Ce qui fait déménager les étudiants

Ce qui fait déménager les étudiants

Publié le 09/07/2018

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Société. La très grande majorité des bacheliers de Nouvelle-Aquitaine reste dans la région pour poursuivre ses études supérieures ou travailler. Cependant, un peu plus de la moitié change de résidence.

Où habitent les jeunes de Nouvelle-Aquitaine pendant leurs études ? Quel est le poids de leurs moyens financiers sur leur lieu de vie ? Et sur leurs choix de filière ? Telles étaient les questions auxquelles devait répondre l’enquête menée par l’Insee de Nouvelle-Aquitaine. Son étude porte sur des statistiques de l’année 2015 (avant la réforme territoriale) communiquées par les systèmes d’information du ministère de l’Enseignement supérieur.

La recherche d’une offre importante

Elle montre que les étudiants se concentrent autour des zones qui proposent une offre de formations diversifiée. Ainsi, Bordeaux, Limoges et Poitiers, les trois grands sites universitaires de la région rassemblent les deux tiers des étudiants, alors que des formations post-bac existent partout dans la région. Un peu plus de la moitié des étudiants de Nouvelle-Aquitaine (55 %) ont déménagé. Les autres font le trajets quotidiennement jusqu’à leur lieu d’études.

De façon prévisible, les jeunes issus des zones qui offrent le moins de formations sont ceux qui déménagent le plus souvent tandis que ceux qui résident au moment du bac près d’un des trois pôles universitaires restent le plus souvent chez leurs parents (entre 12 et 19 % d’entre eux changent de logement en entrant dans l’enseignement supérieur).

Source : MESRI - SIES Système d’information SISE et Scolarité - 2015.

Contraintes économiques

Mais d’autres facteurs pèsent sur les choix des jeunes titulaires du bac. La catégorie socioprofessionnelle semble influer également sur le choix des jeunes de partir ou de rester. « Ainsi, à Tulle, Guéret ou Villeneuve-sur-Lot, les étudiants issus des catégories sociales les plus favorisées sont, en proportion, nettement plus nombreux à déménager pour leurs études que ceux de familles en situation moins favorable (+ 20 points) », note l’étude. « Le capital éducatif, économique et culturel transmis par les parents joue sur le parcours scolaire et l’orientation avant le bac. Ainsi, les orientations technologiques et professionnelles – dès le lycée – prédominent pour les jeunes issus de la classe « défavorisée », impactant généralement la suite du cursus d’études. Ce capital peut aussi conditionner le choix de la filière post-bac : en optant pour un enseignement proche du domicile familial, les coûts de logements et de transports s’en trouvent réduits. Par exemple, les sections de techniciens supérieurs (STS), disponibles dans de nombreuses zones, sont davantage choisies par les bacheliers de la catégorie “défavorisée”. »

Il faut cependant considérer ces résultats avec beaucoup de précautions car ils masquent des réalités contrastées, en fonction de la place accordée aux études dans les valeurs familiales, par exemple. En outre, seul l’un des deux parents est pris en compte pour déterminer la catégorie socioprofessionnelle.

La Nouvelle-Aquitaine est d’ailleurs avant-dernière des régions de France métropolitaine pour le taux de poursuite d’études. Cela s’explique notamment par le taux important de bacheliers issus de la voie professionnelle qui s’orientent plus souvent que les autres vers la vie active dès l’obtention du diplôme.

Des questions sans réponse

L’étude, si elle répond à certaines questions, en pose d’autres. Ainsi, elle n’explique pas pourquoi Limoges, malgré un prix du logement assez bas pour offrir une solution aux étudiants les moins fortunés et une offre de formation supérieure très complète, attire beaucoup moins que Bordeaux ou Poitiers. Les auteurs de l’étude ont avancé, lors de sa présentation, l’hypothèse selon laquelle la faible population du Limousin expliquerait cette différence.

ESTELLE DUESO

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