Agriculture

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Nouvelle Aquitaine / Haute-Vienne
Lionel Robin

Voilà, ça fait partie des miracles de la politique. Le 31 décembre, le président de la République nous interroge : Qui aurait pu prédire la crise climatique ?, et cinq mois plus tard sa Première ministre Élisabeth Borne nous annonce qu'il faut nous préparer à un réchauffement climatique de 4 °C d'ici la fin du siècle. Mieux vaut tard que jamais parce que ça fait tout de même 40 ans qu'on sait que l'activité humaine provoque un réchauffement dramatique du climat et, pour résumer, on s'en fout. Enfin, en France ça y est, on prend le taureau par les cornes. D'ailleurs, c'est la première idée qu'on a eue : on va diminuer le nombre de vaches, suivant en cela les préconisations de la Cour des comptes. Bon, là, franchement, c'est un peu un coup d'épée dans l'eau puisque le cheptel français bovin n'a pas attendu ce rapport-là pour décapitaliser, c'est l'économie qui s'en charge depuis plusieurs années, pour le plus grand désarroi des éleveurs. En tout cas, réponse simpliste : un bouc émissaire, les vaches, on les supprime et tout va bien. OK ! On en parle de l'huile de palme dans les moteurs pour remplacer le pétrole ? On en parle de la manière de nourrir 10 milliards d'êtres humains demain sans polluer ? On en parle des investissements de nombreuses banques, y compris françaises, dans les recherches pétrolifères ? Et combien d'autres aberrations à venir ? Oui, nous aurons à coup sûr les 4 °C en plus parce que les vraies questions resteront sans réponse.

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