Economie

Un reconfinement redouté

Haute-Vienne
florea fermé
Si les horticulteurs, qui sont des agriculteurs, continuent le travail, les fleuristes eux se préparent à affronter pour la 2e fois un arrêt d'activité.

Tous les fleuristes ne sont pas confrontés au confinement de la même manière, certains développant la vente en ligne et d'autres optant pour la fermeture pure et simple de leur magasin.

Jean-François Cadiou est le gérant des trois magasins Florea de Limoges qui comptent 14 salariés en plus de lui-même. « Au printemps, les 3 magasins de fleurs ont été fermés pendant toute la durée du confinement ; nous avons tous été au chômage partiel ; la vente en ligne n'a pas été retenue car pas rentable. Dans ce cas, il aurait fallu assurer le paiement des salaires, faire rentrer des fleurs qui n'auraient pas été forcément vendues. C'est-à-dire faire beaucoup d'efforts pour au final peu de résultats et pas de rentabilité », annonce-t-il. Sans compter que la fermeture, qui avait eu lieu du jour au lendemain, s'est soldée par une perte de près de 15 000 euros pour ses établissements, perte liée aux fleurs qui venaient de rentrer et qui ont été perdues...

Dès la sortie du confinement, les clients sont revenus. « Nous avons fait une très bonne fête des mères ; l'été a été moyen, un peu comme celui de 2019, avec moins de mariages que d'habitude. Mais malgré tout, le bilan s'est avéré plutôt positif », ajoute Jean-François Cadiou.

En revanche, il redoute la fin de l'année avec la mise en place du deuxième confinement. Si, une fois la Toussaint passée,  « le mois de novembre n'est pas un mois stratégique, ce sera compliqué si les fêtes de Noël et du nouvel an ne se passent pas dans de bonnes conditions », avertit Jean-François Cadiou. « Nous ferons un peu de vente en ligne, car nous n'aurons pas le choix. Mais ce sera pour rendre service et rester visible sans générer de véritable rentabilité », souligne-t-il.

« C'est un peu tôt pour parler de l'avenir à moyen terme mais je pense qu'il faut déjà se préparer à prendre des décisions drastiques. J'espère que ce sera le plus tard possible », conclut-il.

Dans la même thématique

Le président de la Fédération des métiers de la viande, Gilles Gauthier, dresse l'état des lieux des marchés de bovins, en France et à l'export. Une clé pour comprendre les prix actuels.
France
Poker menteur et impact covid
La DDT est sur le pont pour assurer des versements dans les temps.
Haute-Vienne