Agriculture

Ils seront faits dans les temps

Haute-Vienne
Mickaël et Sébastien Grangette
Les semis de céréales avancent sur le territoire. Sébastien Grangette, éleveur laitier en Gaec à Rilhac-Rancon, fait le point sur son exploitation.

« Cette année, ça n'a pas été facile de commencer les semis. Au début c'était trop sec et après presque trop mouillé », annonce Sébastien Grangette. Installé en Gaec avec son frère Mickaël à Janailhac sur la commune de Rilhac-Rancon, il compte sur les cultures, dont une partie est valorisée en vente, en plus d'un troupeau de 100 vaches laitières prim'holstein.

100 ha en herbe et 240 en cultures

La SAU de 340 ha est pour 100 ha en herbe (« on a surtout des prairies naturelles et un peu de prairies temporaires ») ; le reste, soit 240 ha, est en cultures. Pour les besoins du troupeau, les associés du Gaec misent sur 70 ha de maïs récolté en ensilage et en grain, sur 5 ha d'avoine et sur 17 ha de méteil grain (féverole, pois, avoine et triticale). L'assolement comprend 30 ha en tournesol, 60 ha en blé et 50 ha en triticale, le tout destiné à la vente. Sébastien et Mickaël Grangette ne font plus de colza depuis 2 ans, car les semis sont trop difficiles à réaliser compte tenu des sécheresses récurrentes en fin d'été.

Du sans labour et sans fumier

« Avant l'implantation des céréales, on ne laboure pas (voir encadré). On passe seulement un coup de cultivateur, après on sème avec un combiné », explique Sébastien Grangette.

Pas d'apport de fumier non plus. Celui-ci est en priorité épandu devant un méteil, un tournesol ou un maïs.

Ensuite, le blé est installé derrière un tournesol ou un maïs grain, le triticale derrière un maïs ensilage ou un blé, l'avoine derrière un maïs ensilage. Le méteil arrive généralement derrière un triticale. Toutes ces cultures bénéficient donc à un moment donné de « l'effet retard »  du fumier.

Le triticale est semé, le blé est en cours

Pour le moment, « on a semé tout le triticale et environ 10 ha de blé ». La récolte de tournesol vient de s'achever. Sébastien Grangette  espère avoir terminé les semis à la fin novembre et ne pas revivre la situation de la dernière campagne. « L'an dernier, on avait terminé début décembre mais des parcelles ont ensuite souffert des trop fortes précipitations. On a eu de gros problèmes de rendements et moins de paille », ajoute-t-il. D'ailleurs, si d'habitude Sébastien et Mickaël Grangette peuvent en vendre à leurs confrères, cette année ce ne sera pas le cas. « On a dû tout garder », conclut-il.

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