Mes Frères en attente

Mes Frères en attente

Publié le 13/07/2018

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Cinéma. Le film, Mes Frères, soutenu par la Fondation Groupama ne trouve pas de salle.

Lors de sa venue à Limoges pour l’avant-première de son film, Bertrand Guerry découvrait une partie du monde du cinéma qu’il ne connaissait pas : la distribution. Lui qui sortait son premier film en tant que réalisateur, qui avait mis tant d’énergie à le produire, se rendait compte que son film serait peut-être visible dans un nombre très réduit de salles. Le 5 juin, il constatait qu’il n’avait aucune idée – la sortie nationale de Mes Frères était fixée au 4 juillet – du nombre de cinémas qui programmeraient son film.

À Limoges, l’avant-première organisée par la Fondation Groupama pour la santé et les cinémas Grand Écran s’était bien déroulée (voir ci-dessous). « À l’invitation de Groupama, une soixantaine de personnes avaient fait le déplacement, s’est réjouie Marie-Claude Nadalet, présidente de Groupama Haute-Vienne, et une vingtaine de personnes qui avaient entendu parler de cette avant-première ». Après un échange avec la salle, le réalisateur était optimiste et rappelait que 50 % des bénéfices réalisés par le film seront reversés à l’association FOP France, qui agit pour les gens atteints de la maladie de l’homme de pierre (comme l’un des personnages du film) ou fibrodysplasie ossifiante progressive.

Olivier Dumont, directeur du Grand Écran Ester, lui confirmait alors que son film serait à l’affiche. Il ajoutait seulement : « Je ne peux cependant pas vous dire dans lequel des trois cinémas de Limoges. » Ester, le Lido, et le cinéma du Centre appartiennent au même exploitant, les Cinémas Grand Écran également présents à Libourne, Bergerac...

Privé de séances

Mais le 4 juillet, pas de Mes Frères sur les écrans limougeauds. Ni même haut-viennois. Pas plus que le 11 juillet. Du côté du distributeur du film, Mitiki, c’est la déception. « On croyait vraiment que le film serait distribué à Limoges, a reconnu Jonathan Musset, de Mitiki. Nous étions, après l’avant-première, persuadés qu’il ferait la sortie. Mais comme c’est un film fragile, sans comédiens connus, nous ne sommes pas en position de force. Il a été enlevé au profit d’un film plus porteur. »

Pour Bruno Penin, directeur des Grands Écrans, « il y a beaucoup de films qui sortent, et Mes Frères, c’est une petite sortie. Des fois, on n’a pas assez de salles. Si on peut, on le diffusera, mais je ne peux pas vous dire quand. La programmation se fait le lundi soir pour le mercredi ».

STÉPHANE MONNET


Cinéma. La Fondation Groupama est partenaire du premier long métrage de Bertrand Guerry. Mes frères aborde le thème de la maladie et de la famille avec force et humanité. Sortie nationale le 4 juillet.

Autant ses personnages sont avares de mots, autant le réalisateur Bertrand Guerry est intarissable. Venu présenter le 5 juin, en avant-première, son premier long métrage de fiction, Mes frères, au cinéma Grand Écran de Limoges Ester, il a longuement échangé avec la salle.

Le réalisateur Bertrand Guerry et Marie-Claude Nadalet, présidente de Groupama Haute-Vienne, lors de l’avant-première du film Mes frères au cinéma Grand Écran à Limoges le 5 juin. (Ph. Stéphane Monnet )

Si le film a été tourné en septembre/octobre 2016, il n’est diffusé que maintenant et à quelques jours de la sortie nationale, prévue le 4 juillet, le réalisateur ne savait toujours pas dans quelles salles il serait visible ! À la fin de l’avant-première, Olivier Dumont, directeur du Grand Ecran Ester, a assuré que le film serait diffusé sur Limoges, même s’il ne pouvait dire à l’heure actuelle dans lequel des trois cinémas. La séance du 5 juin était organisée par la Fondation Groupama, partenaire du film. Mes frères raconte, sans l’aborder de front mais de manière omniprésente, la maladie dont est atteint l’un des personnages principaux, Rocco. « Je voulais montrer que la maladie n’est pas toujours un endroit facile à vivre. Faire vivre au spectateur ce que vivent les malades, mais faire un film de vivant » a expliqué le réalisateur qui s’est intéressé un peu par hasard à la fibrodysplasie ossifiante progressive, également appelé maladie de « l’homme de pierre ». 50 % des recettes seront d’ailleurs reversés à la FOP France (Association française sur la fibrodysplasie ossifiante progressive).

Rocco, Eddy, Simon, Juliette, Lola, Monsieur Adams évoluent avec justesse dans ce film parfois déroutant, souvent touchant, coincé entre les fardeaux des adultes et l’énergie revigorante de deux enfants. La musique et la magie du lieu (le film a été tourné à l’île d’Yeu) jouent pleinement leur partition. Manu Chao ou Ewan MacColl ponctuent une musique originale de Clément Ducol et Mathieu Ben Hassen.

Ce qui me fait courir

« Depuis mon plus jeune âge, la musique a nourri beaucoup de mes silences. Je vivais dans un tout petit village au milieu du Beaujolais et, à un moment donné, vous avez deux solutions, soit c’est un mutisme total, soit vous recréez quelque chose. La musique m’a permis de tenir, d’avancer. La musique, c’est ce qui me fait courir, sauter, pleurer. Sophie Davout, qui a écrit le scénario, en même temps qu’elle écrivait, elle recherchait les morceaux qui sont présents dans le film » a confié Bertrand Guerry qui sait déjà que dans son prochain film la musique aura également toute sa place.

Tourné avec ses enfants, son frère, écrit par son épouse, le réalisateur ne cache pas que le soutien familial pour mener à terme ce premier long métrage de fiction (il a déjà signé des courts métrages et des documentaires) a été primordial. Dans Mes frères, la famille tient une place centrale et les personnages n’affrontent pas seulement la maladie de Rocco, mais aussi les espérances déçues, le passé, les absents, les non-dits. « Je signe le film avec mes tripes, a reconnu Bertrand Guerry, avec un sujet qui n’est pas facile au départ mais que j’espère lumineux et solaire. »

S’appuyant sur l’interprétation saisissante de David Arribe (Rocco), comédien de théâtre, et celle de Thomas Guerry (Eddy), danseur de formation, Mes frères s’attarde aussi sur la singularité des corps, qu’ils soient en bonne santé ou non, sur ce qu’ils racontent de chacun d’entre nous et qui nous rappellent bien souvent qu’il y a urgence à vivre.

STÉPHANE MONNET

 

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