Peu de béliers mais de bonnes ventes

De jeunes reproducteurs inscrits étaient présentés à la vente le jeudi 19 mai à Bellac.
Jeudi 19 mai, 220 béliers inscrits étaient proposés à la vente sur le parc Charles-Silvestre à Bellac. Un effectif en baisse mais des clients au rendez-vous.

Le 19 juin, 21 éleveurs sélectionneurs étaient au rendez-vous sur le parc Charles-Silvestre à Bellac pour le 25e Carrefour génétique ovin de printemps. 220 béliers étaient proposés à la vente, principalement des texel, charollais et suffolk même si on comptait quelques rouge de l'Ouest, des charmois et des vendéens.

"D'habitude, on accueillait au printemps de 280 à 300 reproducteurs, remarque Guy Dubouchaud, secrétaire du CGOB. Avec le Covid, les éleveurs se sont adaptés. Deux ans sans manifestation ont généré une nouvelle organisation avec des ventes via les réseaux sociaux ou bien ferme", remarque-t-il. À celle-ci se greffe sans doute également le prix des carburants qui peuvent être dissuasifs aussi bien pour les vendeurs que pour les acheteurs. Ou encore la baisse de l'effectif de brebis... Malgré tout, "nous devons rester optimistes, note Guy Dubouchaud. Car le Certificat de spécialisation en élevage ovin dispensé à Bellac affiche complet, ce qui montre un réel intérêt des jeunes pour cet élevage".

Ce jeudi matin, malgré la faiblesse de l'offre et de la demande, les ventes se sont quand même déroulées correctement. En fin de matinée, environ 50 % des mâles présentés avaient trouvé preneur à des prix satisfaisants, de 500 à 560 euros pour les charollais, autour de 560 euros pour les texel, rapporte Michel Maisonnier, le président du CGOB.

Fidèle au rendez-vous

Jean-Pierre et Laurence Dion, en EARL à  Monthureux-sur-Saône dans les Vosges, avaient amenés pour la vente 16 antenais, des texel. "Nous venons tous les ans depuis 25 ans au printemps et tous les ans à l'automne depuis 1976", indique Jean-Pierre Dion. Ce jeudi, "on en a vendu 7, entre 550 et 600 euros. Ça s'est plutôt bien négocié, c'est plutôt satisfaisant", ajoute l'éleveur. David Schmidt installé en pluriactivité à Mainsat, en Creuse, était venu à leur rencontre. "Je suis un client fidèle de cet élevage, indique-t-il. Je lui ai acheté mon premier bélier en 1993. Depuis, j'en ai toujours un qui vient de l'EARL Dion J.-P. et L. Aujourd'hui, je suis venu voir les animaux proposés. Je vois qu'il existe toujours de la qualité." Sans doute reviendra-t-il en septembre, à la prochaine foire qui se tiendra - la date est déjà connue ! - le 8 septembre.

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