Agriculture

L'installation est un enjeu vital

Haute-Vienne
Charles Muller
La Chambre d'agriculture organisait les 28 et 29 septembre ses traditionnelles journées installation. L'objectif : capter de nouveaux agriculteurs sur le département.

Le constat est clair et la date fatidique approche : d'ici 6 ans, plus de 1 000 agriculteurs seront en âge de partir à la retraite, soit près du tiers de ceux aujourd'hui en activité. Si rien n'est fait, le monde agricole va perdre en actifs et le monde rural en souffrira. Charles Muller, membre de la Chambre d'agriculture de Haute-Vienne, est catégorique : tous les outils doivent être déployés pour pallier ce problème. "Il ne faut pas lâcher et trouver des solutions avec l'ensemble des partenaires", dit-il.

Les deux journées organisées les 28 et 29 septembre par le Pôle accueil installation transmission (PAIT) de la Chambre d'agriculture devaient cette année encore capter des candidats à l'installation. 25 porteurs de projets s'étaient inscrits pour y participer. "Le premier jour, un point a été fait avec les acteurs de l'agriculture locale, aussi bien de l'amont que de l'aval", ajoute l'élu. Les banques, la MSA, les assurances, la Safer, l'Anefa Nouvelle-Aquitaine, Limoges Métropole, les coopératives chargées des productions bovines, ovines, porcines, du lait mais aussi de l'arboriculture ou du maraîchage : tous avaient été conviés à une après-midi d'échanges avec les porteurs de projet. "On doit plébisciter toutes les productions pour essayer de reprendre les exploitations qui vont être disponibles et éviter qu'elles repartent à la friche ou à la forêt, souligne Charles Muller. Nous devons conserver la SAU et l'activité en zone rurale en assurant le renouvellement des chefs d'exploitation", ajoute-t-il. La conservation des filières de l'aval, génératrices d'emplois, est elle aussi en jeu. Tout comme la notion d'autonomie alimentaire. 

Une offre adaptée à des profils variés

Le premier jour, les porteurs de projet ont pu prendre connaissance des spécificités du département et pour certains affiner leur approche économique.

Le lendemain, deux circuits étaient proposés. Il comptait cinq exploitations et l'espace test mis en place par Limoges Métropole, qui offre la possibilité à un jeune de "s'essayer" au maraîchage pendant trois ans avant de s'installer.

Le premier circuit était dédié aux productions animales, notamment les bovins lait et bovins viande. Afin de répondre à la demande, une ferme allait être vendue, une autre louée et la troisième était en recherche d'associé.

Le deuxième circuit misait davantage sur la diversification, dont le maraîchage et l'arboriculture, parfois en agriculture biologique.

Ces visites, qui se sont doublées de contacts directs avec les exploitants en place, auront peut être trouvées écho.

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