Deguillaume intègre le groupe Dangreville

Deguillaume intègre le groupe Dangreville

Publié le 21/10/2015

Agriculture >

Alors que le dirigeant du constructeur de matériel agricole Deguillaume aspirait à la retraite et n’avait pas de successeur, il a commencé d’opérer un rapprochement avec le groupe Dangreville. Depuis septembre, l’entreprise d’Eymoutiers fait partie du groupe implanté dans la Somme. Sylvain Carpentier, l’un des dirigeants, a assuré : « Notre idée, c’est vraiment de maintenir Deguillaume, que ce soit au niveau de la marque, du nom, du site de production. Et d’essayer de lui apporter une dynamique. »

Sylvain Carpentier (notre photo) dirige avec son frère aîné, Emmanuel Carpentier, le groupe Dangreville, entreprise fondée par leur arrière-grand-père.

Les épandeurs Deguillaume resteront rouge et vert. Pierre Raffier ne comprend même pas qu’on lui pose la question. Lui qui a repris, après y avoir travaillé, l’entreprise installée à Eymoutiers ne se voyait pas la revendre à des financiers sans scrupules. Mais il voulait passer la main : « Il fallait que je trouve une solution de reprise. Dangreville n’était pas le seul contact. Mais la solution choisie m’a paru un peu plus ambitieuse que les autres. Pour nous avaler, il y avait du monde. Mais là, on nous a intégré dans un groupe. On aurait même pu s’associer si j’avais eu 50 ans. Mais il se trouve que je suis près de la retraite et que je n’ai pas de descendance. Vous avez des tas d’entreprises, dans le milieu agricole ou autre, qui disparaissent, par manque de solution de reprise. C’est un peu le mal français. Vous avez des chefs d’entreprise qui travaillent encore à 75 ans parce qu’ils n’ont pas trouvé de solution. Moi, ce n’était pas mon idée. Travailler jusqu’à 75 ans ? Non ! »

Pour Dangreville, dont le siège est à Caulières dans la Somme, les établissements Deguillaume offrent l’opportunité de s’implanter plus au sud. « Le rapprochement, les premiers contacts se sont faits il y a plus d’un an. On entendait des choses, explique Sylvain Carpentier, dirigeant du groupe Dangreville. J’ai 36 ans, mon frère a une quarantaine d’années. On avait la volonté de développer notre entreprise. On est plus présent bien sûr au nord de la France, et un petit peu à l’est et à l’ouest, on souhaitait étendre le groupe et trouver une société un peu plus au sud. Tout simplement, en discutant, on a commencé à se mettre en rapport avec Pierre Raffier. »

Pierre Raffier, proche de la retraite, a cherché une solution pour que l’aventure Deguillaume continue. L’entreprise fondée par Michel Deguillaume il y a plus de 50 ans intrègre le groupe Dangreville. La vente d’épandeurs de fumier avait débuté en 1963 avec la marque allemande Teupenia. En 1968, la construction d’épandeurs Deguillaume commençait à Eymoutiers, il s’agissait alors de modèles simples de 3 à 5 tonnes de charge utile.

Les discussions se passent bien. Pierre Raffier, Emmanuel et Sylvain Carpentier se découvrent des affinités et dressent la liste des synergies possibles, comme l’achat en commun des matières premières. « On s’est compris, dit aujourd’hui Sylvain Carpentier. Nous, on a apporté des garanties. C’était le souhait de Pierre Raffier que Deguillaume poursuive son aventure. On s’est rejoints au niveau du projet. Notre idée, c’est vraiment de maintenir Deguillaume, que ce soit au niveau de la marque, du nom, du site de production. Et d’essayer d’apporter une dynamique. »

Une nouvelle gamme de plateaux

Les premiers éléments palpables de ce rapprochement étaient visibles au Sommet de l’élevage. Deguillaume y présentait une gamme complète de plateaux, disponibles en 4 et 6 roues pour une charge utile jusqu’à 20 tonnes. L’Isobus a également fait son apparition chez Deguillaume. « En électronique, Dangreville avait plus évolué que nous. Ils ont des systèmes qui sont plus sophistiqués que les nôtres, reconnaît Pierre Raffier. Dans le cadre de nos synergies, on vient de sortir une documentation nouvelle, à l’occasion du Sommet de l’élevage, où l’on propose l’isobus. Deguillaume ne le proposait pas auparavant. »

Le groupe Dangreville, présent sur le marché de l’export, espère étoffer son catalogue avec les produits Deguillaume. Sur la gamme des épandeurs, le constructeur de la Somme ne proposait pas de petits matériels. « Dangreville commence à 12 ou 14 m3, note encore Pierre Raffier. Nous, on a un petit 7 m3. Je pense que ça peut être un complément et un plus pour notre gamme d’outils destinés à l’export. »

Stéphane Monnet.

Annonces légales

Deposer une annonce légale

Déposez une annonce légale dans le journal L'Union Agricole

Éditions papier

Voir l'édition papier Consultez les archives de L'Union Agricole

Se connecter

Abonnement

Abonnez-vous

Et accédez dès à présent à nos services exclusifs

Je m'abonne au journal l'Union Agricole

Déjà abonné au journal l'Union Agricole

Saisissez votre numéro d'abonné ci-dessous

Déjà abonné

Déjà abonné au journal l'Union Agricole

Saisissez votre numéro d'abonné ci-dessous

Météo du Limousin

La météo Limoges Bellac Rochechouart Brive-La-Gaillarde Tulle Ussel Égletons Uzerche Guéret La Souterraine Bourganeuf Chambon-Sur-Voueize La Courtine
assez ensoleillé

13°

Limoges

Cotations

Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

s.50 : 4,60 €/kg

s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

s.50 : 6,49 €/kg Augmentation

s.49 : 6.47 €/kg

Cotations complètes
- Service abonnés -