Portes ouvertes au Gaec du Masbareau

Portes ouvertes au Gaec du Masbareau

Publié le 05/10/2017

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Production technique et rémunératrice

Aurélien Boudet et Lidewij Van Oers conduisent ensemble l’exploitation du Gaec du Masbareau, située sur la commune de Royères. Ils gèrent un troupeau de 140 vaches mères et leurs produits et 75 truies conduites en système naisseur-engraisseur. Une SAU de 220 ha assure l’alimentation des bovins. 45 ha servent la production de céréales d’autoconsommation, dont une partie pour les porcs.
Compter sur le porc
« L’exploitation de mes parents a été convertie à l’agriculture biologique en 1996, indique Aurélien Boudet. Le Gaec a été créé lors de mon installation en 2004. Lidewij nous a rejoints en 2008. Aujourd’hui, nous sommes tous les deux. Deux salariés en CDI travaillent avec nous, dont l’un à mi-temps. Un autre est présent en CDD le temps de finir l’installation du nouveau bâtiment dédié aux cochons. »
Au départ, le Gaec du Masbareau produisait des porcs gascons et quelques porcs  « roses ». La viande était commercialisée en vente directe jusqu’au jour où des problèmes d’écoulement ont été rencontrés. Les éleveurs ont alors contacté Cirhyo, une coopérative porcine. Peu à peu, avec l’appui du technicien, le nombre de truies a augmenté et la production s’est structurée.
Objectif 1 500 porcs charcutiers par an
Le nombre de truies est d’abord passé à 16 après 2011 pour 300 porcs charcutiers. Il est aujourd’hui de 75 truies pour une production annuelle de 1 500 porcs charcutiers.
« Il y a 4 bandes de truies qui mettent bas un peu plus de deux fois par an, précise Lidewij Van Oers. Les cochons sont vendus à 6 mois à un poids vif moyen de 125 kg (95 kg de carcasse). Tous sont commercialisés en bio, 95 % par Cirhyo et le reste auprès d’un boucher des halles de Limoges avec qui on travaille en exclusivité. »
Jean-Claude Teiton, technicien à Cirhyo, explique la  procédure : « Les cochons entrent en cases de post-sevrage à l’âge de 6 semaines à un poids de 12-15 kg. Il y a 4 cases de post-sevrage dans le bâtiment qui accueillent chacune 40 cochons. Ils y passent 5 semaines avant d’être mis à l’engraissement durant 15 semaines. Ils pèsent alors environ 30 kg. Une fois installés dans leur case d’engraissement, les cochons y restent jusqu’à la vente vers l’âge de 6 mois (26 semaines).
Les truies reviennent en chaleur 5 jours après le sevrage. Elles sont alors entrées en bâtiment  et inséminées. Elles y restent pendant 12 semaines. Elles finissent la gestation en plein air. Avant la mise-bas, elles sont installées dans un parc individuel où elles allaiteront leurs porcelets pendant 6 semaines. Après le sevrage, les petits cochons sont envoyés en cases de post-sevrage et les truies retournent en bâtiment pour être inséminées... »  
La mécanique est bien rôdée. « Cet atelier porc est maintenant en vitesse de croisière avec 160 porcs qui entrent et sortent toutes les 6 semaines », ajoute Jean-Claude Teiton.
Moderniser et agrandir les bâtiments
Pour améliorer les conditions de travail, Aurélien Boudet et Lidewij Van Oers ont choisi de moderniser et d’agrandir les bâtiments (saillie/gestation et bâtiment d’engraissement). Tous les animaux y sont logés sur litière accumulée. La distribution de l’aliment se fait manuellement au réfectoire (cornadis) pour les truies et avec des nourrisseurs pour les porcelets en post-sevrage. Pour les porcs à l’engraissement, le système devrait être automatisé rapidement.
Technicité et conseil requis
Barbara Kaserer, chargée de mission Filières à Interbio Nouvelle-Aquitaine, précise que « le porc bio est mieux payé que le porc conventionnel. Mais, pour être rentable, cette production demande beaucoup de technicité. Conseil et encadrement sont nécessaires, notamment quand l’atelier présente une taille importante. Souvent, ce sont les coopératives qui sont les mieux placées pour suivre les éleveurs ». Le coût de production du porc bio est plus élevé que celui du porc conventionnel, mais la demande des consommateurs est importante et l’offre est moindre. Il y a un débouché et le prix aux producteurs est déconnecté de celui pratiqué sur le marché conventionnel, ce qui confère à cette filière une certaine stabilité.
De la demande
Aujourd’hui, la production est écoulée par les GMS, les magasins spécialisés, les bouchers et la vente directe. Cirhyo commercialise autour de 20 000 porcs bio par an, soit 400 par semaine. Des projets d’extension ou de création d’élevage devraient porter l’activité de la coopérative à près de 30 000 en 2019. Mais « il y a encore une marge de progrès », souligne Jean-Claude Teiton. D’ailleurs, les portes ouvertes organisées au Gaec du Masbareau s’adressaient à des professionnels. L’objectif était bien de créer des échanges entre agriculteurs et partenaires de la filière afin, pourquoi pas, de faire des émules.

Nathalie Péneloux

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Cotations

Jeunes bovins

Carcasses de veaux de boucherie
Elevé au pis rosé clair u

s.50 : 6,53 €/kg Augmentation

s.49 : 6,42 €/kg

Jeunes bovins

Bovins limousins à engraisser
Mâle u 300kg

s.50 : 2,65 €/kg Identique

s.49 : 2,65 €/kg

Jeunes bovins

Cotations gros bovins entrée abattoir
Vaches

s.50 : 4,60 €/kg

s.49 : €/kg

Ovins

Agneaux de boucherie
Prix moyen pondéré des agneaux

s.50 : 6,49 €/kg Augmentation

s.49 : 6.47 €/kg

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