Agriculture

Des légumes qui répondent à un besoin

Haute-Vienne
saveurs fermières ok
La coopérative Saveurs fermières a intégré en septembre trois nouveaux adhérents : des maraîchers qui trouvent au magasin un nouveau débouché pour leurs productions.

Des courges, des marrons, de l'ail, de quoi composer de bonnes soupes bien chaudes alors que les températures baissent et que la nuit s'étend de plus en plus tôt. C'est un peu l'invitation lancée par les étals de Saveurs fermières, la boutique de producteurs basé rue de la Céramique à Limoges. Mais la coopérative sait se montrer accueillante quand elle est sollicitée ou quand un besoin se fait jour.

« Nous avons besoin de légumes primeurs, révèle Ghislain Trigueros, directeur de Saveurs fermières. En particulier, pour répondre à la demande sur le début de saison, c'est-à-dire en mars, avril, mai. » Du coup, la coopérative s'est rapprochée de Mathieu Gérardin. Ce dernier est installé à Vicq-sur-Breuilh. Il cultive des légumes en serres froides, sur une surface de 5 000 m2 et il souhaite se spécialiser justement en légumes primeurs. Son exploitation couvre une SAU de 4 hectares. Pour l'instant, outre les serres, un demi-hectare est travaillé en extérieur. Mathieu Gérardin emploie un apprenti mais, à terme, il espère l'associer. « Depuis que je me suis installé en 2019, mon objectif est que nous soyons trois associés sur l'exploitation », confie le jeune maraîcher.

« Pour moi, le travail en collectif est important, justifie Mathieu Gérardin. Et intégrer une coopérative de vente est donc un prolongement naturel. » Jusqu'à présent, il commercialisait sur les marchés, via des paniers auprès d'associations de consommateurs et pour l'Amap de la faculté de lettres de Limoges. Saveurs fermières s'est rapproché de lui compte tenu de l'orientation qu'il a donné à son exploitation. « Avec les serres, le but est de produire des volumes importants à la fin de l'hiver et au début du printemps », souligne l'agriculteur. Par exemple, des épinards. « Je peux faire de grosses quantités et, avec la boutique, je peux les écouler. C'est une autre façon de vendre qui complète le reste », précise-t-il.

Deux autres maraîchers ont rejoint depuis septembre la coopérative et, cette fois, ce sont eux qui sont venus vers la structure. Il s'agit de Rémy Rousseau, installé au Coudert à Limoges, et Nicolas Roch, de Châteauponsac.

« Rémy Rousseau a dû arrêter les marchés pendant le confinement du printemps », se souvient Ghislain Trigueros. Ce qui a obligé le maraîcher a changé ses méthodes de commercialisation. « Il a souhaité simplifier son système, explique le directeur de Saveurs fermières. Du coup, il écoule ses produits grâce à des paniers et notre boutique. »

À Châteauponsac, Nicolas Roch a fait évoluer son exploitation de l'élevage vers le maraîchage. S'il conserve un troupeau d'ovins, il consacre aujourd'hui un hectare à la culture de légumes en plein champ. « Le légume dans notre boutique Saveurs fermières est très demandé alors qu'il y a encore peu de maraîchers », précise Ghislain Trigueros.

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