Agriculture

Le salon des retrouvailles

Nouvelle Aquitaine
Sommet 2021 concours national Aubrac
La 30e édition du Sommet de l'élevage s'est tenue les 5, 6, 7 et 8 octobre. Après un an d'absence, le 1er salon européen des professionnels de l'élevage était sous le signe de la convivialité.

Il est 9 h 30. C'est le troisième jour de la 30e édition du Sommet de l'élevage, à Cournon. Les routes aux abords de la Grande Halle d'Auvergne sont bondées. Comme à l'accoutumée paraît-il. Les organisateurs, eux, ne s'en plaignent pas. Au total 93 000 visiteurs se sont rendus au salon. Après une édition annulée en 2020, des mois d'organisation et 20 millions de travaux, c'est une grande satisfaction. « Le sommet a quasiment atteint le niveau avant Covid », déclare Fabrice Berthon, commissaire général.

10 h. Une fois rendus dans les allées du salon, les odeurs d'aligot, les étals de fromages et de saucissons donnent l'eau à la bouche. Pas de doute, on est bien en Auvergne. Une ambiance de convivialité se dégage en ce jeudi matin. Sur les stands, les gens ont tous le sourire aux lèvres. « Cette 30e édition restera indéniablement le salon des retrouvailles ! », souligne Jacques Chazalet, président du Sommet de l'élevage.
11 h. Il faut déjà jouer des coudes pour traverser l'étendue du salon. Malgré le monde, l'atmosphère est détendue. Comme le souligne le président du salon, « le Sommet n'est pas qu'un simple salon professionnel ». En effet, les visiteurs sont venus en famille. C'est aussi un rendez-vous politique. À l'abord des élections présidentielles 2022, six candidats se sont pressés à la rencontre des éleveurs électeurs. Même le public étranger n'a pas voulu louper ce grand rassemblement malgré les restrictions de déplacement. « Nous avons reçu 2 400 visiteurs étrangers provenant d'une soixantaine de pays », déclare Benoît Delaloy, responsable international.

12 h 30. Tout le monde à table. Ça déguste, ça discute, ça rigole... C'est aussi ça l'ADN du Sommet. Et puis, quoi de mieux qu'un bon repas pour faire émerger des idées, des collaborations, des projets ?

14 h. Les choses sérieuses reprennent. Le concours national de la race Aubrac démarre dans le fameux ring. Hôtesses d'accueil à l'entrée, lumières tamisées, écran géant, public dans les gradins, on se croirait presque au cinéma. Mais ce sont bel et bien des Aubrac qui défilent, en chair et en os. Plus en chair qu'en os d'ailleurs. Avec les races bovine simmental et ovine rava, trois concours nationaux se sont tenus durant les quatre jours de salon. « Esprit d'équipe », « entraide », « fédérer » sont les mots qui ressortent du bilan des responsables. Des valeurs qui aideront « à préparer l'élevage de demain », un des enjeux principaux du salon.

Cette année encore, le fleuron de la génétique française s'est retrouvé au Sommet avec 71 races différentes, en concours ou en présentation.

16 h 30. À peine le temps d'aller voir les ovins et ses races plus surprenantes les unes que les autres, les équins avec leurs belles crinières tressées et d'assister à une conférence que la journée touche déjà à sa fin. Il n'y a pas assez d'une journée pour apprécier l'ampleur du travail réalisé. Mais pas de panique, le rendez-vous pour 2022 est donné. Le Sommet revient les 4, 5, 6 et 7 octobre 2022 et accueillera le concours national de la race charolaise.

Dans la même thématique

Comme annoncée, la collecte de pommes est inférieure à d'habitude avec des calibres plus petits que les années précédentes.
Haute-Vienne
Des pommes jolies mais peu nombreuses
Devenir paysan à près de 60 ans est le pari qu'a relevé Laurent Pasteur. Aujourd'hui, il propose des plantes, du miel et remodèle le paysage en tenant compte de la biodiversité.
Haute-Vienne
Un paysan herboriste heureux