Agriculture

Des haies au service de l'apiculture

Haute-Vienne
haie mellifère javerdat
Avec son GIEE, Cendrecor mise sur l'agroécologie et la biodiversité. Depuis quelque temps, les membres de l'association s'intéressent aux haies fleuries.

Depuis 2015, Cendrecor* a mis en place un GIEE. Son but : aller encore plus loin dans la valorisation des cendres de bois et des carbonates de la papeterie de Saillat-sur-Vienne en mettant en avant la plus-value agronomique permise par ces amendements sur les volets économique, environnemental et sociétal.

"La préoccupation du GIEE est de mesurer la capacité des systèmes de cultures à donner à manger d'abord aux animaux d'élevage puis aux abeilles ", indique d'emblée Yann Quémener, chargé de missions à Cendrecor.

Avec l'épandage des cendres et des carbonates, un effet positif sur le pH des sols a été observé qui a permis d'introduire des productions de légumineuses (luzerne et trèfles entre autres). Ces cultures jouent un rôle au niveau de l'autonomie alimentaire des exploitations, notamment en protéines. Forts de ce constat, les membres du GIEE de Cendrecor se sont penchés sur l'impact de cette nouvelle conduite sur la valorisation de la matière organique du sol et le stockage de carbone. Ils se sont également intéressés à la qualité des fleurs présentes dans les prairies et à l'activité des abeilles.

Nectar et pollen : assurer une continuité

Du coup, un groupe de neuf agriculteurs s'est formé à l'apiculture pour mieux comprendre les problématiques liées au monde de l'abeille. Dans le même temps, un suivi des parcelles en prairie, luzerne ou interculture a été mis en place pour évaluer la capacité de chaque culture à produire du nectar et du pollen. Des indices nationaux ont permis d'estimer la quantité de nectar et de pollen par culture en fonction de la date de floraison. "Ça donne une tendance", note Yann Quémener. "On a pu observer des manques de fleurs dans le temps. Du coup, on a décidé de mettre en place des haies avec des capacités de floraison destinées à assurer une continuité dans la disponibilité en nectar", poursuit-il. Un plan d'actions a été décliné. "En 2020, les plantations de haies devraient atteindre 2,7 km réparties sur 8 exploitations. Les 9 agriculteurs ont été formés à l'apiculture, ils ont acheté 150 ruches et les ont installées sur les cultures, une Cuma s'est équipée de matériel apicole afin de valoriser le miel récolté", ajoute Yann Quémener. En plus de conforter la source de nectar et de pollen pour les abeilles, cette initiative est une occasion unique de communiquer sur les pratiques agricoles respectueuses de l'environnement.

Dans la même thématique

Malgré le contexte sanitaire inédit de ces derniers mois, l'apprentissage demeure plébiscité. de nouvelles formations voient le jour et les aides devraient se renforcer.
Haute-Vienne
L'apprentissage a le vent en poupe
Malgré la crise sanitaire, une journée de la viande aura lieu fin août à Saint-Léonard-de-Noblat.
Haute-Vienne
Une journée pour les professionnels