Limousin : un référentiel pédologique

Publié le 15/12/2017

Agriculture > Cultures >

Pédologie. Vingt années de travail, un budget final dépassant le million d’euros, le référentiel régional pédologique du Limousin au 1/250 000 est terminé et des valorisations lui ont déjà été trouvées.

Une bonne connaissance des sols, de leur répartition et de leurs caractéristiques est devenue nécessaire pour faire face aux enjeux de préservation de cette ressource pour l’activité agricole mais aussi pour les écosystèmes. C’est en 2002, avec la mise en place du réseau métaux lourds qualité des sols avec l’Inra que les trois Chambres d’agriculture du Limousin recrutent chacune un pédologue. Elles décident deux ans plus tard de réaliser une carte des sols du Limousin à l’échelle du 1/250 000. Les travaux démarrent vraiment en 2006, mais dans la région les recherches minières et les travaux du sol, avec principalement le drainage, avaient déjà permis d’acquérir de nombreuses données.

Voici la carte du référentiel pédologique du Limousin qui apparaît sur le site www.limousin.nosterritoires.fr. La mosaïque de couleurs correspond aux 329 UCS répertoriées qui sont consultables en cliquant sur la carte.

Lire la suite

Y aura-t-il du cardon à Noël ?

Publié le 01/12/2017

Agriculture > Cultures >

La richessse nutritionnelle du cardon en fait un allié de choix contre les rigueurs de l’hiver. À Lyon, il est incontournable sur les tables des fêtes.

Originaire du bassin méditerranéen (Turquie, Afrique du Nord), le cardon est un membre de la famille des astéracées comme l’artichaut et le chardon sauvage. Il est adapté aux conditions de culture arides ou semi-arides mais s’est répandu dans toute l’Europe et est considéré comme plante envahissante sur le continent américain.

Le cardon ne se consomme que cuit. Ses côtes sont blanchies avant d’être cuisinées. Il fait partie du patrimoine culinaire de la région lyonnaise et, en France, est principalement cultivé en région Rhône-Alpes. Les cardons à la lyonnaise sont cuits avec des os à moelle et font partie du menu classique des bouchons. La récolte s’échelonne durant tout l’automne et le cardon est traditionnellement présent sur les tables des fêtes de fin d’année dans cette région. À Vaulx-en-Velin, considérée comme la capitale de ce légume, il est l’objet d’une fête annuelle qui se tient au début du mois de décembre et attire 5 000 convives pour le repas autour de cette spécialité locale.

Lire la suite

Des courges toxiques

Publié le 30/11/2017

Agriculture > Cultures >

Les différences entre les courges doivent être considérées avec attention. Certaines de ces cucurbitacées peuvent causer un empoisonnement.

Présentes sur les étals des marchés et dans les potagers dès le début de l’automne, les courges offrent une grande diversité de formes, de couleurs et d’usages. Leur retour en grâce a sans doute fait oublier à certains qu’elles ne sont pas toutes comestibles. En cinq ans, les centres antipoisons français ont enregistré 176 dossiers d’empoisonnement aux courges qui concernaient 353 personnes.

Les causes de ces empoisonnements sont diverses. Il y a tout d’abord la méconnaissance de ces végétaux. Pour nombre de consommateurs, une courge est une courge et toutes vont dans la soupe. Malheureusement, certaines d’entre elles contiennent des toxines, les cucurbitacines. Or, celles-ci sont très irritantes pour le système digestif : elles provoquent vomissements, diarrhées voire vertiges, palpitations et déshydration. Parmi les cas signalés aux centres antipoisons, il n’y a eu aucun décès mais des hospitalisations ont été nécessaires pour les personnes les plus fragiles.

Lire la suite

Glyphosate : lettre ouverte au président de la République

Publié le 30/11/2017

Agriculture > Cultures >

Monsieur le Président,

Après plusieurs mois de palabres à coup d’expertises scientifiques contradictoires, systématiquement fourbies par des lobbys radicalement opposés, les États membres viennent de valider la proposition de la Commission européenne d’homologuer pour 5 nouvelles années le glyphosate.

Nous avons tous conscience que la voie d’avenir, pour notre santé et celle des consommateurs, est une diminution progressive de l’usage des phytopharmaceutiques. Nos structures de développement et de conseil y travaillent au quotidien depuis plus de 10 ans avec des résultats probants mais également quelques impasses techniques qui mettront du temps à être levées.

Ainsi la question du délai qui nous est donné a une réelle importance. S’il n’est pas évident que 5 ans soient pleinement suffisants, nous sommes totalement mobilisés pour relever ce défi.

Au lendemain de votre élection, lors de votre venue sur notre département, nous avions beaucoup apprécié votre souhait d’arrêter la surtransposition des normes européennes en droit français. Aussi votre choix d’un arrêt sous 3 ans de l’usage du glyphosate en France nous est incompréhensible. À l’heure d’une concurrence exacerbée entre producteurs des différents pays, vous devez être conscient que l’enchérissement, même minime, des coûts de production ne saura être compensé par les prix de vente. Or il est acté que tout arrêt anticipé du glyphosate aura comme conséquence immédiate soit une baisse des rendements soit le recours à des alternatives plus coûteuses, et d’ailleurs pas nécessairement plus saines. Cette contrainte viendra s’ajouter à d’autres distorsions majeures auxquelles nous faisons face au quotidien, au nombre desquelles : le coût du travail, l’imposition, la règlementation environnementale ou encore la réglementation Pac.

Votre ambition européenne est louable et porteuse d’espoir. Aussi nous considérons qu’un premier acte concret en la matière serait de respecter cette décision des États membres, afin que sur ce point, qui en appellera d’autres, les agriculteurs français soient traités à l’égal de leurs collègues européens.


Jean-Marie Delage, président de la Chambre d’agriculture de la Haute-Vienne
Hervé Forestier, président de Natéa
Jérôme Gourcerol, président de JA 87
Emmanuel Rabaud, président de la FDSEA 87

Lire la suite

L'interdiction du glyphosate remettrait en cause les méthodes de l’agriculture de conservation

Publié le 28/09/2017

Agriculture > Cultures >

De la cohérence

"La FDSEA de la Haute-Vienne a toujours défendu l’idée de trouver un équilibre entre l’économie, le social et l’environnement. Depuis de longues années des groupes d’agriculteurs réfléchissent et innovent pour travailler les sols tout en les préservant pour avoir une agriculture durable. La recherche d’autonomie alimentaire pour les exploitations de polyculture-élevage passe le plus souvent par des techniques culturales simplifiées prônées par l’agroécologie qui sont bénéfiques à la biodiversité, à la vie des sols et au stockage du carbone. Ces pratiques font qu’aujourd’hui le département à des IFT (indice de fréquence de traitement) sur les cultures bien inférieurs à la moyenne nationale. Le glyphosate est l’un des outils qui permet la réalisation de ces pratiques.

On peut comprendre le retrait de certaines molécules qui présentent des risques avérés pour la santé.

Mais on a du mal à comprendre que les avis des agences sanitaires européenne et française ne soient pas pris en compte pour décider ou non de la prolongation de l’homologation du glyphosate. Peut-être simplement car ils montrent que cette molécule est non cancérigène et que, dans le respect des bonnes pratiques, son utilisation est sans risque pour la santé.

On ne comprend pas pourquoi, en mars 2015, le CIRC (centre international de recherche sur le cancer) n’a pas tenu compte des résultats d’une étude américaine – qui a porté sur 89 000 agriculteurs américains et qui a conclu à une faible dangerosité de la molécule – avant de classer la molécule de glyphosate « probablement cancérigène ».

Le glyphosate a été commercialisé pour la première fois en France en 1974. Avant de l’interdire purement et simplement, on pourrait laisser un délai raisonnable afin que les différentes agences sanitaires se mettent en relation et donnent un avis commun sur le glyphosate. Et pour que la recherche de solutions de substitution soit éventuellement mise en place, surtout au moment où l’accord UE/Canada rentre provisoirement en vigueur et permet ainsi à 46 substances interdites en France d’entrer sur le territoire.

La gestion réglementaire de notre agriculture mérite plus de cohérence."

Par Joseph Mousset, membre du bureau de la FDSEA 87

Lire la suite

1500°C - Récolter les foins "murs" et contrôler leur conservation

Publié le 14/06/2017

Agriculture > Cultures >

Les 1500°C seront atteints sur la majorité du département (hors secteur d'altitude) avant la fin de la semaine. Les conditions météorologiques sont extrêmement favorables à la récolte des surfaces prévues en foin : très peu d'orage prévu sur les 10 prochains jours et des températures élevées.

Lire la suite

Annonces légales

Deposer une annonce légale

Déposez une annonce légale dans le journal L'Union Agricole

Se connecter

Abonnement

Abonnez-vous

Et accédez dès à présent à nos services exclusifs

Je m'abonne au journal l'Union Agricole

Déjà abonné au journal l'Union Agricole

Saisissez votre numéro d'abonné ci-dessous

Météo du Limousin

La météo Limoges Bellac Rochechouart Brive-La-Gaillarde Tulle Ussel Égletons Uzerche Guéret La Souterraine Bourganeuf Chambon-Sur-Voueize La Courtine
pluie modérée

Limoges

Éditions papier

Voir l'édition papier Consultez les archives de L'Union Agricole

Cotations

Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

s.50 : 4,60 €/kg

s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

s.50 : 6,49 €/kg Augmentation

s.49 : 6.47 €/kg

Cotations complètes
- Service abonnés -