La décroissance n’est pas une option

La décroissance n’est pas une option

Publié le 11/06/2018

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Écologie. La deuxième conférence citoyenne proposée par Limoges Métropole abordait le thème du développement durable. Il a beaucoup été question de la ceinture maraîchère, aujourd’hui disparue, de Limoges.

Le cycle de conférence citoyenne proposé par Limoges Métropole et entamé le 16 mai sur le thème de la mobilité s’est poursuivi jeudi 31 mai. « Peut-on envisager aujourd’hui une politique qui n’aurait pas une approche développement durable ? », a questionné, en introduction, Bruno Genest, premier vice-président de l’agglo.

Marie-Anne Robert-Kerbrat, conseillère communautaire, enchaînait en termes très pessimistes : « Qu’est-ce que le développement, que faut-il développer ? Une fois qu’on a dit que le modèle n’est pas soutenable, on fait comment ? » Elle venait de rappeler qu’actuellement l’humanité utilise chaque année des ressources qui correspondent à 1,6 planète terre.

L’élue s’était bien gardée d’employer le mot de « décroissance », mais la première intervention venue de la salle ne s’en privait pas : « Je suis ravie de voir une personne qui remet en cause le développement durable. Je propose de parler plutôt d’une décroissance soutenable. Comment peut-on envisager une décroissance dans le cadre économique où nous sommes ? »

Cette question d’ordre général ne soulevait pas de commentaires de la salle très moyennement garnie. Marie-Anne Robert-Kerbrat y revenait pourtant à la toute fin de la conférence, tenant à donner son sentiment sur cette question : « Changer le modèle de développement ? Mais on ne sait pas comment faire et on n’a plus le temps de mettre, en préalable, la lutte contre le capitalisme. »

Ceinture maraîchère

Le sujet le plus débattu lors de cette deuxième conférence fut la future ou hypothétique ceinture maraîchère de Limoges. L’idée est dans les cartons de l’agglo depuis un petit moment. Tout le monde s’accorde pour dire qu’il faut le faire, qu’il faut du bio et que c’est l’avenir. Une représentante de l’association Terre de liens rappelait l’intérêt agricole de la démarche et signalait que l’association dispose d’un « convertisseur alimentaire qui permet aux collectivités d’estimer les surfaces et le nombre de paysans nécessaires pour assurer l’alimentation d’un territoire donné ». Marie-Pierre Masbatin Chauveau, du conseil de développement de l’agglo, se demandait si Limoges Métropole ne pourrait pas être prescripteur dans le domaine de l’agriculture vivrière urbaine sur les toits ou dans les caves.

Dans cette vague d’enthousiasme, Jean-Pierre Boulesteix, également membre du conseil de développement de Limoges Métropole, prenait la parole et regrettait que le projet ne s’adresse qu’aux agriculteurs en bio et constatait que, malgré les appels à candidature, « on n’a pas trouvé beaucoup de gens à installer, car c’est beaucoup de travail et, même en production bio, le revenu n’est pas forcément là ». Si Marie-Anne Robert-Kerbrat a nuancé ce dernier point et défendu le choix politique du tout bio, elle a convenu que c’était un métier très dur où il était difficile de bien gagner sa vie : « Avec un revenu net, très faible, de 700 euros par mois, on a beaucoup de mal à trouver des maraîchers. En plus, on a besoin de types qui nous font des lignes de carottes et de patates, pas cinquante productions différentes. »

STÉPHANE MONNET

 

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