Des courges toxiques

Des courges toxiques

Publié le 30/11/2017

Agriculture > Cultures >

Les différences entre les courges doivent être considérées avec attention. Certaines de ces cucurbitacées peuvent causer un empoisonnement.

Présentes sur les étals des marchés et dans les potagers dès le début de l’automne, les courges offrent une grande diversité de formes, de couleurs et d’usages. Leur retour en grâce a sans doute fait oublier à certains qu’elles ne sont pas toutes comestibles. En cinq ans, les centres antipoisons français ont enregistré 176 dossiers d’empoisonnement aux courges qui concernaient 353 personnes.

Les causes de ces empoisonnements sont diverses. Il y a tout d’abord la méconnaissance de ces végétaux. Pour nombre de consommateurs, une courge est une courge et toutes vont dans la soupe. Malheureusement, certaines d’entre elles contiennent des toxines, les cucurbitacines. Or, celles-ci sont très irritantes pour le système digestif : elles provoquent vomissements, diarrhées voire vertiges, palpitations et déshydration. Parmi les cas signalés aux centres antipoisons, il n’y a eu aucun décès mais des hospitalisations ont été nécessaires pour les personnes les plus fragiles.

Pollinisation

Dans d’autres cas, les consommateurs de courges toxiques savaient parfaitement qu’il existe des variétés non consommables mais ils ont été victimes d’une hybridation entre une courge comestible et une courge non comestible. Cette hybridation peut avoir lieu à l’occasion de la pollinisation.

Les cucurbitacines ont la particularité, comme beaucoup de poisons, d’être amères. Les centres antipoisons recommandent donc de goûter la courge crue, de recracher le morceau s’il est amer et de ne pas la consommer. Ils rappellent également que toutes les courges ornementales sont considérées comme toxiques.

Sur les étals, le caractère consommable ou non n’est pas toujours bien précisé et l’Anses préconise que les courges ornementales ne soient vendues qu’au rayon « décoration ». Parmi les dossiers traités par les centres antipoisons, l’origine de la courge toxique n’a pu être établie que dans la moitié des cas. Les achats au marché ou au supermarché représentaient 18  % des empoisonnements et les courges du potager, 30 %.

C’est pourquoi l’Anses souhaite qu’un étiquetage précis des sachets de graines, mentionnant le caractère comestible ou non, soit mis en place. Pour lutter contre l’hybridation, il faut maintenir une grande distance entre les cultures ou pratiquer la pollinisation contrôlée (manuelle). La fédération Agrobio rappelle que « les espèces d’un même genre ou de genres différents ne se croisent pas entre elles ». Cependant, une courgette de Nice et un « patidou » étant tous deux des cucurbita pepo, doivent être maintenus à une distance d’un kilomètre pour éviter l’hybridation.

ESTELLE DUESO

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