Agriculture

Des conditions pour un bon stockage

Haute-Vienne
Silo d'Océalia à Limoges, vu de dessus au 20 juillet.
Le stockage des grains après récolte fait l'objet de nombreuses précautions. Didier Renou, responsable qualité en charge de ce dossier à Océalia explique la marche à suivre.

"Une grande partie des grains récoltés est stockée par la coopérative pour les éleveurs et pour répondre à la demande des clients industriels", indique Didier Renou, responsable Qualité à Océalia.

Nettoyer et désinsectiser les silos

"Les mêmes conditions de stockage sont appliquées quelle que soit la destination finale des grains. L'idée est de garder toutes les qualités attendues du grain", poursuit-il. En effet, les industriels, qui représentent une part importante de la clientèle, ont des exigences très importantes qui s'appliquent aussi aux céréales destinées aux éleveurs.

Toute une série de mesures sont alors mises en œuvre avant et pendant la phase de stockage. "Avant la collecte, dès le mois de mai une fois les silos vides, ils sont nettoyés, dépoussiérés et désinsectisés", explique Didier Renou. L'objectif est de limiter les endroits où les charançons pourraient se terrer en attendant la prochaine récolte.

Refroidir le grain

Ensuite, "après la collecte des grains, trois paliers de ventilation sont mis en œuvre dans le temps afin de refroidir le grain", ajoute-t-il. Il remarque à ce propos que ces dernières années, le refroidissement du grain n'a pas été facile à mettre en place à cause des températures qui sont restées élevées même en période hivernale. Le grain est alors stocké en attendant d'être livré à la demande aux éleveurs, aux industriels de l'alimentation animale, aux meuneries ou aux semouliers.

Précaution avant livraison

Quelle que soit la destination du grain, la procédure avant livraison est toujours la même. Quand le grain sort de la cellule, sa qualité est vérifiée. La présence d'insectes, les éventuelles traces de pourrissement, le taux de protéines, tout est passé en revue. Si un problème est détecté avant la mise en boisseau, il est traité : s'il y a des traces d'insectes, une désinsectisation du silo est réalisée ; si le taux de protéines n'est pas satisfaisant, un nouveau mélange est proposé, si la marchandise est abîmée, elle est détruite.

"Notre état d'esprit est bien de tout mettre en œuvre en amont pour préserver la qualité et limiter au maximum les risques", note Didier Renou. D'où un important travail de prévention afin d'assurer la satisfaction du client et de limiter les pertes et les surcoûts.

Faire stocker par un collecteur

Pour un stockage optimisé, Didier Renou invite les éleveurs à se rapprocher de leur coopérative afin de garantir une qualité sanitaire du grain correcte tout au long de la période hivernale.

Quand l'exploitation ne comporte pas d'équipements adaptés, "il y a des chances que, si les céréales sont conservées pendant plusieurs mois, leur qualité sanitaire se dégrade", remarque-t-il. Sans parler des problèmes qui "sont difficiles à diagnostiquer sur les céréales stockées en ferme, comme les contaminants par exemple, plus ou moins présents selon les années", conclut-il.

Dans la même thématique

Vendredi 24 juillet, une convention de partenariat a été signée à la préfecture entre le groupement de gendarmerie départemental et la Chambre d'agriculture de Haute-Vienne.
Haute-Vienne
L'important, c'est la coopération !
Parmi les adhérents de Cendrecor impliqué dans le dossier "abeilles" conduit dans le cadre du GIEE, Franck Dubois explique ce qui l'a guidé à adhérer à la démarche.
Haute-Vienne
La question des abeilles mobilise