Concilier élevage et qualité de vie

Publié le 17/11/2019

Agriculture >

Production caprine. Le 5 novembre, le Gaec de Rancoumaud à Azat-le-Ris a ouvert ses portes et accueilli des jeunes en formation. L’objectif : présenter les réalités d’un élevage de chèvres en production laitière.


Le distributeur automatique de concentré est programmé pour des passages réguliers. La ration en chèvre laitière est suivie rigoureusement pour une production satisfaisante. (Ph. N. P.)

Il était 14 h 30 quand le bus convoyant une trentaine d’élèves et leurs professeurs est arrivé dans la cour de ferme du Gaec de Rancoumaud sur la commune d’Azat-le-Ris. Claire et Rodolphe Muet, les deux associés du Gaec, ont présenté avec plaisir leur élevage qu’ils conduisent ensemble depuis 1999.

De 150 chèvres à 500
Au départ, l’exploitation gérée par les parents de Claire comptait 150 chèvres dont le lait était transformé en fromages. Peu à peu, l’atelier de transformation s’est arrêté et l’élevage s’est orienté vers la vente de lait. Claire Muet s’est installée en 1996 avec sa mère pour palier le départ à la retraite de son père. En 1999, Rodolphe s’est associé avec Claire pour remplacer sa mère.
Au fil du temps, l’élevage s’est agrandi. Il se compose aujourd’hui de 500 chèvres saanen et d’une trentaine de vaches limousines. L’exploitation compte 101 ha dont 89 ha de prairies naturelles. 74 ha sont consacrés aux chèvres et 27 ha aux bovins.
Face à l’ampleur du travail généré par ce type de production (« Les chèvres, il faut y être tous les jours, note Claire Muet, et la traite, c’est deux fois par jour »),  Claire et Rodolphe Muet ont très vite décidé d’embaucher des salariés afin de se dégager du temps pour leurs enfants et leur famille. Aujourd’hui, l’exploitation compte deux salariés à temps plein et un apprenti. Il y en a donc en tout 4,5 UMO (unité de main-d’œuvre), soit 125 chèvres par UMO. « C’est une petite structure, de taille normale. Faire appel à des salariés est un choix pour avoir une qualité de vie », ajoute Claire Muet. Et puis la rentabilité de leur outil le permet.

Lire la suite

Objectif : montrer le travail fait par la Safer

Publié le 14/11/2019

Agriculture >

Safer. Avec la création de la Safer Nouvelle-Aquitaine, les traditionnelles assises régionales se transforment en conférences départementales. La Haute-Vienne a choisi de mettre l’accent sur le fonctionnement du comité technique.

La Conférence départementale du foncier rural organisée par la Safer a eu lieu dans les douze départements de Nouvelle-Aquitaine. Vendredi 8 novembre, la Haute-Vienne était le dernier département à la tenir.  Afin de parler du travail fait par la Safer qui est souvent méconnu, « nous vous proposons un exercice pour découvrir ce qu’est un comité technique et comment il fonctionne », a indiqué en préambule Pascal Combecau, le président du comité technique de la Safer de Haute-Vienne.

Lire la suite

Une bonne contention est indispensable

Publié le 31/10/2019

Agriculture >

Sanitaire. Pour réaliser la prophylaxie par intradermo-tuberculination comparative, une bonne organisation est nécessaire. Rappels des différentes étapes.

La gestion de la tuberculose bovine doit obéir à un arrêté préfectoral pris le 14 octobre. Il a été décidé de réaliser une prophylaxie par intradermo-tuberculination comparative dans les communes de la zone de protection renforcée et dans les communes concernées, cette année, par le rythme biennal (voir U&T du 18/10/2019 page 5). Cette décision a été motivée par la prévalence de cette maladie sur le département.

Lire la suite

Toujours mobilisés autour des retraites

Publié le 29/10/2019

Agriculture >

Assemblée générale. Les anciens exploitants étaient nombreux à participer à leur assemblée générale le 21 octobre. La question des retraites a, sans surprise, largement occupé les débats.
De g. à dr. : Daniel Chatard (secrétaire général SDAE), Yves Raymondaud (vice-président Conseil départemental), Daniel Deschamps (président SDAE), Boris Bulan (président FDSEA), Roger Treneule (président Anraf) et Jacques Bougnaud (président SNAE Nouvelle-Aquitaine). (Ph. N. P.)

Les adhérents de la section des Anciens exploitants étaient toujours aussi nombreux à s’être déplacés pour assister aux travaux de l’assemblée générale le lundi 21 octobre au lycée agricole des Vaseix.

Une réforme qui irait dans le bon sens
Le dossier des retraites a sans surprise occupé une large partie de la matinée. Daniel Deschamps, le président, a rapidement rappelé les éléments liés à la réforme des retraites, issus des préconisations de Jean-Paul Delevoye. Si ces préconisations ne concernent pas les agriculteurs aujourd’hui à la retraite (elles s’adressent aux actifs nés après 1963), certains points sont à prendre en considération. Ainsi, « l’harmonisation des régimes de retraites est demandée par les anciens depuis une dizaine d’années. L’objectif : remédier au faible niveau des pensions agricoles et au faible niveau des minimas (75 % du Smic contre 85 % du Smic pour les salariés) et revoir la base du calcul des retraites (les agriculteurs sont les seuls à avoir un calcul de pension réalisé sur une carrière complète) », indique le président. Le principe « un euro cotisé donne les mêmes droits à tous »  pourrait de plus aller vers un objectif de « mêmes droits et même minimas de pension pour tous », comme souhaité par les retraités agricoles.


Lire la suite

Un mois pour décider d’une conversion

Publié le 28/10/2019

Agriculture >

Agriculture biologique. La huitième édition du Mois de la bio se déroulera du 4 au 30 novembre. De nombreux rendez-vous sont pris à destination des agriculteurs intéressés et des étudiants.

En Haute-Vienne, le développement de l’agriculture biologique a débuté dès 2008. Depuis, il se poursuit. De 102 exploitations en bio en 2008, on atteint les 395 aujourd’hui (+ 10 % par rapport à 2017). En corollaire, la SAU progresse : elle est de 21 300 ha et elle représente aujourd’hui 8,6 % de la SAU totale du département.   
Cette tendance doit néanmoins se poursuivre pour atteindre les objectifs du gouvernement : 15 % de la SAU totale nationale doit être en bio en 2022. C’est à cette fin que les Chambres d’agriculture départementales, les Groupements d’agriculteurs biologiques (Gab) et Interbio Nouvelle-Aquitaine proposent le Mois de la bio. Cette action est une  action de promotion à destination des agriculteurs conventionnels intéressés par une conversion, mais aussi des étudiants et des enseignants d’établissements agricoles.

Rendez-vous et formations
Pendant un mois, chaque personne intéressée pourra rencontrer les acteurs de la filière, s’informer sur les méthodes de travail, les débouchés des produits et sur la conduite des exploitations spécifique à l’agri-
culture biologique.
Six exploitations ouvriront leurs portes en Haute-Vienne pour un véritable « tour d’horizon » : le 4 novembre, on parlera « approche technique et économique sur un atelier maraîchage en permaculture à la Ferme de Chantecaille à Eyjeaux. Le 8 novembre, la production de porcs plein air sera au programme chez David Doulcet, Frougeix à Coussac-Bonneval. Le 12 novembre, il sera question de développement de cultures de légumes plein champ en complément de céréales à la SCEA du Fraisse à Nouic. Le 18 novembre, le débat aura lieu autour de l’agriculture de conservation des sols adaptée à l’agriculture biologique chez Jean-Michel Leloup, La Lande à Saint-Barbant. Le 21 novembre, Maryse Célérier, à la ferme du Bos-Luguet à Eymoutiers, expliquera comment elle valorise ses pâturages en produisant du veau rosé. Enfin, le 29 novembre, Thomas Lemoine, producteur de céréales à La Font, à Verneuil-Moustiers, traitera des moyens à déployer pour sécuriser une filière en tenant compte à la fois de l’agronomie et de l’agriculteur.
Les étudiants seront quant à eux invités à se rendre sur l’exploitation d’Olivier Breuilh, au Puy-d’Henriat à Ambazac (Les petits Bio d’Ambazac) pour discuter autour de sa ferme conduite en diversification et vente directe. Le tout en bio bien sûr !
À noter : les 26 et 28 novembre, formation pour découvrir les aspects d’une conversion bio à Limoges.
Nathalie Péneloux

Découvrir le programme et vous inscrire : www.moisdelabio.fr

Lire la suite

Rumex : des pratiques à combiner

Publié le 25/10/2019

Agriculture >

Gestion d’adventice. Le rumex préoccupe les agriculteurs. Une journée lui a été consacrée le 10 octobre à Châteauponsac. De nombreux experts étaient présents pour parler de sa biologie mais aussi des travaux réalisés afin de développer des moyens pour limiter son impact.
La journée a été organisée par les Chambres d’agriculture de Haute-Vienne et de Creuse avec la Chambre régionale d’agriculture de Nouvelle-Aquitaine et Natéa. Elle s’inscrit dans le cadre des journées Ecophyto. Plus de 80 personnes y ont participé. (Ph. N. P.)

Le rumex est une adventice pluriannuelle de la famille des polygonacées contre laquelle il est difficile de lutter puisqu’elle se multiplie aussi bien par ses racines (le pied du rumex est un pivot qui présente des bourgeons à sa surface. Quand le pied est cassé, un individu donne deux individus), que par ses graines. Ces dernières sont très nombreuses (environ 40 000 par plante avec un taux annuel de décroissance  (TAD)  de 40 %) et leur faculté germinative est très importante (80 ans).
« Le rumex est présent partout. Avec plus de 80 % de sa surface en herbe, le territoire limousin est particulièrement touché », indique Hervé Feugères (Chambre d’agriculture 23). Une étude montre que sa propagation est en progression suite à la baisse de la main-d’œuvre au sein des exploitations – ce qui limite les travaux d’entretien (fauche des refus, arrachage manuel) –, au surpâturage ou encore à l’épandage direct de fumier sur les prairies, ce dernier étant susceptibles de contenir des graines.   
Cette propagation est aussi à rapprocher de l’évolution de la réglementation Pac qui incite les agriculteurs à retourner les prairies tous les cinq ans. Or, les prairies temporaires sont beaucoup plus contaminées que les prairies naturelles. L’accélération des rotations a le même effet, d’autant plus que l’emploi de phytosanitaires tend à diminuer.
Ce sujet préoccupant a fait l’objet de nombreuses études. Si le rumex restera toujours difficile à éliminer, sa pression peut toutefois être limitée.  

Lire la suite

Hors-Série

Hors-serie

Je commande le hors-série spécial championnat de tonte de moutons

Annonces légales

Deposer une annonce légale

Déposez une annonce légale dans le journal Union & Territoires

Se connecter

Abonnement

Abonnez-vous

Et accédez dès à présent à nos services exclusifs

Je m'abonne au journal l'Union Agricole

Déjà abonné au journal l'Union Agricole

Saisissez votre numéro d'abonné ci-dessous

Météo du Limousin

La météo Limoges Bellac Rochechouart Brive-La-Gaillarde Tulle Ussel Égletons Uzerche Guéret La Souterraine Bourganeuf Chambon-Sur-Voueize La Courtine
stratus fréquent

Limoges

Éditions papier

Voir l'édition papier Consultez les archives de L'Union Agricole

Cotations

Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

s.50 : 4,60 €/kg

s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

s.50 : 6,49 €/kg Augmentation

s.49 : 6.47 €/kg

Cotations complètes
- Service abonnés -