Agriculture

Un outil d'aval qui se conforte

Haute-Vienne
chèvre saanen
Depuis trois ans, Ecoovi a pris la tête de la Sodem, un outil d'abattage situé dans la Vienne. Faire en sorte de le conforter fait partie des enjeux actuels.

"Ecoovi a une chance, celle d'être actionnaire majoritaire de la Sodem (Société des éleveurs de moutons Poitou-Limousin) basée au Vigeant dans la Vienne. Ce travail a commencé il y a trois ans et Ecoovi en assure la présidence depuis deux ans", indique Guillaume Metz, le président d'Ecoovi et de la Sodem.

Se lancer dans les chèvres

La Sodem est le premier abattoir spécialisé en petits ruminants et traite un volume de 10 000 tonnes par an.

Jusqu'à récemment, cet abattoir traitait essentiellement des agneaux et des brebis. Depuis le début du mois d'octobre, il gère également les chèvres de réforme car la Sodem a repris l'activité de la société Pierrepont & Fils "afin de la maintenir et de la faire évoluer", indique le président. Jusque-là, cette société traitait 70 000 chèvres de réforme par an.

Ce choix, qui a vocation à conforter également l'activité de l'abattoir, a été fait par le conseil d'administration porté par Ecoovi. Il renforce la position de cet outil d'abattage sur les filières ovines et caprines et ouvre à la fois de nouveaux débouchés et de nouvelles valorisations des produits.

Mais la Sodem ne s'arrête pas là car elle est portée par d'autres productions en plus de celle d'Ecoovi, dont par exemple les brebis de réforme des Pyrénées-Atlantiques.

Compter sur des partenariats

Guillaume Metz croit en la mutualisation, en la mise en commun des outils. Comme il le dit souvent, et qu'il trouve "super important",  "tout seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin".

Son adage se vérifie : "En 2012, on a créé Ecoovi, une union de trois coopératives pour avancer sur la filière. Avec l'arrivée de Poitou-Ovin, on continue sur les mêmes bases. À l'avenir, on veut monter des partenariats pour faire évoluer la filière régionale et territoriale et les adhérents", ajoute-t-il.

Pour lui, c'est évident : "On se doit de rationaliser les structures pour davantage de compétitivité et de poids sur le marché, toujours au service des éleveurs. On se doit d'ouvrir des discussions avec tous ceux qui partagent la même idée de l'esprit coopératif. " L'objectif : conserver une filière ovine organisée sur le territoire et faire en sorte que le territoire garde la main dessus.

S'investir à tous les niveaux

"À Ecoovi, on a pas mal avancé. En plus, on a la chance d'avoir des professionnels engagés", dit Guillaume Metz. Membre de la section ovine à Interbev Nouvelle-Aquitaine et représentant de la Coopération agricole à la FNO, il considère que la filière doit se défendre à tous les échelons. Il peut compter ainsi sur Patrick Soury, vice-président d'Ecoovi mais aussi de la de la FNO, ainsi que sur Jean-François Dubaud, Claude Souchaud et Pierre Lagrange qui siègent également à la FNO pour le département.

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