FDO 87 : Stop à la baisse des soutiens !

FDO 87 : Stop à la baisse des soutiens !

Publié le 10/02/2018

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FDO 87. Réunis en assemblée générale, les responsables de la FDO ont fait part de leurs inquiétudes devant la baisse de l’aide ovine et la réforme de l’ICHN. La pression se poursuit auprès des parlementaires.

Le critère « élevage extensif-autonomie fourragère » donne pour l’instant son caractère d’éligibilité à la Haute-Vienne pour le nouveau dispositif ICHN. Ce statut est « une victoire syndicaleCe n‘est pas une victoire anecdotique, c‘est vraiment important », a indiqué Emmanuel Rabaud, président de la FDSEA, lors de l’assemblée générale de la FDO.

Claude Souchaud (au centre) avec, à sa gauche, Emmanuel Rabaud (FDSEA) et Michaël Chariot (DDT) et, à sa droite, Patrick Soury (FNO) et Jean-Marie Delage (Chambre d’agriculture). (Ph. NP)

Baisse de l’ICHN, une perte lourde

Mais tous les départements n’ont pas la même chance comme par exemple le Lot-et-Garonne, la Dordogne ou encore les Deux-Sèvres qui devraient être exclus du dispositif sur la totalité de leur territoire. Si ce zonage est confirmé, en Nouvelle-Aquitaine cela représentera « une baisse de 200 millions d’euros de chiffre d’affaires pour la ferme régionale si les exploitations ne parviennent pas à compenser le manque d’argent lié à cette aide », indique Bertrand Dumas, de la Chambre d’agriculture. « La question de trouver des solutions de remplacement sur les exploitations se pose. Car l‘ICHN peut représenter jusqu’à 25 % des aides et parfois 50 % du revenu d’une exploitation », ajoute-t-il.

Problème d’enveloppe

Outre la redéfinition de son zonage, l’ICHN a été ouverte aux autres productions car, en privilégiant le soutien aux productions animales, l’aide devenait couplée, ce qui est contraire aux textes. À budget équivalent, le nombre de bénéficiaires augmente donc considérablement et le montant du soutien par exploitation va être dans la plupart des cas révisé à la baisse.

Les responsables de la FDO n’approuvent pas ce nouveau « coup de rabot » apporté aux soutiens dédiés à l’élevage ovin. « 80 % des brebis sont en zones dites défavorisées, ce n’est pas un hasard si elles sont sur ces secteurs, remarque Patrick Soury, le secrétaire général de la FNO. Le maintien de l’ICHN telle qu’elle était jusque-là est avant tout une question budgétaire. Quand l’aide ovine a été rabotée de 6 millions, c’était pour garder l’ICHN. LA PHAE a déjà été globalisée avec l’ICHN. Le combat aujourd’hui doit être le budget car s’il y a écrêtement, on va passer de 8 000 à 4 000 euros. » Très vite, l’ensemble de ces remaniements va avoir un impact négatif sur l’économie locale. Aussi, « il nous faut marteler le message auprès des élus », ajoute Patrick Soury. D’autant plus que « en Haute-Vienne où l’élevage ovin et bovin est très développé le budget ICHN est élevé (il est de 20,7 millions d’euros) », ajoute Claude Souchaud, le président de la FDO.

Le renouvellement des générations pénalisé

« La révision de l’aide ovine va aussi engendrer la suppression des 6 euros par brebis réservés aux jeunes agriculteurs, remarque Jean-François Dubaud, secrétaire général de la FDO. C’est un coup dur pour ceux qui se sont récemment installés et cela va manquer pour en inciter de nouveaux. » Claude Souchaud renchérit : « C’était une incitation importante. C’était une particularité de la FNO de proposer des choses uniques, ambitieuses, efficaces. » Patrick Soury ajoute : « On essaiera plus tard, avec l’Omnibus, de proposer un autre dispositif (NDLR : à destination des jeunes et des récents investisseurs en priorité). Pour le moment, les 113 millions d’euros qui restent au niveau national (il y avait 125 millions avant le rabotage) seront répartis entre les brebis déclarées au 31 janvier 2018. »

L’agriculture haut-viennoise bénéficie de 110 millions d’euros de soutiens, toutes productions confondues, indique Emmanuel Rabaud. Le transfert du 1er pilier vers le second a engendré des modifications. « Les moyens qu’on a eus avant, on les avait demandés. Pour les prochaines négociations de la Pac, il va falloir être très vigilant car l’argent de la Pac fait des envieux. On doit travailler sur l’organisation des filières et leur fonctionnement (attention aux volumes) », dit-il.

Les modes d’action et les interlocuteurs ont changé. « Avant on demandait de l’argent au ministre de l’Agriculture. Maintenant, il faut s’adresser également à la Région car il y a un aspect national et régional. Et puis, il va falloir travailler sur des bassins de production au sein de Nouvelle-Aquitaine », ajoute-t-il. À ce propos, un sujet qui avait fait débat resurgit. « Les MAEC accessibles aux ovins existent dans la Vienne mais pas en Haute-Vienne », rappelle Claude Souchaud. En ces temps agités, il insiste sur « l’importance d’harmoniser les actions car, au sein de la même région, cela engendre de grandes différences entre éleveurs d’une même zone ». Ce qui est insupportable.

NATHALIE PÉNELOUX

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