Agriculture

Accélérer les installations

Haute-Vienne
étal de légumes
Dans le cadre du projet de "ceinture maraîchère", Limoges Métropole s'associe à l'association Ceinture Verte pour fonder une Société coopérative d'intérêt collectif (Scic).

Lancé en 2017 le projet de "ceinture maraîchère" de Limoges Métropole prend un coup d'accélérateur. En effet malgré quelques installations, l'enjeu de la relocalisation alimentaire devient urgent pour la collectivité. Le recours aux circuits courts s'est imposé au travers de la loi EGAlim, mais aussi par la demande de plus en plus importante des citoyens, encore renforcée par la récente crise sanitaire. Dans ce contexte, Limoges Métropole a décidé de s'associer à l'association Ceinture Verte pour fonder une Société coopérative d'intérêt collectif (Scic). L'objectif est de proposer aux maraîchers du territoire "des fermes clés en main" pour faciliter et ainsi accélérer les installations. " Pour relocaliser 10 % de la consommation de légumes de la ville, ce sont 150 exploitations de 2 ha qu'il faut créer ", annonce Pierre Pezziardi, co-fondateur de la Scic Ceinture Verte, lors de la réunion publique du 8 avril. Cette Scic aura plus d'agilité pour affronter cet enjeu colossal que la collectivité estime Bernard Thalamy, 1er vice-président de Limoges Métropole, en charge des circuits courts.

Des fermes standardisées

Le public ciblé est les maraîchers expérimentés, disposant d'une première expérience professionnelle, idéalement une saison complète et souhaitant s'installer en maraîchage biologique diversifié. L'association se charge ensuite de trouver le foncier et de proposer des terres équipées : 2 ha de terres de qualité maraîchère ; un système d'irrigation (forage, pompes, asperseurs) ; 1 500 m2 de tunnels (trois tunnels de 500 m2) et 100 m2 de bâtiment d'exploitation (espace de stockage, station de lavage, sanitaires). Les exploitations sont prévues pour maximum deux chefs d'exploitation sur le modèle Gaec. Pour une telle exploitation, "il faut trouver 100 000 € à chaque fois, précise Pierre Pezziardi. Cela peut paraître beaucoup mais le but est de s'installer de façon convenable et durable". Au-delà des 150 000 € investis par l'agglomération, d'autres investisseurs comme les banques, les investisseurs solidaires ou tout autre acteur local restent encore à trouver.

Le service est proposé contre une cotisation mensuelle d'un montant de base de 550 €. "À long terme, le système de cotisation deviendra de l'accession à la propriété", annonce Pierre Pezziardi. Un accompagnement technico-économique est également proposé pendant les trois premières années. Les maraîchers restent indépendants et sont libres de choisir leur statut. Ils signent avec La Ceinture Verte un contrat de coopération, les rendant sociétaires de la Scic. Ils sont libres également de définir leur stratégie de vente ainsi que leur mode de production.

À terme le service pourra s'étendre au-delà des portes de Limoges Métropole, affirme Bernard Thalamy. La Scic devra toutefois remplir ses objectifs : "Il faut installer au minimum 5 fermes par an" pour que le projet soit viable.

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