Agriculture

En 2020, on surfe sur la vague

Haute-Vienne
Didier Poux et Guillaume Metz Ecoovi
L'union de coopératives Ecoovi poursuit son chemin. Guillaume Metz, président, et Didier Poux, directeur, font un état des lieux de l'année écoulée.

"En 2019, l'événement important a été pour nous l'arrivée de Poitou-Ovin au sein de l'union de coopératives", rappelle Didier Poux, le directeur. Fin 2019, le nombre d'adhérents était donc de 282 pour une troupe de 91 289 brebis. Et "avec l'arrivée de Poitou-Ovin, la moitié des effectifs d'Ecoovi se situe aujourd'hui dans la Vienne pour 42 % des élevages. En Haute-Vienne, 34 % des élevages rassemblent 31 % des brebis, car les troupeaux sont de taille plus modeste", poursuit-il.

L'activité classique s'est poursuivie tout au long de l'exercice 2019 au niveau du suivi administratif, de la veille informationnelle, du suivi de la reproduction (échographies entre autres) ou encore du développement des nouvelles technologies au sein des élevages. Un ensemble d'outils doit être mobilisé pour " planifier les sorties des agneaux afin de mieux les commercialiser", rappelle Didier Poux.

En 2019, le nombre d'agneaux a été stable par rapport à 2018 malgré une diminution du nombre de brebis. Guillaume Metz estime que cette stabilisation est à rapprocher de "l'amélioration de la gestion des troupeaux et de leurs performances". Les produits ont été comme les autres années valorisés sous signes de qualité, dont le label rouge Diamandin, la marque Baronet dans une moindre mesure mais aussi la certification agneau du Poitou-Charentes ou encore la filière qualité Carrefour. Pour le bio, dont Ecoovi est "l'un des plus gros faiseurs" comme le note Guillaume Metz, l'union de  coopératives travaille avec Unebio. Malgré tout, en 2019, "une chute importante des cours a eu lieu en été qui s'est doublée de difficultés d'enlèvement des animaux", rappelle Didier Poux. "La coopérative a alors choisi de faire un effort pour soutenir les prix aux producteurs", ajoute-t-il.

2020, année atypique

En cette fin d'année, un point sur l'activité de 2020 est incontournable. Les responsables d'Écoovi évoquent logiquement la crise sanitaire qui a suscité de fortes inquiétudes lors des fêtes de Pâques. Au final, "tout s'est très bien goupillé, observe Guillaume Metz, car toute la filière a travaillé ensemble pour trouver des débouchés et pour que les boucheries, les GMS et les circuits courts assurent l'écoulement des agneaux avec en plus une préférence pour l'agneau français observée en GMS". "C'est un travail fait au quotidien avec les partenaires qui ont permis ces résultats. On surfe encore sur la vague avec un été où les cours ont encore augmenté, on note un élan de nationalisation de la consommation. On doit se remettre en place une production suffisante en travaillant sur le renouvellement des générations et l'amélioration technique des élevages", conclut Guillaume Metz.

Dans la même thématique

Mireille et Pascal germond, installés à oradour-sur-glane, misent sur l'autonomie alimentaire. leurs choix induisent aujourd'hui une baisse des charges d'alimentation.
Haute-Vienne
Miser sur le méteil et l'herbe
Jade Oliveira Da Silva, installée à Bersac-sur-Rivalier, propose des escargots sous toutes leurs formes toute l'année. Mais surtout pour les fêtes.
Haute-Vienne
Les escargots s'invitent à table