Emploi

Inséminatrice : un métier, une passion 

Nouvelle Aquitaine / Haute-Vienne
Inséminatrice
Inséminatrice
insématrice
Chaque jour, Charlène Filloux, une jeune inséminatrice, sillonne le secteur est du département pour effectuer des inséminations animales. Retour sur sa journée-type.

Pleine, vide ? ce sont deux mots qui reviennent souvent dans la bouche de Charlène Filloux lors des échographies des vaches laitières. Il est 11 h et la jeune inséminatrice a commencé sa tournée dans l'est du département il y a plus de quatre heures. Elle alterne les inséminations animales et les échographies. L'observer en train d'inséminer une vache plus haute que sa taille cloue le bec à tous ceux qui estiment que ce métier n'est pas fait pour la gente féminine. "Ah ! une fille, voyons..." Charlène les a toutes entendues, en revanche, la jeune femme ne s'est pas laissé faire. Elle s'est même donné comme objectif de faire ses preuves dans ce domaine pour enlever les préjugés. Depuis la fin de ses études au lycée agricole, elle travaille à la Coopérative d'Insémination animale et d'élevage du Limousin (CIAEL)." Au début, ce n'était pas évident, mais maintenant, ça le fait. Et puis, il y a les résultats derrière et si je suis encore là, c'est que je fais l'affaire."

Mode d'emploi 

"Ma fille", c'est ainsi que Charlène appelle les vaches.  Elle commence par les prévenir, une étape importante pour éviter de traumatiser la bête et de recevoir un coup de pied, explique la professionnelle. 

"J'ai toujours aimé la génétique, quand on fait un bon accouplement, on se retrouve avec de bons résultats. C'est une source de satisfaction, se félicite t-elle. Quand on a l'embryon au bord des doigts, ça fait quelque chose."

Son attachement, son amour pour les animaux l'animent tous les jours. "Ce sont mes bébés ! Ma fierté est de venir inséminer une vache, revenir pour l'échographier et annoncer une bonne nouvelle aux éleveurs et, plus tard, voir les petits veaux."

Du lien social 

"Certains éleveurs ne voient pas d'autres personnes que moi de la journée", explique Charlène. Son travail ne s'arrête pas une fois l'insémination faite ou l'échographie réalisée. Elle délivre des conseils, discute avec les éleveurs, prend de leurs nouvelles assez souvent et il lui est même arrivé de sauver la vie d'un éleveur. " Lors d'une tournée, un des éleveurs ne se sentait pas bien. Alors quand j'ai fini ma matinée, je suis revenue le voir et il était en train de faire un AVC ", se rappelle Charlène. Cet épisode a marqué la jeune femme et lui a fait prendre conscience de l'importance de sa mission.  Elle constate que les éleveurs préfèrent quand les techniciens des coopératives sont réguliers ; cela aide à créer des liens et à échanger aisément sur d'autres sujets.  

Et l'avenir ?

Il n'y a pas de métier sans inconvénient. Bien qu'elle soit passionnée, Charlène relève des défis tous les jours.

Au niveau physique par exemple, il lui arrive de porter du matériel lourd, d'avoir des maux de dos en raison de cette même  pénibilité. "Il y a intérêt à être en bonne forme", lance t-elle. En terme de pénibilité, elle est bien servie : " J'ai reçu des coups de pieds de vache et ça fait mal ! "

Quant à l'avenir, la jeune femme est optimiste. " Tant que j'ai un bon osthéopathe, je continue." Car, il faut le dire, ce métier n'est peut-être pas réservé aux hommes, mais il reste physique.

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