Bovins Croissance 87 : Bonne progression de l’activité

Bovins Croissance 87 : Bonne progression de l’activité

Publié le 26/05/2018

Agriculture > Bovins >

Bovins Croissance 87. Interview de Catherine Guyot, présidente de Bovins Croissance Haute-Vienne, dont l’assemblée générale s’est déroulée début avril.

L’Union agricole : Lors de votre assemblée générale, vous avez changé la forme juridique de la structure que vous présidez. Pourquoi passer de syndicat à association ?

Catherine Guyot : Avec l’arrivée du nouveau règlement zootechnique européen en novembre prochain, l’activité de contrôle de performances sera sous la responsabilité de l’organisme de sélection de chaque race. Dans la mesure où nos conseillers passent très régulièrement chez les éleveurs, la collecte des données officielles en ferme en race limousine serait confiée par délégation aux organismes « Bovins Croissance » actuels et le statut de syndicat ne serait plus envisageable en l’état. Le conseil d’administration a donc décidé de passer sous forme associative qui s’appellera « Bovins Croissance Haute-Vienne », ce qui ne change en rien les services rendus aux 
adhérents.

Catherine Guyot est exploitante au sein du Gaec Guyot JMC à Saint-Just-le-martel qui gère un troupeau de 120 vaches inscrites au herd book limousin. (Ph. T. Ganteil)

L’U. A. : Votre équipe technique élargit son champ d’activités notamment au niveau du conseil pâturage ou nutrition. Cette démarche est-elle généralisée au niveau de tous les « Bovins Croissance » ?

C. G. : En effet, la plupart des « Bovins Croissance » se tournent vers l’activité de conseil comme nous le faisons déjà depuis une quinzaine d’années. Nous avions renforcé les compétences de l’équipe sur la conduite du troupeau, la gestion de la reproduction, les choix génétiques et le rationnement afin d’apporter une plus-value technico-économique aux adhérents. Ces choix portent aujourd’hui leurs fruits puisque l’étude des coûts de production réalisée par la Chambre d’agriculture, et présentée lors de notre assemblée générale, montre que les élevages suivis par « Bovins Croissance » dégagent en moyenne une meilleure rémunération, permise par une productivité plus importante et un coût alimentaire plus faible.

L’U. A. : Votre activité est très liée à la sélection bovine car la grande majorité de vos adhérents ont leur cheptel inscrit auprès d’un livre généalogique. Aujourd’hui, la génomique modifie de façon profonde la sélection animale, l’activité de votre structure sera-t-elle touchée ?

C. G. : Vous savez, je ne pense pas que cela change notre service auprès des éleveurs. Notre équipe de conseillers est dynamique, leur travail est reconnu sur le terrain et pour cela je les remercie. Les nouveaux éleveurs qui font appel à nos services aujourd’hui n’ont pas pour objectif de vendre des reproducteurs mais d’améliorer leur troupeau et de déléguer les choix génétiques à des conseillers neutres. Au même titre que les index, la génomique est un outil intéressant mais complémentaire aux pesées. C’est une aide à la décision pour choisir des animaux car elle apporte des informations difficiles voire impossibles à déterminer avant vêlages comme les qualités maternelles (lait, aptitude au vêlage) ou les facilités de naissance. Si la génomique permet de progresser plus vite, l’œil du pointeur est par contre indispensable pour conseiller l’éleveur sur les aspects morphologiques et sur les caractères non évalués. De plus, il faudra accompagner les éleveurs pour interpréter et utiliser ces nouvelles informations, comme nous le faisons déjà pour le choix des taureaux en station. Si les tests sur les femelles sont à raisonner au cas par cas, le génotypage des taureaux est en revanche recommandé et accessible à tous aujourd’hui. L’éleveur qui nous le demande aura des informations génétiques complètes sur ses taureaux avant même de les mettre en saillie et il pourra ainsi raisonner son utilisation.

L’U. A. : Quelles évolutions envisagez-vous dans un proche avenir ?

C. G. : Pour moi, « Bovins Croissance » est un service essentiel dans la vie d’une exploitation et la bonne progression de notre activité en témoigne. Nous continuerons bien sûr à récupérer des données sur les animaux (des poids, des pointages…) pour que des index fiables soient calculés et pour apporter davantage de conseils sur la conduite du troupeau. Nous souhaitons stabiliser l’équipe suite à l’arrivée de notre nouvelle technicienne, Élodie Val, et en parallèle, nous poursuivrons le développement de services en formant de nouveaux spécialistes.

TG

Annonces légales

Deposer une annonce légale

Déposez une annonce légale dans le journal L'Union Agricole

Éditions papier

Voir l'édition papier Consultez les archives de L'Union Agricole

Se connecter

Abonnement

Abonnez-vous

Et accédez dès à présent à nos services exclusifs

Je m'abonne au journal l'Union Agricole

Déjà abonné au journal l'Union Agricole

Saisissez votre numéro d'abonné ci-dessous

Déjà abonné

Déjà abonné au journal l'Union Agricole

Saisissez votre numéro d'abonné ci-dessous

Météo du Limousin

La météo Limoges Bellac Rochechouart Brive-La-Gaillarde Tulle Ussel Égletons Uzerche Guéret La Souterraine Bourganeuf Chambon-Sur-Voueize La Courtine
beau temps

17°

Limoges

Cotations

Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

s.50 : 4,60 €/kg

s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

s.50 : 6,49 €/kg Augmentation

s.49 : 6.47 €/kg

Cotations complètes
- Service abonnés -