Limousin : un référentiel pédologique

Publié le 15/12/2017

Agriculture > Cultures >

Pédologie. Vingt années de travail, un budget final dépassant le million d’euros, le référentiel régional pédologique du Limousin au 1/250 000 est terminé et des valorisations lui ont déjà été trouvées.

Une bonne connaissance des sols, de leur répartition et de leurs caractéristiques est devenue nécessaire pour faire face aux enjeux de préservation de cette ressource pour l’activité agricole mais aussi pour les écosystèmes. C’est en 2002, avec la mise en place du réseau métaux lourds qualité des sols avec l’Inra que les trois Chambres d’agriculture du Limousin recrutent chacune un pédologue. Elles décident deux ans plus tard de réaliser une carte des sols du Limousin à l’échelle du 1/250 000. Les travaux démarrent vraiment en 2006, mais dans la région les recherches minières et les travaux du sol, avec principalement le drainage, avaient déjà permis d’acquérir de nombreuses données.

Voici la carte du référentiel pédologique du Limousin qui apparaît sur le site www.limousin.nosterritoires.fr. La mosaïque de couleurs correspond aux 329 UCS répertoriées qui sont consultables en cliquant sur la carte.

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« Le vrai problème est budgétaire »

Publié le 14/12/2017

Agriculture > PAC >

Entretien. Pour Jean-Paul Denanot, le projet présenté par la Commission reviendrait à renationaliser la Pac. Plus qu’une orientation politique, il y voit une fuite en avant face à la réduction du budget de l’Europe.

• Quelle est votre interprétation de le communication de la Commission européenne sur la Pac ?

Jean-Paul Denanot : C’est une tentative de renationalisation de la Pac. Phil Hogan s’en est défendu quand il est venu devant la commission agricole (NDLR du Parlement européen). Mais j’ai traduit sa proposition comme celle d’un PDR (Plan de développement rural) élargi. Ce seraient les États voire les régions, il ne l’a pas explicité, qui mèneraient à bien ces plans. Ce seraient des objectifs européens avec une traduction nationale. On peut considérer que ça part d’une bonne idée parce que les agricultures nationales sont différentes les unes des autres mais, au final, chaque État déciderait des mesures qu’il choisirait et ce serait la mort de la politique agricole commune.

L’idée de simplification, on est d’accord. Mais simplifier pour rendre aux États, ce n’est pas la bonne formule. C’est la seule politique européenne véritablement intégrée et il serait dommage que cette politique commune devienne une addition des politiques des États. C’est une tendance aujourd’hui de faire en sorte que l’Europe soit une addition d’États parce que chacun d’eux veut exiter devant son opinion publique mais on ne construit pas comme ça une Europe solidaire et citoyenne.

Les politiques de cohésion (programmes Feder et FSE) sont déjà menacées par le cofinancement entre l’Europe et les États. Sur le Feader, il y a déjà des confinancements et l’idée de Phil Hogan c’est de transformer le premier pilier à l’image du second.

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Un meilleur débit en cadeau de Noël

Publié le 04/12/2017

Ruralite > Numérique >

Numérique. Limoges Métropole a investi 1,5 million d’euros pour réduire la fracture numérique et conduire des opérations de montée en débit internet sur 7 communes.

En janvier 2018, près de 2 400 foyers de Limoges Métropole auront connu une hausse significative de leur débit internet. L’opérateur historique Orange, qui a préempté la zone en 2013 (hors Couzeix et Chaptelat qui n’avaient pas encore rejoint l’agglo) et qui déploie, en ce moment mais selon son calendrier, la fibre optique jusque chez l’abonné (Ftth), avait fait savoir aux communes les plus excentrées que la fibre ne serait pas pour tout de suite... (Orange dispose d’une date limite de déploiement, 2022, mais aucune sanction n’est prévue en cas de manquement.)

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Y aura-t-il du cardon à Noël ?

Publié le 01/12/2017

Agriculture > Cultures >

La richessse nutritionnelle du cardon en fait un allié de choix contre les rigueurs de l’hiver. À Lyon, il est incontournable sur les tables des fêtes.

Originaire du bassin méditerranéen (Turquie, Afrique du Nord), le cardon est un membre de la famille des astéracées comme l’artichaut et le chardon sauvage. Il est adapté aux conditions de culture arides ou semi-arides mais s’est répandu dans toute l’Europe et est considéré comme plante envahissante sur le continent américain.

Le cardon ne se consomme que cuit. Ses côtes sont blanchies avant d’être cuisinées. Il fait partie du patrimoine culinaire de la région lyonnaise et, en France, est principalement cultivé en région Rhône-Alpes. Les cardons à la lyonnaise sont cuits avec des os à moelle et font partie du menu classique des bouchons. La récolte s’échelonne durant tout l’automne et le cardon est traditionnellement présent sur les tables des fêtes de fin d’année dans cette région. À Vaulx-en-Velin, considérée comme la capitale de ce légume, il est l’objet d’une fête annuelle qui se tient au début du mois de décembre et attire 5 000 convives pour le repas autour de cette spécialité locale.

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Des courges toxiques

Publié le 30/11/2017

Agriculture > Cultures >

Les différences entre les courges doivent être considérées avec attention. Certaines de ces cucurbitacées peuvent causer un empoisonnement.

Présentes sur les étals des marchés et dans les potagers dès le début de l’automne, les courges offrent une grande diversité de formes, de couleurs et d’usages. Leur retour en grâce a sans doute fait oublier à certains qu’elles ne sont pas toutes comestibles. En cinq ans, les centres antipoisons français ont enregistré 176 dossiers d’empoisonnement aux courges qui concernaient 353 personnes.

Les causes de ces empoisonnements sont diverses. Il y a tout d’abord la méconnaissance de ces végétaux. Pour nombre de consommateurs, une courge est une courge et toutes vont dans la soupe. Malheureusement, certaines d’entre elles contiennent des toxines, les cucurbitacines. Or, celles-ci sont très irritantes pour le système digestif : elles provoquent vomissements, diarrhées voire vertiges, palpitations et déshydration. Parmi les cas signalés aux centres antipoisons, il n’y a eu aucun décès mais des hospitalisations ont été nécessaires pour les personnes les plus fragiles.

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Glyphosate : lettre ouverte au président de la République

Publié le 30/11/2017

Agriculture > Cultures >

Monsieur le Président,

Après plusieurs mois de palabres à coup d’expertises scientifiques contradictoires, systématiquement fourbies par des lobbys radicalement opposés, les États membres viennent de valider la proposition de la Commission européenne d’homologuer pour 5 nouvelles années le glyphosate.

Nous avons tous conscience que la voie d’avenir, pour notre santé et celle des consommateurs, est une diminution progressive de l’usage des phytopharmaceutiques. Nos structures de développement et de conseil y travaillent au quotidien depuis plus de 10 ans avec des résultats probants mais également quelques impasses techniques qui mettront du temps à être levées.

Ainsi la question du délai qui nous est donné a une réelle importance. S’il n’est pas évident que 5 ans soient pleinement suffisants, nous sommes totalement mobilisés pour relever ce défi.

Au lendemain de votre élection, lors de votre venue sur notre département, nous avions beaucoup apprécié votre souhait d’arrêter la surtransposition des normes européennes en droit français. Aussi votre choix d’un arrêt sous 3 ans de l’usage du glyphosate en France nous est incompréhensible. À l’heure d’une concurrence exacerbée entre producteurs des différents pays, vous devez être conscient que l’enchérissement, même minime, des coûts de production ne saura être compensé par les prix de vente. Or il est acté que tout arrêt anticipé du glyphosate aura comme conséquence immédiate soit une baisse des rendements soit le recours à des alternatives plus coûteuses, et d’ailleurs pas nécessairement plus saines. Cette contrainte viendra s’ajouter à d’autres distorsions majeures auxquelles nous faisons face au quotidien, au nombre desquelles : le coût du travail, l’imposition, la règlementation environnementale ou encore la réglementation Pac.

Votre ambition européenne est louable et porteuse d’espoir. Aussi nous considérons qu’un premier acte concret en la matière serait de respecter cette décision des États membres, afin que sur ce point, qui en appellera d’autres, les agriculteurs français soient traités à l’égal de leurs collègues européens.


Jean-Marie Delage, président de la Chambre d’agriculture de la Haute-Vienne
Hervé Forestier, président de Natéa
Jérôme Gourcerol, président de JA 87
Emmanuel Rabaud, président de la FDSEA 87

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Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

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s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

s.50 : 6,49 €/kg Augmentation

s.49 : 6.47 €/kg

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