PNR : 20 ans de réflexion sur l’énergie

Publié le 27/05/2018

Ruralite >

Territoires. Partenaires depuis la création du parc, le PNR Périgord-Limousin et l’Ademe parient sur la capacité des territoires ruraux à innover en matière de transition énergétique.

Le Parc naturel régional Périgord-Limousin fait figure de pionnier en matière de transition énergétique, ce qui lui vaut d’être régulièrement sollicité pour essaimer dans la région Nouvelle-Aquitaine. « L’Ademe attend des territoires qu’ils mettent en avant des expriénces transposables », note Cédric Sous, expert de l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. Or une soixantaine de collectivités se lancent à l’échelon régional dans un projet de territoire durable, « il faut des contacts, des connexions ».

Une expérience certaine en la matière explique l’avance prise par le PNR dont les élus, dès sa création en 1998, se sont préoccupés de climat et de transition énergétique. Pour autant, Bernard Vauriac, président du PNR Périgord-Limousin, tempère les progrès accomplis : « La société évolue lentement. On ne peut pas mobiliser rapidement des élus et les citoyens, il faut du temps. »

 Mathieu Anglade, directeur régional adjoint de l’Ademe Nouvelle-Aquitaine, Émilie Rabeteau, ingénieur Énergie Climat du PNR, Bernard Vauriac, président du PNR, Cédric Sous, chargé de mission responsable de l’accompagnement des collectivités locales à l’Ademe Nouvelle-Aquitaine. (Ph. E. Dueso)

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Wohlfahrtia : des conditions favorables à son développement

Publié le 01/05/2018

Agriculture > Sanitaire >

Ça y est, l’été s’étant invité au mois d’avril, la menace liée à Wohlfahrtia magnifica refait surface. En effet, suite aux fortes chaleurs, les pupes (formes larvaires de résistance de l’insecte) présentes dans le sol devraient commencer leur développement et les premières attaques de mouches ne devraient pas tarder. Soyez vigilants !

La lutte contre l’insecte doit débuter

Il est temps de traiter vos brebis avant que la population de mouches ne devienne trop importante. Le protocole de traitement ainsi que la liste des médicaments vétérinaires disposant d’une AMM pour la prévention des mouches et des myiases chez les ovins ont été transmis à l’ensemble des détenteurs d’ovins du département et sont disponibles auprès de vos vétérinaires ou à la CDAAS.

Pensez à noter les traitements effectués dans le carnet sanitaire et conservez les ordonnances et les factures qui pourront servir de justificatifs pour d’éventuelles indemnisations

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Réduire les déchets ménagers

Publié le 27/04/2018

Ruralite > Collectivités >

Environnement. L’instauration d’une tarification incitative pour la collecte et la gestion des déchets progresse en Nouvelle-Aquitaine. L’Ademe régionale a fait le point.

L’enlèvement et le traitement des ordures ménagères représentent souvent la part la plus importante des budgets des communautés de communes. En Nouvelle-Aquitaine, l’Ademe estime que les différentes collectivités y consacrent 660 millions d’euros. Dans 80 % des cas, cette somme est financée par une taxe, dans 20 % par une redevance. Pour 6,8 % de la population régionale, cette taxe ou cette redevance est dite « incitative » : plus vous produisez de déchets, plus vous payez.

Dans le cadre du 7e avis d’expert proposé par l’Ademe de Nouvelle-Aquitaine et pour clore une séquence consacrée à l’économie circulaire, Laurent Jarry, basé à Limoges et en charge de ce domaine à l’Ademe, a fait un point complet sur le « coût et le financement des déchets en Nouvelle-Aquitaine ».

À la fin de l’année 2017, 6,8% de la population régionale était couverte par une tarification incitative. (Carte et données : Ademe, direction régionale de Nouvelle-Aquitaine)

Il estime qu’aujourd’hui les élus doivent au moins se poser la question de la mise en place d’une taxe ou d’une redevance incitative. « Sur le terrain, on constate qu’une grosse partie de la population adhère au principe. » En revanche, le passage à ce genre de tarification doit être longuement et soigneusement préparé en amont. « Les deux premières années, on note beaucoup plus d’incivilités qu’à l’accoutumée... » Puisque vous payez moins si vous déposez moins de déchets dans votre poubelle, des citoyens mal intentionnés recourent à des décharges sauvages pour faire baisser leur facture... « Mais une bonne collaboration avec les gendarmeries locales permet de régler ce problème. »

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31 mars : inauguration de la SAS Agribasol

Publié le 27/03/2018

Agriculture >

Dans le cadre des rencontres régionales du photovoltaïque agricole, sera inaugurée la SAS Agribasol, société regroupant 13 associés autour de 14 bâtiments équipés de panneaux photovoltaïques. 1 969 kWc ont été installés soit l’équivalent de la consommation moyenne de 335 foyers/an.

L'inauguration aura lieu le 31 mars de 14 h à 17 h 30 à Dompierre Les Eglises (87) au Gaec de Champagnat.

À 15 h 30, 4 ateliers participatifs :
Atelier 1 : Une alimentation équilibrée et locale pour nos animaux.
Atelier 2 : L’agriculture, source de biodiversité.
Atelier 3 : Une agriculture de qualité pour une eau de qualité.
Atelier 4 : Quand bien-être animal rime avec énergie verte.

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Un infatigable observateur de la nature

Un infatigable observateur de la nature

Publié le 24/02/2018

Ruralite >

Lecture. Le livre de Jean Fedon, Le rôle de l’Homme dans l’évolution de la biodiversité, est sa contribution aux débats actuels sur la place des activités humaines et leurs influences sur les écosystèmes.

À Charensannes, commune de Razès, Jean Fedon continue d’observer inlassablement la nature : « L’an dernier, j’entends les jeunes qui remontaient l’allée et qui clamaient qu’ils avaient écrasé une vipère derrière la maison. Cela m’étonnait, je vais voir, c’était une couleuvre... J’étais étonné parce que vous ne trouvez plus de vipères. Autrefois, dans chaque village, il y avait 100 à 120 vipères tuées tous les ans. Maintenant, c’est terminé. Mon fils Thierry, qui est dans les champs tous les jours avec ses ouvriers, cela fait trois ans qu’ils n’en ont pas vu. On a protégé les buses à la fin des années 70 et elles ont prospéré. Les buses adorent les vipères... »

Le rôle de l'Homme dans l'évolution de la biodiversité du Néolithique à nos jours par Jean Fedon.

Jean Fedon aime raconter ce qu’il a vécu, ce qu’il a connu. Lassé d’entendre en réunion des histoires arrangées, des raccourcis sur la biodiversité, il a décidé de compiler ses observations et ses connaissances amassées au fil d’une vie commencée auprès de gens qui avaient travaillé à la construction du viaduc de Rocherolles ! Il était tout jeune, ils étaient très vieux, mais il se souvient comment ils parlaient du loup. Et comment le loup a lui aussi disparu.

Le déclin des écrevisses

Menant en parallèle un inventaire de ces connaissances sur les animaux et les végétaux qu’il a pu observer et le récit de la vie d’autrefois (à partir de 1940), il revient sur l’évolution du monde qui l’entourait et dresse quelques constats, les campagnes ayant profondément évolué dans la période 1940/1960. La myxomatose (l’histoire du docteur Paul-Félix Armand-Delille est savoureuse) a décimé les lapins de garenne. Les populations de putois, qui se nourrissaient de lapins, ont diminué à leur tour. Les routes ont été recouvertes de bitume, et les écrevisses à pattes blanches disparaissaient. En revanche, les renards, les étourneaux, les sangliers, les martres ont conquis de nouveaux espaces. « Pendant toute cette période, contrairement à ce que nous disent les médias, la chimie est peu intervenue dans la modification de la biodiversité animale. Ceux qui ont vécu au quotidien ces vingt années n’ont vu qu’une évolution du milieu dans lequel sont venus s’installer des animaux qui, auparavant, n’y trouvaient pas la tranquillité nécessaire pour s’y alimenter et s’y reproduire. »

Jean Fedon ne minimise pas pour autant la responsabilité des hommes et de leur activité : « Désertion des campagnes, surpopulation des villes, développement des moyens de transport, circulation facilitée des marchandises et des hommes, production de chaleur liée aux conditions de vie, évolution de la science, affolement de la communication et, surtout, augmentation rapide de la population des hommes sur la planète sont les principaux facteurs de l’évolution de la biodiversité. »

Les transports, les échanges, occupent une place importante dans le livre de Jean Fedon. L’Homme a toujours voyagé et emmené avec lui des espèces qui n’étaient pas forcément, au départ, inscrites au voyage. « Tout voyage et il y a de moins en moins de contrôle », constate l’auteur. Dans les cales des navires marchands ont migré par exemple la fourmi d’Argentine (devenue un fléau au Texas), l’escargot achatine, le frelon asiatique... Les termites sont arrivés en France avec les bois d’Afrique...

« J’aurais pu faire le double de pages », s’amuse Jean Fedon dont le but principal est atteint : partager dans son ouvrage sa longue et passionnée observation de la nature. Le Rôle de l’Homme dans l’évolution de la biodiversité est son odyssée du monde vivant, telle qu’il l’a comprise, telle qu’il l’a vécue.

Si vous voulez connaître l’histoire du robinier, du glucochloral, ou le rôle jadis des enfants dans la chasse au renard, ouvrez le livre de Jean Fedon.

STÉPHANE MONNET

 

Un esprit collectif et mutualiste qui dure

Publié le 18/11/2017

Agriculture >

Développement. La SAS Amisoleil a misé sur le photovoltaïque pour moderniser les outils de production en générant du financement. Le combat a été rude mais il porte aujourd’hui ses fruits.

«La SAS Amisoleil porte un projet fédérateur, qui rassemble depuis 2009 une vingtaine d’adhérents pour 26 points de livraison », note Alex Le Quéré, son président. Mais quand la réflexion a démarré, rien n’était vraiment gagné...

La SAS Amisoleil a été récompensée lors de la cérémonie des Rubans verts du Crédit Agricole en 2016. (Ph. NP)

Objectif : mobiliser autour du photovoltaïque

« Fin 2009, beaucoup d’investisseurs privés battaient la campagne et proposaient aux agriculteurs des bâtiments photovoltaïques clé en main avec des conditions de baux peu claires », indique Alex Le Quéré. À l’époque, des réunions de sensibilisation sur le nord de la Haute-Vienne sont alors organisées avec l’aide de Béatrice Chrétien, expert agricole et foncier à Bellac. L’objectif : faire en sorte que les investisseurs ne profitent pas seuls des opportunités liées au développement du photovoltaïque. Il s’agit de proposer un projet collectif, susceptible de mutualiser un certain nombre de coûts pour faciliter le portage de projets photovoltaïques par des agriculteurs.

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Elevé au pis rosé clair u

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Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

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Jeunes bovins

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