouver la meilleure solution. Cet amendement répond à un besoin de plus en affiché des consommateurs qui disent : on veut savoir ce que l’on mange, comment c’est produit. »
  • Évaluation. « J’ai déposé un amendement qui a été refusé par le ministre sur le contrôle et l’évaluation de cette loi. Une fois que la loi sera définitivement votée, je serai vigilante sur comment et à quels moments les décrets d’application seront pris. Une loi qui n’a pas ses décrets d’application reste lettre morte. Je serai aussi très intéressée de voir à dix-huit mois ou deux ans quels seront ses premiers effets puisqu’il ne faut pas perdre de vue que l’idée première de ce projet de loi c’était de donner des revenus corrects aux agriculteurs. Je serai attentive à voir si les effets que l’on attendait sont bien au rendez-vous. »
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Le spectre du loup

Publié le 31/05/2018

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Courrier. La profession s’alarme d’une possible arrivée du loup dans le département.

Jean-Marie Delage, président de la Chambre d’agriculture de la Haute-Vienne, Karen Chaleix, présidente de JA 87, Claude Souchaud, président de la FDO et Boris Bulan, président de la FDSEA 87 ont envoyé au préfet de la Haute-Vienne la lettre suivante :

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Lier produits locaux et convivialité

Publié le 24/05/2018

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Marchés de producteurs. La nouvelle saison débute ce vendredi 25 mai à Feytiat. Elle s’étalera jusqu’à début septembre. Bénévoles et producteurs sont sur le pont pour proposer des moments conviviaux aux participants.

La saison des marchés de producteurs de pays débute ce vendredi à 17 h à Feytiat, dans le parc de la mairie.

Des représentants de communes qui organisent un (ou des) marchés de producteurs de pays étaient présents à la réunion de lancement de l’opération. (Ph. NP)


Les premières dates à retenir 

  • 25 mai, parc de la mairie à Feytiat ;
  • 1er juin, Poulouzat, Condat-sur-Vienne ;
  • 8 juin, esplanade du château, Nieul ;
  • 15 juin, place Robert-Laucournet, Isle ;
  • 15 et 29 juin, esplanade église Saint-Éloi, Chaptelat ;
  • 22 juin, place Saint-Martial, Saint-Léonard-de-Noblat ;
  • 28 juin, bourg de Vicq-sur-Breuilh ;
  • 29 juin, place de la Briance, Solignac.

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Remboursement partiel de la TIC

Publié le 17/05/2018

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L’utilisation de la téléprocédure pour demander le remboursement partiel de la taxe intérieure de consommation sur les carburants et le gaz naturel (TIC-TICGN) est généralisée à l’ensemble des départements à partir du 1er juin 2018. L’utilisation de DémaTIC est obligatoire en 2018 pour les dossiers correspondant à une demande de remboursement de plus de 300 euros, soit l’équivalent de 2 671 litres de GNR (gazole non routier).

DémaTIC est un dispositif à destination des professions agricoles dédié à la transmission, sous forme électronique, des demandes de remboursement partiel de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TIC) et de la taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel (TICGN) au titre de la période du 1er janvier au 31 décembre 2017. Il permet aux usagers d’effectuer à distance et de façon sécurisée leur demande de remboursement.

DémaTIC est destiné aux :

  • exploitants agricoles à titre individuel ou sociétaire ;
  • entreprises de travaux agricoles et forestiers ;
  • coopératives d’utilisation en commun du matériel agricole (Cuma) ;
  • autres sociétés ou personnes morales ayant une activité agricole au sens des articles L722-1 à L722-3 du Code rural et de la pêche maritime.
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Acheter local : l’intérêt de se grouper

Publié le 14/05/2018

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Alimentation. Afin d’aider à structurer l’approvisionnement des cantines des lycées de Nouvelle-Aquitaine en produits locaux, la Région organise des réunions dans chaque département à l’attention des acteurs des établissements.

Mercredi 25 avril, les techniciens de la restauration, les chefs d’établissements et les gestionnaires étaient invités au lycée agricole des Vaseix. L’objectif de la matinée était d’identifier les moyens permettant de faciliter l’approvisionnement en produits locaux des différentes cantines.

Le groupement de commandes est l’un de ces moyens. Il aide la mutualisation des achats et donne plus de poids face aux différents fournisseurs. Gilles Picon, chargé de la gestion d’Agape 16, un groupement d’achat de Charente, a présenté le modèle d’organisation qu’il a contribué à mettre en place.

« Agape 16 a vu le jour et a évolué parce que les chefs de cuisine l’ont fait évoluer. C’est un groupement au service de tous, au sein duquel il y a un partage des savoir et des expériences. Il permet une recherche des commandes efficiente, une professionnalisation des acheteurs, un respect des textes quant à la communication publique. Grâce à cette organisation, on assiste à une évolution des pratiques d’acheteurs (les commandes groupées induisent une sécurité d’approvisionnement) et il est plus facile de répondre aux collectivité», explique Gilles Picon.

Un groupement, plusieurs marchés

De g. à dr. Gilles Picon (Agape 16), Max Delpérié (proviseur Eplefpa Limoges Nord Haute-Vienne), Geneviève Barat (vice-présidente Région NA) et Laurence Bruère (chargée de mission Restauration à la Région). (Ph. NP)

Pour être qualifié de local, l’approvisionnement peut se faire sur l’ensemble des départements de Nouvelle-Aquitaine. De ce fait, « les 60 % de local ne sont pas impossibles à atteindre », remarque Laurence Bruère, chargée de mission restauration à la Région Nouvelle-Aquitaine.

Agape 16 gère plusieurs marchés. Chacun compte un nombre différent d’adhérents et présente des durées variables. La provenance régionale est plus ou moins importante en fonction du produit. Ainsi, l’approvisionnement en viande fraîche de bœuf est assurée à 100 % en région, la viande de porc provient à 90 % de Charente, la viande ovine à 100 % de Charente. 36 % de la volaille et du lapin sont achetés en Charente, 40 % de la charcuterie en Haute-Vienne. Les produits laitiers viennent en partie d’une exploitation charentaise, tout le pain est fait en Poitou-Charentes. Les fruits et les légumes sont achetés auprès de grossistes qui ont l’obligation d’indiquer les provenances sur les factures sur demande d’Agape 16

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Cotations

Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

s.50 : 4,60 €/kg

s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

s.50 : 6,49 €/kg Augmentation

s.49 : 6.47 €/kg

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